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forever. ~ pv

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Adriel Eynsford-Baxter
there's no place like berkeley
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prénom, pseudo : julia.
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MessageSujet: forever. ~ pv Jeu 18 Sep - 0:33

“.You are the love of my life. Everything I have and everything I am is yours. Forever - I love you beyond paint, beyond melodies, beyond words. And I hope you will always feel that, even when I'm not around to tell you so - She stared up at him, and her eyes were so large they looked like green mint candies. The next thing he knew, he was grabbing her, holding tight to this daughter he loved so desperately, and he wasn't ever going to let her go.” alexie, nate & arya



Elle est née le 13 février 2015 dans une clinique privée de San Francisco, sur Inner Richmond, aux alentours de 13h. L'angoisse de la naissance fait que celui qui devrait être son père, mais qui n'en a pas les épaules, n'est plus tout à fait sûr de l'heure à laquelle elle a poussé son premier cri. Il ne sait plus, il divague. La cohue ambiante et les hurlements d'une Reed agonisante ont fait qu'il a perdu la notion du temps, et qu'il peine à la retrouver depuis. Incapable de se situer dans l'espace, ou le temps, perdu entre plusieurs astres, Nate s'était depuis contenté de hanter les couloirs de l'hôpital. Sans rendre visite à sa fille, il s'appliquait à apporter à Reed un soutien moral plus ou moins efficace chaque jour, de faire don de sa présence physique bien que l'esprit n'y était plus. En y pensant, peut-être que ce n'était pas nécessaire. Il se faisait mal à venir la border elle chaque jour, tout en sachant qu'elle n'était pas celle qui en avait le plus besoin et probablement était-il la dernière personne qu'elle avait envie de voir. Mais qui pourrait la comprendre mieux que lui ? Sans se l'avouer, Nate se persuadait que Reed avait besoin de lui, comme lui avait besoin d'elle. Qu'ils étaient malgré tout ensemble, et qu'ils ne veuillent ou non, ils devraient faire en quelque sorte un deuil une fois que les portes de l'hôpital se fermeraient sur eux. Seulement tout ce dont elle avait envie, c'était de partir d'ici au plus vite. De mettre cette histoire derrière elle et d'avancer pour ne plus y penser. Comme lui devrait aussi le faire tôt ou tard, comme convenu. Le pacte était scellé et s'il ne réalisait pas encore tout à fait l'ampleur de la situation, il n'en demeurait pas moins touché par l'abandon volontaire qu'ils s'apprêtaient à commettre. Il n'avait aucune idée de la taille qu'elle faisait, moins encore de son poids et ne savait pas non plus si la couleur de ses cheveux partait plus sur un brun foncé, comme sa mère, ou s'ils partageraient la même chevelure châtain. La couleur des yeux ? Il pensa sur l'instant qu'ils seraient vert, même si pour le moment, ils demeuraient gris. Une petite fille en excellente santé, ce malgré qu'elle soit née avec un mois d'avance grâce aux frasques extravagantes et irresponsables d'une mère qu'elle ne connaîtrait probablement jamais. Campé devant la vitre le séparant de la nursery sans oser entrer depuis bien trois heures, sans bouger, sans vouloir s'asseoir, ni quoi que ce soit d'autres, Nate poussa un soupir nerveux en constatant que l'heure se rappelait à lui grâce à une horloge savamment placée sur le mûr d'en face. Et s'il lui arrivait parfois de se forcer à regarder ailleurs, à scruter un détail sans la moindre importance afin d'éluder la vision pénible de l'enfant innocente qu'il s'apprêtait à lâchement confier au système sociale, Nate en revenait automatiquement à jeter un long regard douloureux au berceau qui l'abritait. Il ne voyait d'elle que ses fines mains dépassant sommairement de sa couverture en coton blanc cassé et ne pouvait que s'imaginer les traits de son visage, tant il s'obstinait à éviter que son regard ne vagabonde trop souvent, trop longtemps sur sa couveuse. À en juger par le peu de mouvement qu'il pouvait observer, il statua, plus ou moins à tort, qu'elle devait être sage. Qu'est-ce que tu fais ? Tu n'as pas le droit de l'abandonner comme ça. Personne n'a le droit de faire ça. Qu'est-ce qu'elle va penser plus tard ? De toute façon, tôt ou tard, elle cherchera à connaître ses parents biologiques et à savoir pourquoi nous avons fait ça. Et si jamais elle tombe dans une famille exécrable ? Ou pire, qu'elle passe de foyer un foyer ? Tu devrais avoir honte. T'es minable, mon pauvre Nate Ses interrogations, ses craintes, tournoyaient dans son esprit telle une ritournelle atroce dont il n'arrivait plus à se délester et dont il ne se séparerait probablement jamais. Chaque seconde passée à contempler ce berceau lui infligeait des blessures qui ne cicatriseraient jamais. Comment tu peux faire ça ? Tu n'es pas cet homme-là. Et pourtant. Trop jeune pour assumer, trop ambitieux pour s'encombrer, trop lâche pour continuer. Il se noyait certes dans sa honte, mais se savait trop proche du but, trop proche d'accomplir le but ultime de son existence, pour y renoncer au profit d'une erreur de jeunesse. D'une soirée trop arrosée. Cette histoire lui avait déjà trop coûté et de ses proches il n'en resta qu'une. Alexie se tenait derrière lui, depuis quelques minutes déjà et s'il était trop concentré sur le berceau pour l'accueillir, il n'en resta pas moins réceptif à sa présence. « .Même pas capable de lui donner un prénom. » soupira-t-il, la voix enrouée. Des jours qu'il n'avait pas aligné une phrase composée de plus de trois mots et voilà qu'il mimait de s'adresser à Alexie, alors que sa maxime, il se l'adressait à lui-même. Incapable de même choisir un prénom pour sa propre fille, qu'il tentait de renier lorsque ses principes fondamentaux, son éducation, son cœur et tout le reste lui hurlait qu'il faisait le mauvais choix. Au nom d'une vie, d'un plan parfaitement formaté qu'il s'était appliqué à suivre à la lettre et qu'il désespérait d'un jour pouvoir accomplir. Un X minable tout aussi minable que lui ornait le berceau de la petite. Bébé née sous X. Pas de parents, alors qu'il se tenait là, son père, si prêt d'elle qu'il n'avait qu'une porte à passer. Il s'en voulait de ne pas vouloir lui choisir de prénom, comme il s'en voulait d'un milliard d'autres choses la concernant. Mais c'était la règle. Lui choisir un prénom signifierait s'impliquer et il n'avait pas besoin de ça. « .Tu viens me demander si je veux la porter, c'est ça ?. » se décida-t-il à demander, après avoir imposé un silence de mort entre eux. Alexie faisait tout. Tout pour le faire changer d'avis, tout pour le soutenir, tout pour essayer de le réconcilier avec une Reed qu'il ne verrait jamais plus de la même façon et… tout. Alexie, dans toute sa splendeur. Les mains fourrées dans ses poches, Nate rassembla le peu de courage qu'il possédait encore pour accomplir sa prochaine mission. Celle qui l'achèverait, le tuerait à petit feu. Si Alexie se trouvait dans les parages, cela ne pouvait signifier qu'une chose : l'heure était venue. « .Écoute 'Lexie, je sais pas quel speech tu vas me sortir, mais je préfère que tu le gardes pour toi et qu'on fasse ça rapidement. » Sérieux, et lâche à la fois puisqu'il s'obstina à poser son regard partout excepté sur son amie interne. Son amie qui ne lâchait jamais rien et qui, il en était convaincu, avait préparé un speech bien rôdé sur l'importance des enfants, du sang, de la famille et combien une naissance définissait un miracle. « .Va la chercher, s'il te plaît. On y va. » finit-il par lui demander, tout en osant un regard sur 'lexie. Tout dans son comportement, dans ses gestes, ses mots, le timbre de sa voix, ses yeux, indiquait qu'il était fragile. Plus qu'il ne l'avait jamais été auparavant. Et le fait de devoir porter sa propre fille dans ses bras, vers une destinée incertaine, lui enleva le peu de force qu'il lui restait encore.
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Ven 19 Sep - 14:56


SECRETS FROM THE WINDS BURNT STARS CRYING
Each shade of blue is kept in our eyes. Keep blowing and lightning, because we own the sky. Secrets from the winds burnt stars crying. Soft soft or cruel, can't we change our minds ? We kill what we build, because we own the sky. (nate james. lld ;; alexie evelyn. l)


beauty is not in the face beauty is a light in the heart
Assise en tailleur sur le canapé, elle vient de passer presque une heure et demie à regarder Kamelott. Aujourd’hui elle ne travaillerait que le soir. Par chance, elle avait déjà passé une partie de la nuit à l’hôpital. Il est presque midi quand Alexie daigne enfin remuer ses douces courbes pour rejoindre la salle de bain afin de s’apprêter pour la journée. Etrangement, Nate n’était pas à la maison et la nouvelle madame Caldwell -à son grand désespoir- eut à peine le temps de sortir de sa douche que son ledit colocataire lui envoya un message. Un texto presque incompréhensible mais assez pour interpréter que le moment est venu pour la petite de pointer le bout de son nez. Manquant de glisser une ou deux fois, elle passa par sa chambre et s’habilla presque en faisant le tour de l’appartement. Un petit appartement mais qui paraissait à cet instant immense tant elle constatait que ses affaires sont éparpillées un peu partout allant même jusqu'à la chambre de l’epsilon où elle y trouva une de ses vestes fétiches. Ne prenant même pas la peine d’éteindre la télévision, elle s’engouffra avec tant bien que mal dans sa voiture. Dans l’excitation Alexie devenait de plus en plus maladroite, cela peut parfois faire son charme mais là, c’était carrément pathétique. A tel point, qu’en démarrant elle jeta un coup d’œil dans le rétroviseur et le simple fait de voir son reflet lui procura l’envie d’échapper un soupir de désespoir. La situation que vivait Nate actuellement touchait également Alexie. Bien entendu, ce n’est pas elle qui allait devenir parent mais elle a été éduquée d’une certaine façon et elle a des convictions qui sont pour elle vitale. Des convictions qu’elle ne se pardonnerait jamais de contrer. Un enfant est un cadeau, un cadeau venu de loin. En ayant la chance d’en avoir un, et même si ce n’est pas dans les bonnes circonstances il faut savoir en profiter et choisir de l’aimer, prendre la décision d’assumer ses actes et de ne pas faire subir à ce petit être les erreurs de ses parents. Ils n’ont pas choisi d’être là, la vie est dure. A leur naissance, ils doivent se sentir aimés et protégés à la seconde où ils pointent le bout de leur nez et, ce n’est pas en les confiants aux assistantes sociales qu’ils ressentiront ce sentiment de protection. Alexie a beau être très ouverte mais sur certaines choses elle s’étonne d’être réellement fermée. Depuis quelques semaines déjà, la jeune interne est mariée, un mariage sans amour qui a eu lieu uniquement parce qu’elle avait - pour une fois – bu quelques verres d’alcool pour fêter un évènement. Elle avait brisé ses propres règles, par sa faute. Le pire dans cette histoire, ce n’est que quelques jours après en ayant reçu les papiers qu’elle avait pris conscience de son erreur, sa plus grosse erreur. Dans le même cas que pour les enfants mais dans un registre totalement différent, Alexie avait ses convictions, un seul mariage avec le bon, celui avec qui elle finirait sa vie. A quelques choses près, elle venait de réduire à néant ses chances de pouvoir se marier avec le bon. Presqu’une demi-heure après être partie de son domicile, Alexie arriva enfin sur les lieux. L’hôpital, qui se trouve être un peu comme ça deuxième maison. Elle marchait à la vitesse de la lumière en sachant très bien où elle se dirigeait et prenait soin de ne s’adresser à personne pour ne pas perdre de temps. Alexie arriva enfin à la nurserie et elle l’aperçut, seul, surement à ruminer avec/contre lui même. Bien que cela ne la regarde pas, elle avait pris soin de sermonner Reed qui avait fini par l’envoyer chier comme il se doit. Depuis, Alexie n’avait pas eu de nouvelle de la dite jeune femme et évidemment, elle avait quand même pris soin de demander de ses nouvelles par l’intermédiaire des autres. Forcément qu’Alexie ferait le premier pas auprès d’une Reed beaucoup trop fière. Le but ultime pour elle :  que Reed et Nate puissent retrouver un semblant de relation amicale ou du moins cordiale, et ne pas envoyer aux oubliettes toute cette histoire bien qu’elle ait un impact des plus durs sur la vie des deux protagonistes. « Il va bien falloir, tu ne vas quand même pas laisser ta fille avoir un prénom hideux donné par des inconnues. » blâma-t-elle sans même oser bouger d’un pouce de peur qu’il ne prenne la fuite. Une distance s’était installée entre eux, elle n’avait pas l’envie de l’étouffer mais elle ressentait, en même temps, ce besoin d’être là pour lui dans ce moment aussi crucial que difficile. Bon sang, ce qu’elle aimerait le faire revenir à la raison, lui démontrer par a+b  que c’est son devoir de père de ne pas confier l’enfant – son propre sang-  à des personnes qui lui seront inconnue. Plusieurs cas sont envisageables : première solution, soit elle trouve une famille rapidement et on peut éventuellement envisager qu’elle sera bien. Second cas de figure : elle se fait balader de famille en famille et n’aura pas tout ce dont elle a besoin. Troisième solution envisagée –la plus saine- soit elle repart avec son père qui fera de son mieux pour qu’elle vive correctement. « Pas si ce n’est pas ce que tu souhaites. Je ne te force à rien, ce sont tes choix. » Dit-elle parfaitement convaincue alors que le ton employé trahissait ses pensées. Oui, elle avait envie de lui donner cette impression afin qu’il ressente cette envie que possède tout parent en portant son enfant. « Je ne veux pas te sortir un roman imbuvable mais Nate, c’est ton enfant. Si tu n’en prends pas conscience maintenant tu le regrettas, tu veux vraiment passer le reste de tes jours à te demander où est ta fille ? Si elle vit convenablement ? Surtout que tu peux toi-même lui apporter tout ce dont elle a besoin ? » Acte I – scène 1 : La culpabilité, et pour une fois elle ne se sentait même pas coupable de le mettre dans cette situation. « Je ne suis pas dans ta tête mais je peux prétendre d’assez te connaître pour savoir qu’un jour tu le regretteras. » prononça-t-elle le souffle court, Nate est l’homme parfait en tout point, droit dans ses chaussures et avec des convictions qu’il ne se permettrait jamais d’enfreindre. Alexie plaça une main sur son épaule pour le caresser en signe de compassion et elle le relâcha ensuite pour aller prendre la petite dans ses bras. Elle est belle, les traits fins et sublimes de son père mais avec la forme des yeux de sa mère. Un joli mélange. Elle s’avança alors que Nate lui tournait maintenant le dos. Biiiiiiip Biiiiiiiip – Oh destin, tu es avec Alexie aujourd’hui. Elle se plaça en face de Nate pour lui tendre le trésor qu’elle tient entre ses mains afin de  pouvoir arrêter le bruit insupportable de son biper. « Prends-là, s’il te plait, je ne pourrais pas l’arrêter et je risque de réveiller toute la nurserie. » Nate posa ses yeux sur Alexie, et bien qu’elle aurait pu en être capable cette fois ci ce n’était pas un piège. Elle fit un signe de tête pour que le jeune homme arrête ses hésitations et qu’il prenne enfin son enfant dans les bras.
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Adriel Eynsford-Baxter
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Mer 24 Sep - 0:28


I'm so tired of being here
Suppressed by all my childish fears
And if you have to leave
I wish that you would just leave
'Cause your presence still lingers here
And it won't leave me alone
These wounds won't seem to heal
This pain is just too real
There's just too much that time cannot erase

Elle est bien loin, l'époque où les hommes assumaient leurs responsabilités. Nate repensa à toutes ces leçons inculqués par des précepteurs d'un temps révolu, qui lui avait appris à aimer et respecter, à se tenir convenablement et être le jeune homme parfait de bonne famille qu'il se devait être. Ils lui avaient appris à vivre dans une époque qui n'était pas la sienne, où mentir n'était pas une option et où l'amour, l'amitié et l'inimitié l'emportait sur l'indifférence et le mépris. Conscient que ce soir, il serait quelqu'un d'autre et se détesterait d'ici à l'éternité d'avoir craché sur ses convictions, ses valeurs et son affection pour les liens familiaux, Nate fixa le berceau où sommeillait sa propre fille avec une avidité remarquable. « .Ce n'est pas ma fille. » protesta-t-il à l'encontre d'Alexie, incapable de comprendre d'où diable lui provenait la force de dire pareil parole sacrilège. Lui donner un prénom serait sa première marque d'affection envers une enfant dont il devait impérativement se détacher avec le moins de dégâts possible s'il voulait continuer à vivre le plus normalement possible. Le tout tout en sachant qu'il ne se supportait déjà plus, alors que rien n'était encore fait et que l'abandon n'allait qu'empirer les choses. Les mots de son amie, même s'il se les répétaient à chaque seconde de sa misérable existence depuis qu'il savait Reed enceinte de lui, entamèrent le peu de contenance qu'il arrivait encore à garder. « .Tu crois que je le sais pas ? Tu crois que j'ai pas pensé à toutes les conséquences ? Je fais ce qu'on me demande, alors me moralise pas, je suis pas un gamin. » grogna-t-il, à fleur de peau. Là résidait tout le problème de Nate : il faisait toujours ce qu'on lui demandait, même si cela ne lui plaisait pas. Ses parents lui ont demandé de s'occuper de ses frères et sœurs, au détriment de sa propre, il l'a fait. Il était allé dans une université expressément choisie par sa mère et occuperait un siège dans l'entreprise familiale comme son père l'a décidé à sa naissance. Si parfait, Nathaniel. Mais enchaîné à cette habitude idiote de faire ce qu'on lui disait. Reed, ainsi que ses parents, lui demandait d'amener la petite à l'assistance sociale, il s'apprêtait à s'exécuter même si le geste était tout sauf moral. Surtout pour lui qui possédait une double, voir une triple conscience. Pas la peine de t'énerver Nathaniel, se sermonna-t-il. La présence d'Alexie plus que celle de nulle autre devrait l'apaiser à cet instant crucial de sa vie, le tranquilliser au moins un peu le temps qu'il puisse faire ce pourquoi il était là ; ce même si l'anxiété, ce poison, infusait tranquillement dans son sang pour concocter une horrible tisane. « .Excuse-moi, je suis tendu. » tenta-t-il de se faire pardonner platement. N'importe qui à sa place serait tendu, seulement il ne pouvait pas se permettre de passer ses nerfs sur Alexie qui faisait tout pour le ménager. « .Je ne peux pas, c'est tout. Tu le sais aussi bien que moi. » Quoi ? Tu ne peux pas quoi ? Être un bon père ? Probablement que si. Probablement même serait-il la personne idéale, le meilleur pour endosser cette responsabilité. Seulement il était maintenant bien le seul à se dire qu'il serait encore meilleur dealer de droguer, astronaute ou masseur de pieds, que jeune père. Nathaniel, intelligence supérieur qui n'en faisait à présent rien, au nom de ce que le futur lui promettait. Au nom d'un siège en velours rembourré qui l'attendait en Angleterre et d'une vie de famille construite sur ce que la société faisait de mieux : un cliché, où une petite fille issue d'une relation hors mariage ne trouverait jamais sa place. Connard, s'insulta-t-il, refusant d'accorder un quelconque regard au poupon qui dormait à présent dans les bras de sa meilleure amie et colocataire lorsque son biper provoqua un tintamarre agaçant dans tout le service pédiatrie, et donc le sien. « .Non. » trancha-t-il tout en hochant la tête, obstiné. Simple, clair, efficace. Non, comme ça. Balancé sur un ton qui n'admettait aucune négociation. « .Je peux très bien arrêter ton biper aussi. » commenta-t-il, tout en la regardant galérer pour faire taire son satané biper et lui tendre la petite. Sans qu'il puisse opposer plus de résistance et surtout sans qu'il ne s'en rende tout à fait compte, il se retrouva avec son bébé dans les bras. « .Merci beaucoup 'lex, merci. Vraiment, j'apprécie. » grogna-t-il, agacé. Le fruit et le point final de sa relation avec Reed Chamberlain dormait paisiblement, lovée dans l'étreinte tiède de ses bras et sans qu'il puisse s'y préparer plus, il affronta ce pourquoi Reed lui échappait d'un regard inquiet. Les nuages qui assombrissaient ses traits depuis voilà des semaines, voir des mois, s'estompèrent jusqu'à mourir complètement dans le naturel retrouvé et candide de son regard. S'il pensait auparavant que les coups de foudres, l'amour au premier regard et autres âmes sœurs n'étaient en réalité que des concepts inventés de toutes pièces par des femmes en mal d'amour, il réalisa en l'examinant d'un regard épris qu'on pouvait bel et bien tomber amoureux d'un seul regard. Sa fille était superbe, bien au-delà de ce que les mots pouvaient le décrire et il retrouva en elle tout ce qu'il pouvait chérir chez Reed. « .Bonjour princesse. » murmura-t-il, de crainte de la réveiller, en oubliant qu'Alexie pouvait être là et que son biper avait cessé de sonner. « .On dirait ma sœur quand elle est née. » commenta-t-il, émerveillé. Et dieu seul sait combien tu l'aimes, ta petite sœur, songea-t-il tout en laissant la pulpe de ses doigts flirter avec la peau satinée de ses joues. La seule grande différence résidait dans la couleur de ses cheveux, puisque sa cadette possédait à la naissance quelques mèches châtains clairs, là où la petite arborait un joli duvet brun donné par sa mère sur le sommet de la tête. Elle était parfaite et lui inspirait tout en tas de sentiments qu'il, tout écrivain en devenir qu'il était, ne pourrait jamais coucher sur papier. Aucune phrase ne rendrait justice à ce qu'on pouvait ressentir en tenant son bébé dans bras. Hypnotisé par cette petite poupée sage, il réalisa soudainement, en un déclic, combien il venait de s'enfoncer plus profondément dans sa tourmente. S'il lui arrivait parfois d'avoir des éclairs de bon sens, lorsqu'il écoutait par exemple son instinct et non plus les convenances, Nate n'en demeura pas moins réaliste. Jamais il ne pourrait gérer, ni trahir ses proches, ni mettre en péril son futur. Et préféra ne pas se questionner sur le fait qu'elle pourrait valoir tous les sacrifices, et qu'elle lui apporterait une vie certes différente de ce qu'il avait prévu, mais pas moins belle. « .Tu peux la reprendre maintenant. » quémanda-t-il, sans que ce soit trop une question non plus, la gorge nouée, tout tendant le poupon à Alexie. « .Allez, s'il te plaît. » insista-t-il, pressé. Le plus vite ce serait fait, le plus vite il passerait à autre chose. Excepté que la petite dû sentir qu'elle n'était plus bien au chaud dans les bras de son père gigota fébrilement avant de laisser échapper un sanglot. Puis deux. « .C'est pas possible, maintenant elle pleure. Et en plus on va être en retard. » s'impatienta-t-il, avant de renfermer à nouveau son étreinte autour d'elle et d'essayer de la calmer, avec succès. Dès qu'elle eut retrouvé sa place, elle cessa de pleurer. Magie. « .On y va. » décréta-t-il, invitant Alexie à lui emboîter le pas. L’aile réservée aux formalités, où se trouvait le beau de l'assistante sociale, se trouvait tout à l'opposé du bâtiment et Nate avait encore tout de le temps de la marche pour ne pas sombrer plus dans son adoration pour sa fille, et rester digne de la mission qui lui incombait.
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Mar 21 Oct - 11:44


SECRETS FROM THE WINDS BURNT STARS CRYING
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when you want something, all the universe conspires in helping you to achieve it
Il n’en démordait pas, son choix était fait et Alexie ne pouvait rien y faire. Mais elle est loin d’avoir dit son dernier mot. Elle n’allait pas le lâcher tant qu’il ne lui aura pas confirmé qu’il est sur de son choix. Alexie à tellement peur qu’il le regrette après et elle sait que cela arrivera à un moment donné. Tout cela n’est qu’une question de temps avant qu’il ne veuille faire marche arrière. Malheureusement il sera trop tard et devra simplement vivre avec. Alors autant s’en rendre compte maintenant avant de souffrir après. Alexie s’engage à tout faire pour le faire revenir à la raison. « .Cesse tes enfantillages Nate, tu ferais mieux de suivre ce que te dis ton cœur au lieu de suivre les autres. Tu n’es pas un pantin qu’on manipule et qui doit suivre la troupe. Tu es  le protagoniste principal dans cette histoire. » Du moins autant que l’est Reed. Elle n’a pas envie de prendre ses responsabilités, certes c’est son problème. Si Nate ressent le besoin et surtout l’envie il doit imposer ses choix, choix qui n’impacteront en rien la vie de Reed. « .Non, là tu essayes simplement tu t’en persuader. » C’est sur que ce serait plus simple de ne pas avoir à charge un enfant si jeune. Mais dans le cas de Nate, ça ne sera pas aussi simple. Tout simplement parce qu’il regrette déjà de ne pas avoir fais le bon choix. Il peut être un bon père. Il a les épaules pour endosser ce rôle à responsabilité, de plus il n’est pas à plaindre côter finance. Il a les moyens de supporter cette charge, il essaye simplement de se persuader lui même du contraire pour suivre le plan de base. Celui de Reed. « .Tu es mature et responsable. Tu n’as même pas à t’inquiéter de l’aspect financier, que ce soit toi ou même moi si je dois t’aider on a ce qu’il faut de ce coté là. » Elle le connaît tellement. Alexie sait parfaitement qu’une fois qu’ils auront passé la porte du bureau de l’assistante sociale il regrettera son choix. Il sera frustré puisqu’en plus il ne pourra même pas revenir en arrière. Une fois qu’il aura signé ses papiers c’est terminé. « .Donne moi une seule est unique raison de ne pas la garder ? » Bien entendu elle entend par là une raison valable. Elle se promet que si jamais Nate ose lui sortir l’excuse de l’université, elle le frappera. Ce n’est pas une bonne raison pour abandonner son enfant. Il ne sera pas le premier à être père durant ses études et il ne sera certainement pas le dernier. De plus, il n’est pas seul, elle ne lui dit pas mais il doit bien entendu s’en douter. Alexie sera là quoi qu’il arrive elle est prête à faire quelques sacrifice pour l’aider. Il reste et de loin son meilleur ami et elle restera présente pour lui quoi qu’il arrive. Et si ça inclut l’aider dans la tâche de s’occuper d’un enfant et bien elle le fera. « .Arrête ton cinéma, elle ne va pas te manger. » Non elle va juste être tellement adorable qu’elle risque de le mettre devant le fait accompli. Elle va le mettre face à un choix. Avoir la petite dans ses bras est l’arme ultime pour lui rendre la raison. Il va recevoir tellement d’affection en seulement quelques secondes qu’il sera impossible pour lui d’abandonner cette boule d’amour qui est le fruit de ses entrailles. D’ailleurs il ne fallut pas moins de dix secondes pour que finalement le Nate attachant et doux fasse son apparition. Elle observa la scène avec beaucoup d’émotion. Si après ça il refuse encore de ne pas la garder, Alexie sera complétement désarmé, elle n’aura plus aucune solution sous le coude. Elle ne veut absolument pas le forcément à prendre la décision de la garder. Non, elle essaye simplement tu lui faire prendre sa décision, la sienne et non pas celle des autres. Qu’est-ce qui pourrait arriver de mauvais dans sa vie si jamais il faisait le choix de la garder avec lui. Il est proche de sa famille, il est même la fierté de ses parents. D’accord, ils risqueraient d’être déçu. Mais tout cela n’est qu’une question de temps. Quand ils verront à quel point Nate est un père exceptionnel leurs avis changeront du tout au tout. Elle en est persuadée, et quand bien même leur avis ne change pas, ils seront bien obligés de l’accepter. C’est comme tout, avec le temps même les pires blessures se referment. Tandis qu’Alexie essayait tant bien que mal d’arrêter ce biper avant qu’il n’alerte tout le service, Nate lui contemplait sa création avec admiration. La jeune interne s’approcha timidement, elle n’avait pas envie d’interrompre ce moment magique pour le jeune homme. Sa première rencontre avec sa descendance. « .Ses yeux ont l’air aussi délicieux que les tiens. » lâcha-t-elle charmé par le trésor qui ce trouve en face d’elle. Il est vrai que Nate à de jolie yeux, bien qu’il soit naturellement charmant, ce sont les yeux du jeune homme qui arrivent à la faire fondre. Il le sait et parfois même il s’en sert pour attirer les faveurs de l’apha. Mais très vite la réalité les rattrapa à une vitesse phénoménale, et c’est un Nate borné qu’elle retrouva en face d’elle. Le sourire qui avait tracé les traits d’Alexie quelques minutes auparavant disparu aussitôt laissant place à une moue de nouveau agacée. Elle croisa les bras pour ne pas reprendre la petite. Il semblerait qu’elle soit également de son coté puisqu’elle ne tarda pas à émettre quelques cris quand la chaleur de son paternelle s’éloigna un peu trop de son petit corps. « Tu es son père, pour le moment ce n’est pas à moi de la prendre. Tu prends la responsabilités de l’abandonner,  assume jusqu’au bout et garde la dans tes bras. Laisse là au moins profiter de quelques instants de douceur avec son père avant de la lâcher chez les sauvages. » Pas contente Alexie, non vraiment pas. Elle n’arrive toujours pas à comprendre comment il pouvait encore être si sur de sa décision après l’instant magique qu’il vient de vivre. Quand il emboita le pas pour se diriger vers l’aile opposé du bâtiment Alexie pressa la marche pour passer devant lui et se mettre devant la grande porte battante. Elle croisa les bras et resta planté la comme un poteau. « Hors de question, on ne bouge pas tant que tu ne m’auras pas dis droit dans les yeux que tu es sur de ton choix. » Alexie n’allait pas bouger d’un pouce tant qu’il ne l’aura pas convaincu. La tâche allait être difficile pour Nate. Quoi qu’il pourrait l’envoyer boulet puisqu’après tout, cette histoire ne la concerne pas. Même elle ose espérer qu’il l’aime assez pour comprendre qu’elle fait ça pour lui et non pas pour lui mener la vie dure.
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Adriel Eynsford-Baxter
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Lun 27 Oct - 11:30

 
“.Your daughter will hold your hand for a little while,
but she'll hold your heart forever.”


« .Tu peux pas comprendre, 'lex. » se contenta-t-il de répondre, se voulant hermétique à tout argument, qu'il soit fondé ou non. C'était facile pour elle de dire ça, d'avoir ce genre de discours dans la bouche. Elle ne venait pas d'hériter d'un enfant, de son enfant. Alexie sa seule erreur, c'est d'avoir bu un verre de trop et d'avoir terminé devant l'autel. Et même s'il s'agissait là d'une grossière erreur ( selon Nate du moins ), elle au moins avait le loisir de tout annuler d'une signature sur quelques papiers. Alors que lui devait vivre avec l'idée d'avoir donné la vie, et que cette vie se baladait quelque part dans le monde, dans des conditions dont il ne saurait rien, et qu'elle vivrait à jamais assise sur un éternel ''pourquoi ?''.  Seulement il préféra ne rien dire, le sujet étant délicat tant pour l'un que pour l'autre. Il ne pouvait pour l'heure par se permettre de la perdre elle aussi pour quelques remarques amères et déplacées. « .Tu crois vraiment que je m'inquiète de l'aspect financier ? Vraiment ? Tu crois que c'est ça qui m'inquiète le plus ? Réfléchis trois secondes. » s'impatienta-t-il à nouveau, exaspéré. Qu'importe l'argent, il en avait en abondance et pouvait balancer des liasses de billets par les fenêtres si ça l'amusait, que cela ne changerait rien à sa situation financière. Nate, comme ses semblables Llewelyn-Davies, trônait sur l'une des fortunes les plus imposantes du monde britannique. Fortune qui n'allait qu'en grandissant, pouvant couvrir des générations après lui et qui ne cessait de croître. Il n'avait donc pas à se soucier de l'argent, ce même si ses parents avaient décidé de le renier depuis peu, et de lui enlever toute chance de pouvoir un jour prendre place dans le siège du boss de l'entreprise familiale. La raison ultime de ne pas prendre la petite à charge se résumait à son plan. Celui qu'il avait imaginé depuis toujours. À ce à quoi ressemblait ce futur brillant qui s'était longtemps profilé au loin et qui se rapprochait lentement, mais sûrement de lui. Et cette petite fille n'entrait pas dans ce plan si brillamment ficelé. Il n'avait pas prévu d'avoir un enfant hors mariage, aussi jeune, encore dans ses études, ici et avec Reed qui plus est. Oh peut-être que Reed s'était parfois immiscée dans son plan, dans quelques moments d'égarements, de pure fantaisie rapidement balayée par les règles strictes de sa mère. Une jeune femme riche et de bonne famille, tu épouseras, résonnait encore en lui comme un commandement indéclinable. Mais il s'était tué à respecter le plan avec tant de minutie, et tant d'adresse que de le reléguer au fond d'un tiroir lui sembla être parfaitement injuste. Il pouvait inventer une vingtaine d'excuses fausses, mais toutes aussi légitimes les unes que les autres, et démontrer à Alexie qu'elle avait tort de mettre de si grands espoirs en lui, aucune ne serait aussi juste que celle fournie par le plan. Incapable de lui répondre quoi que ce soit de cohérent, il se contenta de la jauger du regard un moment, se demandant que diable lui arrivait-il, à Alexie, pour vouloir le bousculer de telle façon. Elle le faisait pour son bien. Du moins c'est ce qu'elle pense. Probablement qu'elle le fait pour son bien, et pour celui de la petite. Mais ne pouvait-elle pas se mettre à sa place, à lui, au moins un peu ? « .Et puis quoi ? Tu vas t'improviser mère de substitution ? Sous prétexte que Reed est trop immature, trop égoïste pour le faire ? Pas question. » questionna-t-il en premier, pour devenir après catégorique, avant d'ajouter un fade et faible : « .Je ne suis pas prêt. » et là, il s'agissait d'un paramètre qu'elle ne pouvait pas manipuler, ni influencer. Quelque chose qu'elle ne pourrait contrer, même avec les meilleurs arguments. Cherchant à lui refourguer son enfant, qui pleurait déjà la séparation avec son paternel, il déplora le manque de coopération tant de sa fille, que d'Alexie qui à présent refusait de bouger d'un millimètre. « .Oh Alexie Lancaster, tu es un enfer vivant, à blouse bleu et chevelure blonde. » grogna-t-il, pas aidé. « .Je suis sûr de ma décision, allons-y. » marmonna-t-il à la va-vite sans la regarder dans les yeux comme demandé, et peu convaincu que sa réponse pitoyable suffirait à contenter Alexie. Sans lui laisser le temps de répondre, il préféra encore prendre les devants et se précipiter dans les couloirs de l'hôpital, plutôt que de lui laisser une autre opportunité de lui faire changer d'avis. Non sans mal, il trouva le bureau de l'assistante sociale qui vint l'accueillir à la volée, entre plusieurs dossiers.   « .Monsieur Nathaniel Llewelyn-Davies, je présume. Je vous reçois dans quelques minutes, le temps de finaliser vos papiers et ceux de Mademoiselle Chamberlain. Vous pouvez laisser la petite à Lisa qui s'en occupera en attendant. » Et sans qu'il puisse dire quoi que ce soit ou même réagir à cette rencontre qui chamboulerait sa vie, Lisa s'empara de la petite sans ménagement, en la lui arrachant limite des bras. Surpris, et surtout perdu, il resta un moment hagard, à regarder sa fille s'en aller dans la pièce d'à côté avec ladite Lisa, infirmière de profession selon son badge. Puis un regard alentour lui indiqua qu'il se trouvait dans un lieu particulièrement chargé d'histoire. Une petite fille, d'à peu prêt 4 ou 5 ans, lui adressa un long regard. D'après le discours de l'assistante sociale occupée au téléphone, qui lançait des regards persistants à la petite fille, elle s'appelait Cassie, et son énième famille d'accueil venait de la déposer à son point de départ sous prétexte qu'ils attendaient un heureux événement, et ne voulait plus d'une fille qui ne serait pas de leurs sangs, n'avait plus de place pour elle dans leurs vies. Nate tenta de lui sourire, mais Cassie, recroquevillée sur sa chaise ne lui rendit pas la faveur. Ses cheveux en bataille et un sac à dos déchiré sur le dos, il ressentit alors quelque chose d'à la fois horrible et poignant pour elle. Un genre de pitié, de compassion et d'impuissance mélangé. Horrible. « .Lexie. » murmura-t-il, tout en la cherchant à tâtons de la main. Il s'imagina que Cassie pourrait être sa fille, dans quelques années. Et son sort peu enviable apporta un poids de trop sur ses épaules, un qu'il n'était de toute évidence pas assez fort pour porter. « .Prends-moi dans tes bras, sinon je vais probablement pleurer lamentablement. » Mais pour ça Nathaniel, c'est un peu trop tard. Loin de la crise de larmes pitoyable et pourtant si poignante, Nate y laissa quelques larmes de profond regret dans l'étreinte tiède de sa meilleure amie, avant de reprendre un minimum de contenance, et de simplement la serrer dans ses bras avec le plus de force qu'il le pouvait. Il avait déjà tout perdu, ou presque. Tout ce qui lui était précieux : ses parents ne voulaient désormais plus lui adresser la parole, son père lui retirait la direction potentielle de la maison d'édition familiale – et donc mettait fin au rêve de sa vie si prêt du but, sa relation avec Reed était à présent réduite à rien si ce n'est de l'amertume, le couple qu'il formait avec Jules battait de l'aile et n'attendait que le coup fatal pour se briser et il réalisa que tout ce qu'il lui restait se retrouvait rassemblé ici, et maintenant. Sa petite fille, qui dormait d'un sommeil agité dans les bras d'une parfaite inconnue, et Alexie, qu'il peinait à délivrer de l'étau de ses bras. Il y repensa une énième fois, et probablement une fois de trop. Cette fois qui pouvait changer la donne, puisqu'il était à présent aux portes du fait accompli. Il repensa à sa famille, avec qui de toute façon le lien était brisé. À Reed, qu'il détestait malgré lui, malgré vingt ans d'amitié fusionnelle. Une petite haine, rien de trop pernicieux, parce qu'en réalité elle gâchait ses rêves pour quoi finalement ? Retourner à ses vieilles petites habitudes, et avec une conscience intacte en plus. Et à Jules, avec qui le lien était de toute façon rompu, ou trop ébréché pour espérer retourner au premier stade de leur relation. Et la question fut : Qu'est-ce que tu as a perdre de plus, maintenant ? « .Ok, rendez-moi ma fille. » ordonna-t-il à l'infirmière chargée de la petite, rapidement sorti de sa bulle avec Alexie. « .Tout de suite. » insista-t-il auprès de la dénommée Lisa. Avant que je ne change d'avis, manqua-t-il d'ajouter prestement. « .Mais... » - « .Tout de suite, j'ai dis. » coupa-t-il, plus cinglant, tendant déjà les bras vers sa progéniture afin de la reprendre. Quel coup de sang ! Quel retournement de situation inespéré, surtout venant de sa part. « .On s'en va. » décréta-t-il une fois sa fille à nouveau dans les bras, décidé à suivre son instinct, ou comme le disait si bien Alexie, son cœur. Et surtout décidé à ne pas se donner la chance de se raviser, pour le coup.  
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Lun 1 Déc - 20:37

SECRETS FROM THE WINDS BURNT STARS CRYING
Each shade of blue is kept in our eyes. Keep blowing and lightning, because we own the sky. Secrets from the winds burnt stars crying. Soft soft or cruel, can't we change our minds ? We kill what we build, because we own the sky. (nate james. lld ;; alexie evelyn. l)

when you want something, all the universe conspires in helping you to achieve it
Comment ça elle ne peut pas comprendre ? Non mais on rêve là. En ce moment même Alexie et bel et bien la seule personne qui peut le mieux comprendre ce qui se passe dans la vie de Nate et surtout les conséquences. Elle même vient de faire la pire erreur de sa vie. Devoir rester marié trois mois avant d’avoir un divorce officiel voilà le prix de son erreur. Qu’elle aurait aimé parfois remonter le temps pour éviter ce genre de mauvaise action. Quelle idée de boire quand on n’en a pas l’habitude. Le pire dans cette histoire ce qu’elle n’aime toujours pas l’alcool, elle n’arrive pas apprécier le gout de la vodka et encore plus maintenant qu’elle sait quelle genre de chose ça peut engendrer. Elle ne préféra même pas répondre à la première remarque de son Nate. Préférant ne pas trop le pousser à bout elle se retenu de lui lâcher une remarque du genre « Tu penses que je suis trop bête pour comprendre ? » C’est ça qui est bien avec Alexie, c’est qu’elle sait quand s’arrêter et elle connaît assez pour savoir que Nate est presque à bout là et qu’il est à deux doigts de l’envoyer très gentiment chier. « .Je n’ai pas dis ça, simplement c’est point important tout de même. Au cas où tu ne l’aurais pas remarqué j’essaye simplement de te rassurer sur le fait que tu sois complètement capable de t’occuper d’un enfant. » Elle le sent, le Nate n’est pas loin de la crise de nerf à cause d’elle mais elle le vit très bien. Il n’y a que comme ça qu’il arrivera à se rendre compte des choses. Elle le sait très bien que le Llewelyn-Davies possède plus d’argent que la plupart des étudiants de Berkeley, là n’est pas la question. Oh c’est ça la vie, remplie de choses auxquelles on ne s’attend pas. Plein de rebondissement inattendue qui nous font remettre en cause les plans créée et prévue depuis des années. S’il n’y avait pas ces inattendues il n’y aurait plus de raison de vivre. Nate avait peut-être conçu un plan minutieusement sur sa vie future, et elle le sait qu’il aime que tout soit organisé au centimètre prés. Mais ça vie serait trop plate si tout rester tel qu’il l’a prévu. Alexie peut très aisément comprendre la position de Nate, il se voyait avec des enfants c’est sur. Mais pas comme ça, lui se voyait avoir des enfants en étant marié à l’amour de sa vie. L’alpha pouvait le comprendre puisqu’elle même envisageait la même chose dans son futur. Mais évidemment elle non plus n’avait pas prévu d’être marié suite à une nuit d’ivresse qu’elle aimerait effacé de sa mémoire et de sa vie par la même occasion. « .Il y a des centaines de père célibataire, tu n’es pas le premier et tu ne seras certainement pas le dernier. » Annonça-t-elle de façon très passive, après tout c’est la vérité. Avoir un enfant à la fac n’est pas une situation inconnue, il y en a déjà eu. Que ce soit des jeunes filles ou bien des jeunes hommes. C’est déjà arrivé et ça arrivera encore. « .Et s’il faut que je sois là pour t’aider, et bien je serais là quoi qu’il arrive. Comme toujours. » Alexie qui est d’habitude si adorable, arrive aujourd’hui a devenir presque une fille détestable auprès de Nate. Il ne s’en rend pas compte maintenant, mais plus tard il comprendra le comportement de la jeune femme et peut-être même qu’il l’a remerciera d’avoir été aussi têtu. « .Bien. » Lâcha-t-elle de façon agressive. Alexie n’a pas le dessus pour cette fois, évidemment face au presque deux mètre du jeune homme, il ne lui fallut pas longtemps pour lui passer devant à toute vitesse. C’est en pressant le pas et presque en courant qu’elle suivit Nate qui lui était déjà prés du bureau de l’assistante sociale. C’est avec une mine boudeuse, mais boudeuse de façon très sérieuse qu’elle était à ses cotés et qu’elle écoutait l’assistance sociale. Alexie resta immobile, impossible pour elle de bouger ou de faire quoi que ce soit en regardant Lisa partir avec la petite qui ressemble déjà beaucoup à ses parents. Elle ne devrait pas mais pourtant elle sentait la culpabilité l’envahir, plus Lisa s’éloigne plus Alexie sent sa culpabilité monter d’un cran. La boule au ventre elle sortit de ses songes quand le nouveau papa s’adressa à elle d’un ton beaucoup moins agressif qu’au début. « .Viens là. » Qu’elle dit en prenant très rapidement le jeune homme dans ses bras, il est grand sa tête est posé contre sa poitrine, mais elle peut très facilement sentir une larme descendre le long de sa nuque. La respiration haletante elle plaça une de ses mains dans les cheveux de Nate en le serrant fort. Comme si en le serrant plus fort son étreinte pourrait le libérer de la tristesse qu’il avait au fond de lui. Si elle en avait le pouvoir elle aimerait le délivrer de  toute cette tristesse et cette culpabilité pour la prendre en elle pourvu que lui ne puisse plus ressentir tout ses sentiments. Et tout alla si vite, d’un coup Alexie ne gérait plus la situation, elle n’arrivait même plus à ce gérer elle même. Nate d’un ton très impératif demanda à ce qu’on lui rende la petite. Il ne perdait pas une minute. Sans doute voulait-il allait vite avant de regretter son choix. Comme retirer un pansement, plus vite c’est fait mieux ce sera. L’infirmière s’exécuta aussitôt et c’est un Nate sur de lui qui ordonna une fois de plus à Alexie de partir d’ici. Voilà maintenant cas son tour elle allait paniquer. C’est elle qui n’était plus sur de rien là maintenant. Rentrer où ? A la maison, mais ils n’ont rien pour accueillir un bébé. Ils ont même pas de quoi mettre la petite dans la voiture.  Quoi qu’il en soit ils n’ont rien et ils s’apprêtent à ramener ce petit être à la maison. « .Va à la voiture je te rejoins dans quelques minutes. » Dit-elle d’un ton pressé, Alexie se retourne et c’est presque en courant qu’elle va dans la réserve du service pédiatrique pour récupérer quelques nécessaire de toilette pour bébé. Il ne lui fallut pas moins de dix minutes pour rejoindre Nate. « .J’ai deux couches et deux biberons, de quoi tenir cette nuit. » C’est sans un mot que se déroula le trajet du retour, même pas un regard, seulement quelques grouillements de bébé de temps en temps. Après quelques minutes de trajet ils arrivent enfin dans leurs -très- somptueux. Alexie s’empressa d’ouvrir la porte et posa le sac. D’accord, ils n’ont pas de lit ni rien pour l’accueillir, ça va être cool cette première nuit. Alexie pose son regard sur Nate avec un air apeuré mais qui en même temps cache une certaine satisfaction.
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Adriel Eynsford-Baxter
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MessageSujet: Re: forever. ~ pv Lun 8 Déc - 22:37

 
“.The only man a girl can depend on is her daddy.”



Assis au volant, après avoir lamentablement galéré à attacher ce satané cosy à l'arrière, Nate s'obstina à mettre le contact en silence et trouva en lui la force insoupçonnée de conduire correctement malgré son état. Si ses trains tremblantes sur le volant firent rapidement état de son malaise généralisé, son visage resta vierge de toute émotion le reste du trajet. De même en montant les escaliers, cosy sous le bras. Same goes une fois la porte ouverte. Déposant précautionneusement sa petite fille endormie sur la table basse, Nate eut tout le mal du monde à repousser l'angoisse d'être père sans s'y être préparé. Père par défaut, par fatalité. Et si la petite semblait se contenter pour le moment de cette fatalité, Nate se laissa submerger par   une peur vicieuse. « .C'est n'importe quoi. » siffla-t-il soudainement, brisant le silence lourd qui s'était instauré dans cette pièce qu'il ne connaissait que trop, et lui semblait à présent si peu familière. Nate se plaisait dans sa routine, ce même s'il devait en changer régulièrement. Il trouvait apaisant en sachant à quoi demain ressemblerait, et n'était pas adepte des '' live young wild and free '' et autres '' yolo ''. Tout était écrit, comme sur du papier à musique. Et le changement qui dormait droit devant lui, confortablement enrobée dans un plaid, bouleversait tout ce pourquoi il vivait. Son calme, sa sérénité, sa routine, tout. « .Mais qu'est-ce que je fous ? Hein ? Avec un bébé dans mon appartement. J'ai exam' la semaine prochaine !. » paniqua-t-il, presque à crier, sans se rendre compte une seule seconde qu'il pourrait réveiller le bébé, et donc empirer un peu plus la situation. Il posa un regard bourré d'anxiété sur Alexie, et entama de faire les cent pas dans le salon, tout en déposant ses mains liées dans sa nuque. Oui, parce qu'à l'heure qu'il est, les examens sont une priorité, Nate, songea-t-il. Toutefois, il était à présent plus évident pour lui de se concentrer sur les fioritures plutôt que sur l'essentiel. Parler examens et études semblèrent être son seul moyen de l'éloigner encore un peu du rôle de père qu'il s'inquiétait d'endosser. Être père, et un bon père, ne s'apprenait pas comme ça. Ce n'était pas inné, et il n'y avait aucune classe dispensée dans ce domaine. Mais en cette heure, il était probablement le seul à penser qu'il pourrait faire un mauvais père. « .Pourquoi j'ai pas le droit au même traitement que les autres ? Une bonne gueule de bois, la marche de la honte et on en parle plus. Non, non, moi j'hérite d'un bébé. Un bébé. » s'énerva-t-il un peu plus, prenant le tout comme une véritable injustice. Pourtant il venait de choisir sa situation, son histoire et de la prendre en main. La présence de sa fille ici n'était rien de plus qu'un choix de sa part. Peut-être était-ce le prix d'une vie dorée, pleine de faste, du confort. Pourtant il n'avait jamais été capricieux, ni méchant, dieu merci. Mais la fatalité, une fois encore, était-là. « .Qu'est-ce que je vais dire à ma famille ? Et à Reed ? Et à Jules, et... » Et Jules. Jules. Désespéré comme jamais, Nate toucha un peu plus le fond en réalisant que son pseudo acte de bravoure condamnait son couple. Si ses relations avec ses parents l'étaient déjà depuis quelques temps, l'espoir (peut-être naïf) de pouvoir encore compter Jules à ses côtés s'envola en un battement de cils. « .Maintenant, je vais me faire larguer, et renier, et re-larguer, et re-renier. » commenta-t-il, une main sur le front, l'autre sur le cœur. « .Je vais pas supporter. » Quoi ? Être papa si jeune, et si brutalement ? Ou bien devoir faire sans Jules ? Les deux probablement. Il perdait trop de choses à la fois, pourtant Jules n'était pas encore au courant. Et même s'il n'avait aucun doute sur l'issue de leur prochaine conversation, il savait déjà pertinemment que sa décision lui coûtait. Si elle lui coûtait trop, ou juste assez, si la parentalité valait le coup restait au choix du destin. Well, at least you got your shot with her, pensa-t-il, calmé. « .C'est la fin. » Ou bien, très cher Nathaniel, c'est le début de quelque chose de nouveau. Sa fille n'était pas un problème qui devait être résolu. Elle n'était pas un problème tout court. Elle était juste là, posée devant lui. Peut-être était-elle seulement la solution aux problèmes qu'il prétendait ne pas avoir. Ses histoires de cœurs, ses histoires de carrières. Elle était juste là, se présentant à lui comme une opportunité d'être quelqu'un d'autre. Quelqu'un qu'il choisirait d'être et non plus un automate programmé et piloté selon les désirs d'entités qui, il le réalisait, ne lui étaient pas supérieures. « .Qu'ils aillent tous se faire foutre. » gronda-t-il, tout en allant s'asseoir devant le cosy. Son regard flirta un moment sur le visage d'ange de sa petite fille, lorsque enfin, un sourire vint animer ses traits d'une joie enfantine qu'il avait jusqu'à présent égarée au profit d'un spleen lancinant. Et c'est à cet instant bien précis, juste là, qu'il tomba amoureux. Dans un éclair, un claquement de doigt. Love at first sight, as they say. Un amour différent de ce qu'il avait la chance d'avoir vécu jusque là et qui n'offrait aucune comparaison possible. Intense, et pur à la fois. Elle était si mignonne, si fragile qu'il décida de la prendre dans ses bras. « .Je sais même pas comment je vais l'appeler. » Comment le pourrait-il, n'y ayant jamais pensé. « .Mais, j'ai peut-être une idée. » réalisa-t-il, en se dirigeant vers sa bibliothèque. Évidemment, il devait puiser l'inspiration dans la littérature, par principe et pour rendre hommage à sa passion, mais pas n'importe quelle littérature. Une étagère de sa grande bibliothèque était exclusivement réservée aux ouvrages prêtés par ses proches. Ceux qu'il oubliait constamment de rendre, ou bien qu'il aimait trop et prétextait avoir égaré. Et puis par sentimentalité peut-être, Nate aimait posséder les exemplaires de ses proches, pensant que chacun des ouvrages qui lui étaient prêtés renfermaient un bout d'âme de son propriétaire original. Reed lui avait confié quantité de livres. Si bien qu'il lui fallait une étagère pour elle seule. Fermant les yeux, il laissa ses doigts habiles le guider au hasard vers l'un d'entre eux. « .Game of thrones. Mauvaise pioche. » Sur tous les livres, il fallait que ce soit celui-ci. Allons Nathaniel, pense un peu au destin. Il feuilleta l'ouvrage un moment, revenant automatiquement s'asseoir sur le sofa, sa fille dans un bras, le bouquin dans l'autre. « .Daenerys, Cersei, Margaery… Non, je ne pense pas non. Meera, c'est mignon, mais ouais… Elle a pas une tête à s'appeler comme ça. » Il chercha dans le regard d'Alexie de l'approbation… ou désapprobation… quelque chose qui puisse le guider. Jusqu'à ce que, au détour d'une page, il tombe sur … « .Arya. »  



17.000 pour ma nenny, la alexie de mon nate :plop:
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:out:
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