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what a silly game we play •• nicola&jorden

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MessageSujet: what a silly game we play •• nicola&jorden Dim 14 Sep - 16:51

“Cul sec!” s'écria une fille à Jorden qui tenait dans chacune de ses mains des shot de tequila. Il ne se fit d'ailleurs pas prier pour s'exécuter et descendre les deux verres d'une seule traite. La fille se mit à rire bruyamment et à taper dans ses mains. La soirée avait commencé quelques heures auparavant, et elle n'était déjà plus très fraiche. “Encore?” demanda-t-elle avec son petit air de chien battu, mais Jorden lui fit non de la tête. Il avait besoin d'une petite pause. Ce soir, aucune raison particulière de faire la fête — mais quel genre de personne faudrait-il être pour avoir besoin d'une raison pour s'amuser un peu? — si ce n'était peut-être, de célébrer son retour à San Francisco? Ouais, ça se tenait. Il fallait bien annoncer à tout le monde que son voyage à Hong Kong avait enfin pris fin et que non, il ne s'était pas exilé à vie à l'autre bout du monde après l'échec cuisant qu'avait été son mariage avec la belle Marni. Non seulement il fallait se montrer pour prouver à tous qu'il était toujours le roi de la fête, mais en plus il fallait faire tourner l'info que monsieur Jorden-Kol Rosenbach était de nouveau sur le marché. Libre comme l'air, plus de petite épouse parfaite accrochée à son bras, et encore moins d'alliance à son annulaire, Jorden n'avait donc plus aucune excuse pour se priver de quoi que ce soit, et surtout pas de qui que ce soit! Il avait déjà repéré plusieurs filles qui lui plaisaient, avait offert un verre à quelques uns d'entre elles, et s'amusait désormais avec Jessa, une jolie blonde avec qui il avait couché deux ou trois fois au cours des trois dernières années. Rien de très folichon, mais pour ce soir elle faisait l'affaire. Il venait de se laisser tomber sur une banquette pendant que la fameuse Jessa s'était mise à danser de manière plutôt explicite devant lui. Elle était sacrément bien foutue, c'était indéniable, mais là tout de suite elle avait l'air un peu conne et Jorden ne put s'empêcher de rire. Dans le genre danse sexy, il avait connu mieux. La jeune femme ne sembla pas y faire très attention, puisqu'elle continuait malgré tout. Quelques minutes plus tard, elle s'était installée à califourchon sur ses genoux et avait entrepris une séance de bouche à bouche. Ce n'était pas désagréable, mais quelque chose empêchait Jorden de totalement se détendre et de profiter de l'instant. S'il le fallait vraiment, il la ramènerait dans son lit ce soir, mais il aurait tout de même bien voulu tenter de trouver quelqu'un d'autre. Un peu de sang neuf ne ferait pas de mal. Après tout, ne dit-on pas que se retaper ses coups d'un soir, c'est un peu comme ravaler son vomi? Jolie image, de rien. Depuis qu'il était séparé de Marni, Jorden avait repris goût à la drague, après tout quoi de plus normal? Les bonnes vieilles habitudes sont dures à lâcher, la rechute était pratiquement inévitable. Pas de grande surprise de ce côté-là. Il avait toujours été un homme à femmes. Bien qu'il ait cru trouver en Marni celle qui parviendrait à le faire décrocher pour uniquement se consacrer à elle, et elle seule, il s'était foutu le doigt dans l'oeil et jusqu'au coude, même! Alors, il avait tout simplement replongé la tête la première dans ses habitudes de vie passées. Puisque c'était dans sa nature, à quoi bon lutter contre? Peut-être qu'il n'était vraiment pas fait pour la vie de couple, peut-être que c'était le moyen que le destin avait eu de lui montrer que ces choses-là n'étaient pas pour lui. Un mariage bien rangé avec une fille tout droit sortie d'America's Next Top Model, c'était trop beau pour être vrai. De toute façon, durant son petit séjour à Hong Kong, il avait décidé de ne plus céder à la faiblesse de ses sentiments. Le plus simple restait encore d'enchainer les conquêtes et de n'en laisser aucune le séduire plus que de raison pour le faire tomber amoureux ou une autre connerie de ce genre. Il était tombé amoureux de Marni et la chute avait été brutale, alors hors de question de réitérer la chose. Jorden aimait bien comparer son expérience avec celle d'un enfant qui aurait mis ses doigts dans une prise électrique. Après avoir reçu une décharge, on pouvait être sûr que l'enfant ne remettrait plus jamais ses doigts à cet endroit-là. Pour lui, c'était exactement pareil. Il avait testé le mariage et il avait reçu une putain de grosse décharge. Une décharge tellement forte qu'elle vous fait hérisser le poil et les cheveux sur la tête, et vous laisse le visage tout noir et le corps rempli d'un frisson terrible et sans fin. Rien que pour ça, il était prêt à jurer sur la tête de sa mère qu'on ne l'y reprendrait plus!

Après quelques longues minutes passées à embrasser Jessa, Jorden était parvenu à la repousser un peu et à lui faire calmer ses ardeurs. Elle voulait qu'il aille lui chercher à boire, et bien qu'en général il n'était pas vraiment du genre à jouer au serveur, il avait accepté avec joie. Ça lui donnait une bonne excuse pour s'éloigner quelques temps et peut-être parler à d'autres filles. Il avait donc pris la direction du bar où évidemment bon nombre de clients étaient déjà accoudés d'en l'espoir d'obtenir l'attention d'un barman ou d'une barmaid. Pour obtenir un verre, il valait mieux ne pas avoir peur de jouer des coudes avec les autres, autrement on pouvait rester là à attendre toute la nuit avant d'être servi. Bon, lui il n'était pas spécialement pressé, mais tout de même. “Jorden, mec! Ça va?” Il n'était pas le seul étudiant de Berkeley a avoir fait le déplacement ce soir. Il salua le type qui venait de lever sa main en l'air pour lui proposer un high five. Il le connaissait vaguement, il avait passé un semestre dans le même cours d'économie en troisième année et ils s'étaient retrouvés à plusieurs soirées ensemble, mais ce n'était pas un grand ami non plus. Ils discutèrent quelques minutes malgré tout, parce que Jorden était poli, et quand le type décida d'aller retrouver sa propre bande de potes de l'autre côté du club, l'héritier Rosenbach se déplaça aussi autour du bar pour tenter de se frayer un chemin jusqu'au barman. Lorsqu'il aperçut un énième visage connu, il se désintéressa soudainement totalement de la raison première qui l'avait poussé à se lever de sa banquette au carré VIP. Elle était brune, plutôt grande, mince et vraiment très mignonne. Genre, très très mignonne. Un large sourire se glissa sur ses lèvres, il passa une main dans ses cheveux pour les replacer un peu. C'est qu'il tenait à son image et pour le coup il voulait vraiment être présentable avant d'aller aborder celle qu'il avait reconnu comme étant Nicola. Il la connaissait parce qu'ils étudiaient tous les deux à Berkeley et ce dans le même domaine. Ah, et elle faisait partie de la même confrérie que lui, détail à ne pas négliger! Il avait déjà tenté à plusieurs reprises de la mettre dans son lit, sauf que Nicola n'était pas aussi facile que Jessa, par exemple. Elle était l'une de celles qui faisaient ramer Jorden, et donc automatiquement l'une de celles qui l'intéressaient le plus. Mais avant tout, même s'il avait vraiment très envie de la faire craquer un jour, il la considérait comme une amie. Depuis le temps qu'ils fréquentaient les Epsilon Delta Mu et qu'ils se croisaient en cours, ils avaient eu plusieurs fois l'occasion d'apprendre à se connaitre un peu mieux, mais aussi de faire la fête ensemble. Avant qu'il ne se mette en couple avec Marni, ils avait instauré un petit jeu de cap ou pas cap qui était rapidement devenu leur truc à eux. Aussi, lorsqu'il s'approcha d'elle, au lieu de la saluer normalement comme il aurait été convenable de le faire, il lui lança un “Cap ou pas cap de jeter ton verre sur la robe de cette fille, là-bas?” Il pointa une jeune femme du doigt, puis haussa les épaules. “Elle m'a mis un vent tout à l'heure, alors elle le mérite, non?” Et il offrit à Nicola son plus beau sourire. “Non, non, tu ne rêves pas. C'est bien moi! Jorden-Kol Rosenbach, en chair et en os. Je suis sûr de t'avoir atrocement manqué, pas vrai? ” Ça pour être sûr, il l'était. À croire qu'il n'avait rien ramené de Hong Kong avec lui, si ce n'est un égo regonflé à bloc et une confiance en soi à toute épreuve. “Je te paye une verre pour remplacer celui que tu vas aller renverser sur la nana que je t'ai montré?” Parce qu'elle était cap, non?
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Sam 20 Sep - 19:19

T’es cap toi de faire pleurer une fille le jour de son marriage, de rire quand t’es malheureux, de te taire pendant dix ans ? Dis-moi t’es cap ?


Nics n’avait jamais été ce genre de jeunes femmes qui sortent seules en discothèques, boivent quelques verres et terminent dans les bras d’un jeune homme. Elle aimait profiter de l’argent familiale durement gagné ou non par son père et sa mère sans se soucier s’il lui en restait assez pour terminer le mois. Elle avait toujours vécu sans se soucier de l’argent, ne comptant pas et achetant ce qui lui plaisait quand cela lui plaisait. Et pourtant, depuis deux bons mois, elle sortait plus que d’habitude appréciant le fait de boire et se droguer pour oublier son propre mal-être. Ses parents avaient abandonné l’idée que Charlie (sa petite sœur plongée dans un coma suite à une chute de cheval il y a cinq ans) revienne à la vie depuis trois ans déjà. Nics avait été la seule de la famille Weaver et Rhodes à croire qu’un jour elle se réveillerait et se re-mettrait à faire ses blagues pourries auxquelles seule Nicola riait aux éclats. Cette dernière avait déjà passée beaucoup trop de temps à lui raconter sa vie, ses problèmes, à lui lire des livres, à regarder des séries télévisées allongée à côté d’elle dans son lit d’hôpital, à vernir ses ongles et coiffer ses longs cheveux épais et foncés propres à la famille Weaver-Rhodes. L’idée de morbide ne lui avait alors jusque-là jamais sauté aux yeux. Pour elle, elle passait du temps avec sa petite sœur et prenant soin d’elle comme chaque grande sœur l’aurait fait. Mais il y a deux mois de ça, durant l’été, l’idée lui était apparue lorsqu’elle venait de se blottir contre le corps inerte de Charlie. Elle était allongée contre un corps mort. Durant cinq longues années, elle n’avait jamais pensé que sa sœur était morte ou du moins sur la voie de l’être. Pour elle, elle allait se réveiller, tôt ou tard. Et bien non, non, elle ne se réveillerait pas et Nics l’avait compris bien après tout le monde. Elle avait alors cessée de se rendre à l’hôpital de Los Angeles deux fois par semaine et avait opté pour une occupation totalement différente : elle sortait tous les soirs ou presque et se droguait. Elle consommait de la cocaïne à raison jusqu’à trois fois par jour dans le pire des cas. Parce que cette petite poudre blanche lui permettait d’oublier tout ce qui se passait autour d’elle, l’absence de sa sœur et les mensonges de ses parents aux autres. Elle savait qu’un jour, elle devrait tout dire aux yeux du monde, dire que finalement non, sa sœur n’était pas partie faire ses études au Canada mais qu’elle logeait dans une chambre aseptisée d’un hôpital pour riches de la banlieue de Los Angeles. Parce qu’à part Skye, son meilleur ami et deux ou trois autres personnes, personnes ne savait à quel point elle pouvait aller mal. Alors, pour cacher sa vraie personnalité une nouvelle fois, elle consommait de la drogue, sortait en discothèques et rentrait au petit matin. Les autres ne voyaient pas son mal-être et elle l’oubliait pour quelques temps, le temps que la drogue faisait effet.

La musique était bonne, ni trop forte ni pas assez. Il devait être minuit tout au plus. Elle avait enfilé un jean moulant de marque ainsi qu’un simple débardeur moulant lui aussi. Elle avait comme à son habitude une paire de Louboutin aux pieds et son petit sac Chanel acheté à Paris il y a quelques années déjà. Bref, une vraie Epsilon dans toute sa splendeur. Elle avait débarquée seule comme à son habitude depuis quelques temps, attirant tous les regards sur elle. Et s’ils savaient que la jeune femme était vierge à vingt-trois ans, ils en tomberaient du canapé sur lequel ils étaient assis au carré VIP. Nics se savait belle et elle en jouait plus qu’auparavant même si le fait que les regards aguicheurs se posaient sur elle la gênaient quelques peu. Parce que la jeune Californienne aimait attirer les regards et appréciait se faire draguer, elle n’appréciait pas que la séduction aille plus loin, à son paroxysme presque. Elle ne connaissait rien aux relations amoureuses car elle n’en avait jamais eu. Elle était novice en la matière et en tout ce qui touchait les relations amoureuses et les relations d’un soir. Et quand bien même elle aimait un garçon, elle ne le disait jamais préférant se cacher derrière une amitié plus sécurisante que d’avouer ses sentiments. Parce que Nicola avait peur de l’échec et de tout ce qui s’en suivait. La honte, voilà sa plus grande frayeur. Elle aimait être admirable aux yeux des autres et profiter d’une réputation parfaite. Et elle savait qu’en ce moment même, lorsqu’elle se dirigeait vers le bar, toutes les jeunes femmes de la discothèque l’enviaient et elle aimait ça. Elle commanda un verre de vin blanc grand cru au barman avant de se retourner pour contempler la boite de nuit. Certains étaient déjà dans un très mauvais état. Nics, quant à elle, n’avait pas consommé de drogues depuis le midi ce qui la mettait dans un état à peu près normal. L’image de femme sûre d’elle s’estompait souvent lorsque les personnes apprenaient un peu plus à la connaitre. Parce qu’au final, Nics, c’est une grande femme enfant qui appréciait toujours autant les dessins-animés et les jeux enfantins. Son visage enfantin avait gardé cette naïveté et ses yeux pétillaient toujours de cette spontanéité enfantine qu’elle cachait bien trop mal en présence de ses amis. Elle se retourna, paya son verre et allait s’accouder un peu plus loin au niveau du bar toujours en étant face à l’amas de personnes qui se déhanchaient sur la piste de danse. Buvant une gorgée de son grand cru, elle lança un petit sourire à un jeune homme qui la contemplait depuis maintenant quelques minutes. Elle aimait profiter de son physique plus qu’auparavant, elle aimait faire ramer les hommes, cela la divertissait de son quotidien monotone. L’idée admise (celle que sa sœur resterait dans le coma jusqu’à ce qu’une décision familiale soit prise pour arrêter les machines qui la tenaient en vie) avait changé du tout au tout la façon de faire et penser de Nics. Elle restait toujours cette jeune femme aimant son image parfaite qui cachait une personnalité fragile et enfantine mais osait plus. Buvant une nouvelle gorgée, elle remit ses longs cheveux en place dans son dos par un petit coup de tête. Soupirant, elle attendait gentiment qu’une occupation vienne faire son apparition et si celle-ci ne pointait pas le bout de son nez, elle prendrait la décision d’aller se cacher dans les toilettes de la discothèque pour prendre un raille de cocaïne, au moins, cela l’amusera. C’est à ce moment-là que Jorden décida de faire son apparition de la pénombre de la discothèque. Un large sourire apparut sur les lèvres de Nicola. Elle s’approcha du jeune homme qui avait toujours cette image aussi parfaite que la sienne. Jorden et Nics avaient des cours en communs en économie, le même compte bancaire et étaient dans la même confrérie, leur amitié était donc inévitable. Elle l’enlaça de ses bras fins avant de lâcher son étreinte. Mais ne croyez pas que cette embrassade était habituelle chez eux, oh que non ! Eux, lorsqu’ils se saluaient, c’était sans signe de politesse, ils entraient directement dans le vif d’une conversation. Ce signe distinctif d’amitié avait été fait car cela faisait des mois que Nicola n’avait pas vu Jorden suite à son départ pour Hong Kong et qu’évidemment, le jeune homme lui avait un petit peu manqué. Les cours n’avaient pas été les mêmes depuis son absence. Le brun à la coiffure tout aussi maîtrisée que la sienne reprit le cours du jeu qu’ils avaient été obligés de suspendre depuis son voyage outre-mer. Un large sourire apparut sur les lèvres de la brune. Bien évidemment qu’elle en était capable et il le savait très bien ! Elle regarda la jeune femme que son ami lui montrait tout buvant une gorgée de son verre car elle savait que c’était la dernière de ce verre-ci qu’elle prendrait. « Toi ? Me manquer ? C’est mal me connaitre Monsieur Rosenbach ! » fit-elle en s’éloignant vers sa cible. La jeune femme était blonde, toute pimpante haut perché sur des talons aussi haut que ceux de Nicola qui, malgré ce détail, était plus grande qu’elle d’une dizaine de centimètres. Sa robe était rouge, ça allait faire des tâches, cette idée fit pétiller les yeux de Nicola. En passant à côté d’elle, elle fit « malencontreusement » tomber son verre sur la blonde. Elle prit automatiquement et presque spontanément un visage étonné et désolé. « Oh mince je suis désolée ! Qu’est-ce que je peux être maladroite ! Je suis vraiment désolée. En plus ça se voit vraiment sur le rouge … » se confondant en excuses. La blonde lui dit que ça n’était pas grave, que ça partirait au lavage etc. Nicola s’excusa faussement une nouvelle fois avant de retourner vers Jorden. « Cap. » déclara-t-elle sur un ton de fierté. « D’ailleurs, je trouve que tes yeux se sont bridés et que ta voix sonne un petit peu asiatique, t’as pas remarqué ? » fit-elle en s’approchant de son visage pour regarder ses yeux de plus près. Evidemment qu’elle le charriait, il fallait bien qu’elle récupère le temps perdu. « Cap ou pas cap de me faire la liste de toutes les femmes qui sont passées dans ton lit depuis ton départ ? » dit-elle dans un sourire malicieux. Elle savait qu’elle l’avait piégé, il en était évidemment pas capable car il accordait bien trop peu d’importance aux femmes qui passaient sous ses draps. « Au fait, c’était du sancerre 1982 » dit-elle en lui faisant un petit coups de coude l’invitant à lui payer le verre qu’elle avait généreusement renversée sur la blonde qui était toujours en train de frotter sa robe.

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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Jeu 2 Oct - 19:25


Quel pouvait bien être le but de sortir tous les soirs, de boire comme un trou jusqu'à oublier son propre nom, et de changer de conquête chaque nuit? Franchement, il n'y en avait aucun. Même Jorden était incapable de trouver un motif valable à toute cette mascarade, si ce n'est peut-être de s'amuser. S'amuser, dans son monde, c'est quelque chose qu'on a toujours très bien fait. Sauf que souvent, s'amuser et travailler ne font pas bon ménage. Lui, il avait envie de faire les deux. La journée il bossait comme un dingue et le soir venu, il se laissait aller aux petits plaisirs que la nuit à San Francisco (et dans bien d'autres endroits du monde) avait à offrir. C'était un moyen comme un autre de relâcher la pression, de se détendre un peu et même, pour lui, de se donner le courage de continuer à avancer. Faire la fête, c'était un peu comme une récompense au fond. S'il faisait tout ce qu'il avait à faire et s'il continuait à s'élever aux yeux de son père, il fallait bien célébrer tout ça! En acharné qu'il était, il avait toujours un tas de choses à célébrer, ce qui tombait donc drôlement bien. Alors non, il n'y avait aucun but à ce qu'il faisait, aucun but réellement noble en tout cas, mais il était très heureux de son mode de vie et il n'était certainement pas prêt à le changer. Après tout, on est jeune qu'une seule fois, il aurait fallu être fou pour ne pas vouloir en profiter! Dans ce club, il était comme un poisson dans l'eau. À l'aise, détendu, joyeux, dans son élément. Tout allait bien, il n'avait pas à se plaindre. Surtout pas lorsque il aperçut Nicola. Tout allait bien, certes, mais maintenant tout allait encore mieux! Jorden en était encore au stade des retrouvailles. Après des mois d'absence, il était temps pour lui de se montrer à nouveau et d'annoncer la couleur: il était de retour pour de bon, plus en forme que jamais et les gens n'avaient pas intérêt à penser que son mariage raté l'avait blessé au point de le couler. Non, non. Jorden-Kol Rosenbach s'était relevé et il était plus fort que jamais. Il marchait avec encore plus d'assurance qu'avant, et parlait avec le ton d'un type qui est convaincu de tout ce qu'il avance et qui, s'il le faut, saura aussi vous rallier à sa cause. Même sa manière de regarder les autres semblait différente. Il y avait surtout de la détermination dans ses yeux, mais aussi une étincelle d'espièglerie et une nuance de sagesse. Rien que ça! On aurait presque pu penser que Hong Kong lui avait apporté une certaine sérénité. Sérénité qui ne pouvait être troublée. Aussi, en voyant Nicola, il n'avait eu qu'une envie, celle de l'aborder et de reprendre exactement là où ils en étaient restés. Autant, il y avait quelques personnes qu'il n'était pas spécialement ravi de voir à nouveau, autant retrouver la jeune femme ici ce soir n'aurait pas pu lui faire plus plaisir! Elle faisait partie de ces gens qu'il appréciait et avec qui il aimait passer du temps. Contrairement à ce que l'on aurait pu croire, c'était une espèce assez rare.

Elle l'avait serré dans ses bras, comme elle l'aurait sans doute fait avec n'importe quel ami qui réapparaissait après des mois de silence. Il avait simplement placé ses bras autours de la jeune femme sans chercher à avoir les mains baladeuse. Il était un Rosenbach après tout et quoi qu'on en dise, il savait se comporter avec classe. N'empêche qu'il aperçut une bande de mecs lui faire signe de pincer les fesses de Nicola. Tout le monde n'était clairement pas doté du même degré de savoir vivre. Oui, Jorden était un dragueur en puissance et oui, il aurait bien aimé parfois, pouvoir aller plus loin avec Nicola, mais il n'était pas non plus du genre à tripoter les nanas comme des vulgaires objets. Il savait se tenir et surtout ne pas se montrer envahissant sans le consentement de sa partenaire. La jeune Epsilon lui donnait une accolade chaleureuse, elle ne lui roulait pas une pelle. Amitié, point barre. D'entrée de jeu, il l'avait lancé au défi de le venger. Jeter un verre sur une autre fille, pas très sympa mais très rigolo (et un peu puéril aussi, mais passons ce détail). Nicola n'eut pas besoin de le faire répéter, fidèle à elle-même, toujours aussi joueuse qu'au moment où il l'avait quitté pour l'Asie, elle n'avait pas hésité un instant. Il laissa un rire lui échapper en la voyant se diriger droit vers la jeune femme qu'il lui avait indiqué, intérieurement persuadé que oui, il lui avait vraiment manqué malgré tout ce qu'elle pouvait dire. Il ne la quitta pas du regard un seul instant. D'abord parce qu'elle était sublime et que ça ne faisait jamais de mal aux yeux de contempler une fille comme elle, et ensuite parce qu'elle allait réaliser son défi avec brio. Pas une once d'hésitation en elle, elle avait simplement renversé sur verre sur la blonde avant de faire un petit numéro d'actrice, du moins il le supposait puisque de là où il se tenait, il lui était impossible d'entendre ses excuses. Lorsqu'elle revint enfin vers lui, Jorden affichait un large sourire. Il fit mine d'applaudir avant d'éclater de rire à sa remarque concernant ses yeux et son accent. “J'ai pas remarqué, non, mais c'est bon à savoir! Et toi, t'as pas un peu pris du cul?” Il la taquinait évidemment, il s'agissait simplement de lui renvoyer la balle. Elle était toujours aussi bien foutue que dans ses souvenirs. Au tour de Nicola de lui demander s'il était cap ou pas cap de lister toutes les femmes avec qui il avait couché durant son séjour à Hong Kong. Jorden haussa les épaules, très décontracté. “Ça risque d'être compliqué, j'ai toujours eu du mal avec les prénoms! Et puis encore faut-il que je les demande aux filles que je ramène.. Ou que j'arrive à m'en souvenir.” Il afficha un petit sourire en coin qui voulait surtout dire qu'il s'était bien amusé en Asie. “Je peux essayer de les compter si tu veux mais ça non plus je suis pas sûr d'y arriver…” Il n'éprouvait pas la moindre honte à l'évocation de ses exploits, car oui, à ses yeux il s'agissait bien d'exploits! “En revanche, je peux te faire la liste des filles qui ne sont pas encore passées dans mon lit, et t'es la première sur la liste.” Qu'est-ce que je disais à propos de la classe et des Rosenbach? Oh well… Nicola précisa ensuite ce qu'il y avait dans le verre qu'il lui avait fait perdre, alors Jorden ne se fit pas prier pour faire signe au barman de leur servir à chacun un autre verre. Il lui tendit une flûte, accompagné d'un clin d'oeil. “Le sancerre 1982 c'est bien, mais le champagne c'est mieux.” Il leva son verre vers elle pour trinquer. “À nos retrouvailles!” Il porta ensuite la coupe à ses lèvres pour en boire une gorgée, puis il planta ses yeux dans ceux de Nicola et ajouta: “Puisque je n'ai pas été cap de répondre à ta première demande, je dirais que c'est encore à toi de jouer. Vas-y, balance! Mais essaye de ne pas impliquer ma mémoire là-dedans, elle est défaillante, surtout à cette heure-ci.”
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Sam 18 Oct - 16:08

Il n’y avait aucun objectif, aucun but à toute cette mascarade à laquelle Nics participait depuis trois mois déjà. Les soirées mondaines, les soirées entre jeunes héritiers, héritières et autres personnes issu de la jeunesse dorée faisaient partie de son quotidien depuis des années déjà mais elle appréciait et y prenait plus goût depuis quelques mois. Elle troquait volontiers ses soirées autour d’une bouteille de vin avec ses meilleures amies pour une soirée de jeunes riches dorés jusqu’à la moelle. Elle aimait ça et malgré ce qu’elle pensait il y a encore quelques temps, elle s’y contemplait bien. Elle se sentait comme un poisson dans l’eau bien plus qu’auparavant. Avant, elle y participait pour y faire bonne figure, parce qu’elle était riche et se devait d’y participer, voilà tout. Elle ne les comprenait pas, se demandait qu’elle était le but à tout cela, dépenser de l’argent, se droguer, boire … et il n’y en avait aucun. C’était ça le but : ne pas se poser de questions, profiter de l’argent tant qu’il y en avait et s’amuser, le maitre mot, s’amuser. Et la jeune Nicola avait pris conscience de l’importance de ce mot que bien trop tard, elle profitait seulement à plein temps et pleinement de cet argent familial. Depuis qu’elle avait compris que la vie était bien trop courte pour ne pas être vécu, depuis qu’elle avait compris que sa sœur dans le coma depuis cinq ans ne reviendrait pas, qu’elle était morte. Alors pour oublier tous ses problèmes, elle se droguait et s’amusait en jeux futiles et soirées tout aussi inintéressantes au niveau intellectuel qu’amusantes. Avant, Nics était le genre de jeunes femmes pas comme les autres filles à papa qui peuplent la Californie. Certes, elle aimait profiter de l'argent gentiment laissé par Monsieur Weaver pour s'acheter des vêtements de valeurs, profiter dans les meilleurs clubs de la côte Ouest, s'offrir des vacances dans les plus beaux lieux du globe mais sa relation à l'argent s'arrêtait là. Elle, ce qui lui importait, c'était se fondre dans cette masse uniforme sans couleurs ni sentiments. Toutes les jeunes femmes riches californiennes se ressemblent de leur naissance à leur mort. En or massif jusqu'à la moelle, elles vont d'hommes riches en hommes riches, de villas en villas, de clubs en clubs. Nicola se plaisait dans ce milieu sans pour autant y comprendre quelque chose. C'était un cirque perpétuel qui jouait à guichet fermé. Et elle ne voudrait en sortir pour rien au monde car au final, elle y avait pris goût. Elle avait pris goût à cette opulence constante. Elle avait pris goût à cette image que les gens se faisaient d'elle. C'était la peste Weaver-Rhodes riche et superficielle. Très peu la connaissait vraiment et c'était mieux ainsi. Et contrairement aux apparences, elle avait un cœur, un tout petit cœur où très peu de personnes y entraient. Maintenant, elle faisait complètement parti de ce moule, ne comprenait toujours pas ce monde mais savait pourquoi tout le monde agissait de la sorte : s’amuser et profiter, voilà ce qu’était la jeunesse dorée. Et Nics en faisait partie.

Jorden c’était le genre d’homme assuré et rassurant, le genre avec qui on sait qu’il ne nous arrivera rien. Il avait une présence et constance indéniables, savait de quoi parlait et était intéressant, beaucoup plus que tous les jeunes héritiers qu’on peut croiser dans ce genre de soirées. Les deux jeunes s’étaient d’abord rencontrés en cours d’économie, ils avaient alors sympathisés se rendant compte qu’ils appartenaient au même monde et à la même confrérie. Bien plus que des similitudes, ils s’entendaient très bien et avaient alors fondés des bases amicales assez solides inhabituelles dans ce milieu. Et pourtant, Jorden aurait sûrement aimé plus sur un niveau plus, comment dire, chambrement parlant. Il lui avait fait quelques avances pour essayer d’obtenir plus de la part de la brune ce qui avait le don de la faire rire, bien évidemment. Elle prenait le tout à la rigolade et Jorden pouvait se montrer très persuasif quelques fois. D’ailleurs, Nics ne savait pas ce qu’elle attendait, toutes ses amies lui répétaient de foncer car le jeune homme était un bon parti : classe, riche, plutôt bel homme, il avait toutes les qualités requises pour faire un bon gendre et pourtant, le fait qu’ils soient amis bloquaient totalement la jeune femme. Il faut dire que les coups d’un soir n’étaient pas du tout son genre, les coups de plus d’un soir non plus. Elle avait perdu sa petite fleur -pour le dire plus joliment- il y a quelques jours seulement et était encore rigide à cette idée. Et puis elle aimait trop leurs petits jeux pour en changer maintenant. Arroser d’alcool une jeune femme juste parce qu’on l’y avait mise au défis n’était rien à côté de ce qu’ils avaient pu faire avant le départ du jeune homme. Leurs jeux étaient des moments qu’elle aurait troqués pour rien au monde. Sans une once d’hésitation, elle avait renversé son verre sur la blonde et avait réussi avec sang-froid et brio son cap. Lorsqu’elle revint vers le jeune homme sourire aux lèvres, fières du devoir accompli, elle ne put s’empêcher de pouffer de rire. Avoir pris du cul, Nicola ? Elle mima un rire avant de lui tirer la langue. « Je sais que tu apprécies mon « gros cul », tu peux pas le nier ! » fit elle avec un sourire taquin. Elle ne put s’empêcher de sourire lorsque Jorden déclara qu’il était incapable de se souvenir du nom des femmes qui étaient passées sous ses draps depuis sa séparation et son départ à Hong Kong. Il insista sur le fait qu’il pouvait essayer de les compter mais ne garantissait pas le résultat. « Je savais que t’en étais pas capable ! » fit elle accompagné d’un visage satisfait. « Il faut d’abord que tu saches compter plus de dix … » dit-elle pour le taquiner en accompagnant ses paroles d’un petit coup de coude. Elle ne pût s’empêcher de lever les yeux au ciel à sa remarque. Bien sûr qu’il pouvait faire la liste de celles qui n’étaient pas passées sous ses draps, Nicola était la seule ! « Je suis même la seule sur la liste » déclara-t-elle en insistant sur le déterminant. Elle le remercia d’un signe de tête en prenant la coupe de champagne qu’il lui tendait avant de trinquer avec lui. « A nos retrouvailles ! » dit-elle en portant la coupe à ses lèvres et de se délecter du doux breuvage. Jorden planta alors ses yeux dans les siens, et elle connaissait bien trop le jeune homme pour dire que lorsqu’il faisait ce geste, c’était que la phrase qu’il allait dire était sérieuse. Elle réfléchit un instant accompagnant ses pensées d’une moue emplie de réflexion. Elle voulait quelque chose d’excellent, digne de leurs retrouvailles. « Cap ou pas cap, tout de suite maintenant, de monter sur le bar et de me faire une déclaration d’amour tellement magnifique ? » fit elle d’un sourire et regard malicieux.
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Dim 9 Nov - 1:42


“Vrai.” Il ne pouvait pas le nier, non, il aimait vraiment son cul qui n’était absolument pas gros en fait, mais plutôt bien proportionné. Ni trop rebondi, ni trop plat. Juste ce qu’il faut là où il faut. Au moins, il était honnête à ce sujet. Il l’avait déjà longuement observé sous tous les angles (ou presque) et ce de nombreuses fois. Jorden avait toujours vu Nicola habillée mais ça ne l’empêchait pas d’avoir l’impression de connaitre son corps par coeur. Comme une leçon qu’on apprend au mot près, il pouvait redessiner la silhouette de la jeune femme dans sa tête sans jamais se tromper. Elle faisait partie de ces filles que l’on croise une seule fois et que l’on n’oublie jamais. Nicola était belle et elle le savait. Il n’y avait aucun mal à ça, après tout il aurait fallu être aveugle pour penser et dire le contraire. Cependant, ce n’était pas tout. Son charme ne se trouvait pas uniquement dans son physique de rêve, il y avait quelque chose d’un tantinet mystérieux chez elle qui intriguait et attisait la curiosité de Jorden. Comme si elle cachait un secret, comme si derrière ses grands yeux marrons se trouvait une histoire que nul ne connaissait encore. Dans son regard, il pouvait voir qu’elle n’était pas une nunuche sans grand intérêt. Cette fille-là était loin d’être bête et c’était une grande qualité bien appréciable selon Jorden. Elle savait aussi s’amuser et profiter de la vie de la même façon que lui. Honnêtement, il aurait eu du mal à donner un seul de ses défaut si on le lui avait demandé. Nicola semblait parfaite. Physiquement, certes, mais sur tous les autres fronts aussi. Difficile à atteindre, pourtant très joueuse et taquine. Impossible à avoir mais donnant sans cesse l’illusion d’être presque convaincue. Elle était la reine du faux espoir quand il en venait de Jorden. Ce dernier avait déjà essayé de la séduire un nombre incalculable de fois, ce n’était pas faute de battre des cils et de lui sortir de doux petits mots galants. Rien n’y faisait. Nicola n’était pas une fille facile, au contraire même elle donnait du fil à retordre à la gente masculine. Sans doute un autre de ses jeux… Heureusement, Jorden aussi était joueur et malgré les échecs qu’il avait essuyé jusqu’à présent, il n’en démordait pas. Patient, il était prêt à attendre le temps qu’il faudrait mais il était clair pour lui qu’un jour, Nicola serait à lui au moins pour une nuit. Aucune fille ne lui avait éternellement résisté, et elle ne pouvait pas être à ce point si différente de toutes les autres, pas vrai? Il gardait confiance, c’était là l’une de ses plus grandes qualités et peut-être aussi l’un de ses pires défauts. Il croyait en lui-même plus qu’en n’importe quoi d’autre, à la limite même de l’égo surdimensionné de temps en temps (en particulier lorsqu’il avait un peu trop bu), Jorden avait estimé sa propre valeur dès son plus jeune âge et il avait placé la barre très haut. Être le fils d’un Rosenbach, c’était un peu comme être le fils d’un roi, le roi de Vegas, faisant ainsi de lui un prince. Il était un prince, voilà. D’ailleurs, quelques filles avaient déjà souligné sa ressemblance avec les princes charmants de Disney. S’il n’était pas né avec un compte en banque bien fourni, sans doute aurait-il pu postuler sans problème pour un job à Disney World. Cependant, il n’était pas sans faille et Nicola venait de lui poser une sacrée colle à laquelle il était bien incapable de répondre. Donner les noms des filles avec qui il avait passé une nuit ou plusieurs depuis son départ de Berkeley, c’était un peu mission impossible. S’il avait la belle gueule d’un prince, il ne se montrait pas toujours très charmant. Ses conquêtes d’un soir étaient loin d’être traitées comme des princesse. Oh, il ne les maltraitait pas non plus, mais on ne pouvait pas vraiment dire qu’il leur portait un grand intérêt en dehors du plaisir charnel qu’elles pouvaient lui offrir. Connaitre leur prénom était bien le cadet de ses soucis, encore fallait-il qu’il soit en état de demander ou même d’y penser. Parfois, dans le feu de l’action, ça passait à la trappe. Oh well, ce n’était pas comme si on lui demandait le sien non plus. Mais Nicola l’avait piégé et il ne pouvait qu’applaudir son joli coup. Il mima un ricanement en l’entendant se moquer gentiment de lui. “Cinquième année d’économie, madame! Tu oses me faire l’affront d’affirmer que je ne sais pas compter!” Il secoua la tête, l’air attristé. “C’est un scandale!” finit-il par ajouter avec sa mine la plus outrée possible. Elle lui avait donné un petit coup de coude et il ne garda pas son sérieux bien longtemps. Un large sourire se dessina sur ses lèvres quand il dit qu’elle était la première sur la liste de celles qu’il n’avait pas encore eu dans son lit. Un peu comme les chats, il retombait toujours sur ses pattes et surtout, oui surtout, il ne perdait jamais le Nord! Elle pouvait le taquiner autant qu’elle le voudrait, il avait un objectif en vue et il ne comptait pas l’abandonner aussi facilement. “Oh non, je peux bien te citer deux ou trois filles présentes ce soir que j’ai jamais touché!” Petit sourire angélique avant de lui tendre une coupe de champagne et de trinquer à leurs retrouvailles. D’humeur généreuse et bon joueur, il déclara que puisqu’il avait échoué à relever le défi qu’elle lui avait lancé, il était prêt à en relever un autre. La jeune femme ne se fit pas prier et après un court instant de réflexion, elle lui demanda s’il était cap ou pas de monter sur le bar et lui faire une déclaration d’amour. Il eut un petit rire avant de demander: “Un truc bien dégoulinant d’amour, c’est ça?” Il fit mine de réfléchir à son tour mais rapidement il hocha la tête. “Watch me!”. Jorden tendit sa flûte à champagne encore à moitié pleine à Nicola, se pencha un peu vers elle juste pour frôler son visage et la provoquer. Un sourire sûr de lui vissé sur le visage, il s’aida de ses deux mains pour se propulser debout sur le bar après avoir bousculé quelques personnes tentant d’obtenir un verre. Pour se faire entendre il allait devoir parler très fort. Il se racla la gorge et ouvrit la bouche pour entamer son discours quand une barmaid tira sur son pantalon en lui tendant un micro. La musique baissa d’un ton et soudain, tous les visages semblèrent se tourner vers lui. Merde. Il n’avait pas prévu d’obtenir autant d’attention. Jorden eut un regard pour Nicola qui avait l’air plus qu’enchantée de le voir debout près à se ridiculiser. Il porta le micro à sa bouche et lâcha un petit “Bonsoir…” Des centaines de paires d’yeux le regardaient en silence. Certains avaient l’air agacés de le voir prendre son temps alors qu’on les avait arrêté en plein milieu d’une danse endiablée, d’autres semblaient plutôt intrigués et quelques uns affichait carrément une mine ravie, comme s’ils s’attendaient tous à ce que Jorden sorte une énorme connerie qui l’afficherait jusqu’à la fin de sa vie. “Euh… Merci de votre attention.” Ses yeux se portèrent à nouveau sur Nicola et soudain il retrouva tout son courage. “Je m’appelle Jorden et je voudrais juste dire quelques mots en l’honneur de la plus jolie fille présente ici ce soir.” Il pointa un doigt vers Nicola et les paires d’yeux se tournèrent vers elle. “J’aimerais lui dire à quel point je la trouve incroyablement fantastique. Pas seulement parce qu’elle est belle, non, mais aussi parce que c’est sans doute la fille la plus drôle, la plus intelligente et la plus sympathique que je connaisse. Elle me surprend toujours, même quand je suis persuadé de déjà la connaitre par coeur. J’aime tout chez elle et je me considère vraiment chanceux de l’avoir dans ma vie.” Il fit une courte pause, reporta son regard sur Nicola uniquement et poursuivit. “Je… Je crois qu’il n’y a qu’une seule façon pour moi de te dire ce que je pense vraiment Nicola…” Jorden écarta le micro de sa bouche, toussa un petit coup, avant de se mettre à chanter de sa plus belle voix (étonnamment pas si mauvaise qu’on aurait pu le penser) le refrain de Your Song d’Elton John. “And you can tell everybodyyyyy this is your sonnng. It may be quite simple but now that it's doneee, I hope you don't miiiiind I hope you don't miiiiind that I put down in wooooords how wonderful liiiife is while you're in the woooorld!” Il resta planté au milieu du bar quelques secondes qui lui semblèrent être une éternité. Le silence était presque absolu jusqu’à ce qu’un espèce de grand brouhaha reprenne le dessus. Il y avait un mélange de discussions et de rires. Jorden salua son public sans perdre confiance et sauta à pied joins sur le sol. La musique reprit de plus belle et chacun retourna à ses occupations. Lui, il fila droit vers Nicola, ignorant les regards des autres, et reprit sa coupe de champagne.“J’ai assuré à quel point là? Sérieusement, sur une échelle de un à dix, tu me donnes combien? Parce que moi je me donne au moins vingt!” dit-il avant de descendre une longue gorgée de son précieux nectar.
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Mer 12 Nov - 22:33

Une chose était sure: Jorden était un homme franc qui ne cachait jamais ce qu'il pensait. Son affirmation était nette et précise, un mot, un point et fin de sa phrase. Nics ne put s'empêcher de sourire et de lui envoyer un bisou par voie aérienne pour le remercier de son compliment. Même s'ils étaient amis depuis quelques temps déjà, le jeune homme ne cessait de lui faire la courre, de la complimenter sur son apparence ou de s'approcher dangereusement de ses lèvres pour espérer un baiser, comme si monsieur Rosenbach était irrésistible. Toute cette mascarade amusait la jeune femme. Qui n'apprécierait pas tous ces efforts fournis, toutes ces belles paroles prononcées dans le seul but de séduire ? Jorden était un homme séduisant, indéniablement bel homme qui savait comment parler aux femmes et comment les traiter, enfin, quand évidemment il ne voulait pas mettre la jeune femme sous ses draps. Il pouvait passer de l'homme le plus attirant et séduisant à l'ordure qui ne prennait même pas la peine de relever le prénom de sa conquête. Nics en rigolait car évidemment pas concernée, mais il est vrai que ce trait de sa personnalité laissait à désirer. Et ayant essuyé bon nombres d'échecs, il ne démordait pas et continuait de complimenter la jeune californienne pour son plus grand plaisir évidemment. Elle n'était pas une femme facile, loin de la ! Elle n'avait jamais été amoureuse, jamais en couple, et refusait indéniablement toutes les avances que la gente masculine pouvait lui faire. Jamais assez bien pour elle, ayant pas assez d'humour, n'étant pas assez carriériste, ou n'ayant simplement aucune accroche, elle les envoyait tous paitre un par un quitte à passer pour une mijaurée. D'ailleurs, elle essayait d'éviter cette réputation tant bien que mal, elle ne voulait pas qu'on sache qu'elle ne connaissait rien à l'amour et des sentiments amoureux. Pour en venir au fait que son ami était honnête, elle aurait pas pu espérer mieux comme réponse. Elle était fière de ses formes, et faisait beaucoup de sport pour entretenir son corps: elle courait souvent à raison d'une ou deux fois par semaine, surfait beaucoup lorsqu'elle rentrait chez elle à Los Angeles, et faisait tous les exercices que son coach sportif de la salle de sport lui demandait de faire, il n'y a pas à dire, la brune savait comment garder la forme et comment faire tourner les têtes grâce à ses courbes avantageuses. Mais évidemment, elle ne comptait pas seulement sur cela pour réussir dans la vie, loin de la ! Nicola était une femme très intelligente qui travaillait dur pour obtenir ce qu'elle désirait. Ayant des facilités d'apprentissage depuis toute petite, elle n'avait jamais eut de mal à obtenir de bonnes notes. Et même à Berkeley, elle continuait de bien travailler pour obtenir une mention convenable à chaque fin de semestre, une façon de sortir de la masse d'étudiants qui obtiennent leur diplôme. Nicola avait pour objectif de devenir une grande avocate dans le milieu de l'économie, et elle se donnait la peine pour atteindre ses objectifs -tout comme Jorden qui partageait la même vision qu'elle-. Ils ne se reposaient pas sur leurs lauriers comme bon nombre de filles et fils à papa riches. Et c'est ce qu'elle appréciait énormément chez le jeune homme: il se donnait la peine de se construire un avenir qui lui plaise et lui convienne. Pour en revenir au fait que Jorden et sa gueule d'ange avaient tout l'air d'un prince, il n'en était surement pas un lorsqu'il affirmait ne pas se souvenir de toutes ses conquêtes depuis qu'il avait divorcé et était partit à l'autre bout du monde. Elle rigola face à sa mine consternée après qu'il venait de déclarer qu'il était outré qu'elle dise qu'il ne savait pas compter alors qu'ils étaient tout deux en cinquième année d'économie. « Du moment que tu sais écrire mon prénom et l'entourer de petits cœurs, tu peux ne pas savoir compter c'est pas grave, je ne serais pas regardante sur ce point » déclara-t-elle dans un sourire avant de porter sa coupe de champagne à ses lèvres et de se délecter de ce doux nectar propre. La brune scruta la réaction de son ami lorsqu'elle lui lança le gage auquel elle allait prendre un plaisir à le voir être réalisé. Le jeune homme arbora sa fausse moue réfléchit que Nics appréciait tant: elle était souvent annonceuse d'un moment à mourir de rire. En un bond, il monta sur le bar la surprenant presque et la faisant s'éloigner pour éviter de recevoir un verre de la part du jeune homme qui, ne sait on jamais, était peut-être maladroit. Des centaines de personnes le regardaient, certaines avec un regard intriguer, d'autres amusés, d'autres outrés et d'autres encore dans l'attente d'une déclaration d'amour qui, malheureusement pour elles, ne leur serrait pas adressée. Une jeune femme d'ailleurs avait les yeux presque larmoyants, les mains jointes espérant que le beau et riche Rosenbach lui fasse une déclaration d'amour. Nics ne put s'empêcher de rire et, se concentrant sur son ami, cacha ses yeux de sa main dans un geste presque honteux lorsque la bartender lui tendit un micro. « Oh mon dieu » ne put s'empêcher de prononcer la brune en prenant le temps de séparer correctement les trois mots. Dévoilant enfin ses yeux pour regarder la scène, elle restait plantée là, droite comme un bâton, et souriante à souhait pour profiter du fait que Jorden allait se ridiculiser devant elle. Lorsqu'il la pointa du doigt, tous les regards se posèrent sur elle, attendant surement une larme de bonheur qui coulerait du coin interne de sa paupière pour rouler sur sa joue mais que nenni ! Nics souriait, d'un sourire radieux, il va se ridiculiser pensait-elle. C'est alors qu'il prit la parole et la complimenta comme jamais personne ne l'avait fait. Il déclara qu'elle était belle, drôle, intelligente, sympathique et qu'elle le surprenait toujours. Le mot fantastique avait même été employé. Et au fil de son discours, le sourire de Nicola se transformait: pensait-il vraiment tout ce qu'il disait, là tout de suite maintenant ? Presque gênée, elle ne le quittait pas des yeux et ne put s'empêcher d'exploser de rire lorsque ce dernier conclua son discours par « je suis chanceux de l'avoir dans ma vie », ça puait l'amour ridicule à souhait ! Ça dégoulinait d'amour et la chanson d'Elton John la fit exploser de rire une nouvelle fois. Jorden chantait mal, très mal, mais ses efforts pour jouer le  jeux, leur jeux, avaient été récompensés: toute la foule, riant, applaudissait la prestation du jeune homme. Il y avait maintenant un mélange de discussion et de rires lorsque Jorden retrouva sa place originale, c'est-à-dire à côté du bar, face à une Nicola qui était fière de lui. Les regards étaient posés sur elle, attendant une réponse de sa part, un geste, une parole, quelque chose quoi ! Sentant les regards perçant son dos, spontanément et comme une envie soudaine, elle s'approcha de Jorden, entoura sa nuque de ses bras, s'approcha doucement et tendrement de son visage jusqu'au moment où elle pouvait sentir son souffle chaud sur ses lèvres et l'embrassa tendrement. Elle s'éloigna de son ami et on pouvait entendre la foule les acclamer. Elle sourit avant de répondre à sa question « Je te donne un 72 sur 20 même ! » fit-elle en rigolant et lui tendant la coupe de champagne qu'il avait délaissé pour faire son gage. « Au fait, ce que tu as dit dans ton discours, tu le pensais vraiment ? » dit-elle sur un ton soudainement plus serieux. « Cap ou pas cap de me dire la vérité, la pure vérité ? » Parce que bien évidemment, elle savait qu'il allait repondre à sa question par une pirouette ou une boutade ou ne pas y répondre sérieusement.
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Mar 9 Déc - 23:08


Depuis tout gamin, Jorden aimait être le premier. Il avait un esprit de compétition, c’était un truc de famille. Il était d’ailleurs en compétition avec sa propre demi-soeur depuis… Et bien depuis la naissance de cette dernière pour être tout à fait honnête. À l’école, il tenait à être le premier de la classe. Du côté des activités extra-scolaires, il voulait tout faire mieux que tout le monde. Et s’il y avait un domaine qui ne dérogeait pas à la règle, c’était bien celui de la connerie. Jorden était toujours le premier à faire n’importe quoi pour peu que ça l’amusait et que ça faisait rire les autres. Le coup de monter sur le bar pour déclarer sa flamme à Nicola, c’était un sacré beau moment qu’il se rappellerait sans doute longtemps. De toute façon il était à peu près certain d’avoir vu des gens munis de leur téléphone pour le filmer pendant qu’il se ridiculisait, alors même s’il venait à oublier il pouvait être sûr que d’autres se feraient un plaisir de lui rejouer la scène tous les weekends. Ça n’avait pas grande importance, il était assez sûr de lui pour prendre ce genre de chose avec du recul, ça ne l’atteignait pas mais ça le faisait beaucoup rire. Si certaines personnes seraient morte de honte après un tel discours, lui se sentait plutôt fier. D’ailleurs, si Nicola lui demandait de recommencer il était prêt à s’y remettre sur le champ! En parlant de Nicola, elle-même avait eu l’air d’apprécier le spectacle qui venait de se dérouler devant ses yeux. Jorden l’avait vu rire et sourire, et ce n’était pas pour se vanter mais elle avait même eu l’air de boire ses paroles. Ça le rendait d’autant plus fier. Après tout, même si c’était pour rire à la base, il n’avait pas été totalement malhonnête en disant toutes ces choses à l’égard de la jeune femme. Elle était belle, et drôle et gentille et intelligente. Toutes ces choses à la fois, oui, oui. Il l’avait dit d’une manière un peu lourde en utilisant des mots comme « incroyablement fantastique », mais il n’avait certainement pas menti sur toute la ligne. Ces choses-là, il les pensait vraiment. Ceci dit, d’ordinaire il ne se serait jamais autorisé à les dire à voix haute, s’il l’avait fait ce soir c’était uniquement parce qu’il pouvait toujours prétendre ensuite que c’était simplement pour déconner. Il avait à peine quitté le comptoir du bar pour retrouver la terre ferme pour rejoindre Nicola, que cette dernière le prit par surprise en passant ses bras autour de sa nuque et en venant déposer un baiser sur ses lèvres. Pas sur sa joue comme une amie aurait pu le faire, non. Ça avait quelque chose de tendre et d’agréable, ce n’était pas vulgaire, et Jorden ne s’était pas senti pris au piège par ce baiser volé, bien au contraire. Il était aux anges. Après des mois et des mois à lui courir après, tout ce qu’il avait fallu faire c’était de monter sur un fichu bar et lui déclarer sa flamme comme un gros crétin? Vraiment? S’il avait su ça plus tôt, il aurait pris l’initiative bien avant qu’elle ne lui lance ce défi! Lorsque leurs lèvres se séparèrent, il observa le visage gracieux de Nicola et son joli sourire, puis il se mordit la langue pour ne pas dire un seul mot et risquer de gâcher le moment. Il souriait lui aussi, mais le mieux était encore de ne pas dire quoi que ce soit à ce sujet et de faire comme si rien ne venait de se passer. Comme s’il était simplement descendu du bar et que la conversation commençait à partir de là. Il lui demanda donc ce qu’elle avait pensé de son intervention, allant même jusqu’à se noter lui-même. Vingt sur dix. Pas mal mais moins que ce qu’elle lui donnait, elle. Soixante douze sur vingt! C’est qu’elle ne rigolait pas! Jorden avait repris son verre avant de le descendre presque d’une seule traite. Parler ça donne soif, et embrasser aussi. Que voulez-vous? Nicola, de son côté, avait quelques questions pour lui. Le jeune homme haussa un sourcil en l’entendant demander si ce qu’il avait dit, il le pensait vraiment. S’il avouait que oui, il se la mettait dans la poche (ou dans son lit), et s’il disait que non, il passait pour un gros connard. D’habitude, la deuxième option ne le dérangeait pas particulièrement, mais puisqu’il s’agissait de Nicola, Jorden n’avait pas envie de la blesser. Il resta silencieux quelques secondes supplémentaires, réfléchissant à toute vitesse à ce qu’il devrait dire ou ne pas dire. Mais avant qu’il ne puisse répondre quoi que ce soit, Nicola avait repris de plus belle en lui demandant s’il était cap ou pas de lui dire la vérité. Alors, l’Epsilon passa une main dans ses cheveux, eut un petit sourire et lâcha dans un haussement d’épaules: « C’était pas mon tour de te donner un cap ou pas cap? » L’air malicieux, il attrapa une mèche de cheveux de la jeune femme et alla la glisser derrière son oreille. « Est-ce que je pense que tu es géniale, magnifique, drôle, intelligente, sympathique, mystérieuse et par dessus tout intéressante? » Jorden fit mine de réellement se poser la question. Une main posée sur le menton, il leva un peu les yeux au ciel, cherchant la réponse qu’il allait donner. Son visage s’illumina enfin lorsqu’il s’exclama: « Évidemment que je le pense!  Ceci étant dit, je t’interdis de le répéter à qui que ce soit. J’ai une réputation à tenir, et ça n’inclue pas d’être un gros niais, ok?» Et ouais, sa réputation venait peut-être d’en prendre un coup aux yeux de certains, mais si la version officielle s’en tenait au fait qu’il s’agissait simplement d’un défi, il devrait s’en sortir plutôt indemne. Il eut ensuite un petit mouvement de menton vers Nicola avant de demander à son tour: « Cap ou pas cap de garder un secret? » Non, Jorden-Kol Rosenbach n’était pas un sans coeur. Bien au contraire. Mais il n’était pas non plus prêt à s’afficher aux yeux de tous, pas après l’échec qu’avait été son mariage avec Marni. Il avait besoin de retrouver un semblant de dignité, de redevenir l’homme qu’il avait été avant de se faire briser le coeur. Hors de question de faire du mal à Nicola, mais ça ne le dérangeait pas que le reste du monde pense le contraire. « Et ne crois pas qu’on ne reparlera jamais de ce baiser, j’ai une mémoire d’éléphant, je m’en souviendrai à vie! » Il lui fit un clin d’oeil taquin. « Surtout que t’embrasses plutôt pas mal. » Si elle avait voulu qu’on la complimente ce soir, elle n’aurait pas pu mieux tomber.
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Lun 22 Déc - 18:53

Nicola était incapable de se souvenir d’où et comment leur était venu ce jeu qu’ils avaient l’habitude de faire depuis des mois maintenant, des mois qui semblaient être une éternité. Il est de ces personnes qu’on côtoie depuis un ou deux ans et on a l’impression de les connaitre depuis des lustres, depuis le début de sa vie pour être franc. Et Jorden était ce genre de personnes. Nicola ne se souvenait plus vraiment quand elle l’avait rencontré, le jour précis, le moment précis où ils s’étaient mutuellement présentés, vous savez le traditionnel « au fait, je m’appelle bidule chouette, et toi ? » Ils avaient des cours communs en économie, étaient de la même confrérie depuis trois ans maintenant (date à laquelle Nicola avait rejoint les troupes des epsilons), fréquentaient les mêmes lieux huppés, les mêmes soirées mondaines, et il ne serait même pas étonnant que leurs paternelles se soient déjà croisés, tout le monde se connait dans les têtes fortunées de l’Ouest américain. Non, Nics ne se souvenait vraiment pas de leur rencontre, juste de plusieurs moments où ils se croisaient, se souriaient par politesse et entretenaient une relation des plus banales entre epsilons. C’est un ensemble de ces moments qui ont formé cette amitié qui les unis depuis maintenant presque deux ans, un petit moins. Jorden était ce genre d’individus que l’on a pas besoin de voir souvent pour continuer à se qualifier d’amis, vous savez, ceux avec qui on reprend exactement là où on s’était quitté la dernière fois, que ça soit la veille ou des mois ou des années plus tôt. Jorden était partit vivre sa vie d’homme marié en dehors du territoire américain, et Nicola n’avait plus trop eu de nouvelles exceptés ce que les réseaux sociaux laissaient transparaitre et les sites people évidemment. Et puis il était là, en face d’elle, après des mois de séparation, à reprendre leur amitié là où il l’avait laissé avant de partir, reprenant leur jeu et discussions, et c’est ce que Nicola appréciait tant chez le jeune homme. Elle souriait, heureuse de retrouver la complicité qu’ils avaient car il lui était arrivé de se demander si (si Jorden revenait en Californie) leur relation serait entachée ou non. Vous savez, une ébréchure se fait vite et c’est très dur à reboucher surtout dans les relations amicales auxquelles on donne notre confiance. Il ne suffit pas d’appeler Carglas, un petit coup de pâtes magique et c’est repartit comme l’an 2000 ! Non, rien de tout cela n’est facile surtout lorsqu’on est comme Nicola, très dure à donner sa confiance, très très dure. D’ailleurs, elle avait très peu de véritables amis sur qui elle pouvait compter et elle commençait à se demander si Jorden pouvait rejoindre ce cercle très privé d’amis de Mademoiselle Weaver-Rhodes. Elle avait tellement de faux amis, vous savez, ce qu’on côtoie par obligation, à qui on fait l’hypocrite parce qu’on se doit de le faire, de faire des faux sourires, mais qui au final, ne connaissent rien de vous et à qui vous ne vous confiez absolument pas. Nicola avait plein de personnes comme ça dans son entourage mais très peu de personnes de confiance. Pour elle, la confiance s’accordait après des années de travail passées à construire des bases indestructibles, des bases qui même après un ouragan et des centaines d’années seraient toujours là, enracinées dans le sol, comme les vestiges d’une vie passée des millions d’années auparavant comme la ville Rome pouvait en contenir. Et ce jeu, que Nics appréciait tant, la détendait quelques peu de ses études et problèmes. Retrouver cette légèreté la rendait heureuse et Jorden y contribuait en montant sur un bar à lui déclarer sa flemme d’une des façons les plus ridicules et dégoulinant de cul-cul la praline, d’amour et d’eau de rose, cette scène resterait encrée dans la mémoire de Nics et elle ne se gênerait pas pour la lui rappeler, elle pensait même à l’utiliser comme moyen de pression, sait-on jamais. Mais cette façon qu’il avait eu de déblatérer tous ces compliments et toutes ces qualités faisait naître dans la jeune femme une petite flemme d’espoir : celle que ce qu’il venait de dire soit vraie. Qui peut ne pas apprécier une déclaration comme celle-ci en espérant qu’elle soit fausse, juste là pour détendre l’atmosphère, faire rire une personne et puis c’est tout ? Jorden répondit à sa question pas une pirouette, ce que Nicola avait évidemment prédit. Elle fit une petite moue boudeuse, ce qui ne marchait, soyons honnête, jamais, surtout lorsqu’elle la faisait, elle devait la faire très mal et ne pas être convaincante du tout. Mais Jorden, insensible à son charme, prit quand même le temps de lui répondre, pour son plus grand plaisir. Et tel le Jorden qu’elle avait quitté, il accompagnait sa réponse d’un geste amical ou dragueur, la brune ne savait pas dans quelle catégorie classée cette main qui s’était emparé d’une mèche de cheveux pour la placer délicatement derrière son oreille, elle ne put d’ailleurs s’empêcher de sourire à ce geste et à la réponse du jeune qui l’accompagnait « Je vais garder ceci dans un coin de ma tête et je me ferais un plaisir de le ressortir quand ça serait utile, je vais m’en servir de moyen de pression » fit-elle accompagnée d’une moue diabolique et d’un geste de mains, vous savez, celui qu’on fait en frottant ses mains l’une contre l’autre avec les yeux plissés, celui qu’on fait toujours pour éviter de faire cet onomatopée gnark gnark. Elle s’en foutait de sa réputation, comme de sa première culotte. Mais, respectant Monsieur Rosenbach, elle s’empressa d’ajouter « Mais non mon chat, je ne crierais pas sur les toits que tu as fait la déclaration la plus niaise, dégoulinante d’amour et d’eau de rose, cul-cul la praline au plus haut point » avait-elle besoin de préciser qu’elle avait conjugué le verbe au conditionnel ? Non, bien sûr que non, il n’avait pas besoin de savoir la vérité ! « Cap, tu sais que je suis capable de tout ! » fit elle avant de rajouter, dans les secondes qui suivirent « ou du moins, presque tout » parce qu’elle savait pertinemment que Jorden retiendrait cette phrase et se ferait un malin plaisir à lui rappeler le jour où elle refuserait un cap, ce qui n’est pour le moment, jamais arrivé. Le baiser avait été chaste et tendre, pour continuer dans la comédie du couple éperdument amoureux après la déclaration, presque spontané sûrement. Nicola n’avait pas réfléchit énormément aux conséquences il est vrai, elle lui avait fait ce délicat baiser comme pour le remercier de ce qu’il venait de lui dire, pour lui témoigner son bonheur qu’elle avait de le retrouver à Berkeley, pour l’encourager à poursuivre ses efforts de la séduire (efforts qui étaient voués à un échec, Nicola n’avait jamais été en relation amoureuse, ne connaissait rien à l’amour et finalement, intérieurement, ne se sentait pas prête à l’être) « Quel baiser ? T’as vu un baiser quelque part ? » fit-elle en fronçant les sourcils mimant un alzaïmer avant de sourire. « Arrêtez de me complimentez Monsieur Rosenbach, je vais vraiment finir par rougir et céder à vos charmes » dit-elle avec une voix de la haute société accompagnant d’un regard lancinant de désir. Elle rigola juste après, incapable de garder son sérieux dans ce genre de situation. Elle n’était évidemment pas ce genre de femmes et elle ne le serait jamais. Malgré la femme indépendante et mystérieuse qu’elle était, elle cachait une grande personnalité de femme enfant qui ne se prenait pas au sérieux et ne connaissait en rien aux relations amoureuses. Elle espérait secrètement tomber amoureuse un jour malgré qu’elle criait sur tous les toits qu’elle était bien trop heureuse et bien seule et que son adage préféré était « mieux vaut être seule que mal accompagnée ». Elle espérait secrètement avoir une épaule sur qui se poser et se reposer, une oreille attentive qui l’écouterait dire tout et n’importe quoi, quelqu’un à serrer dans ses bras le soir devant un film sous un plaid, voir un visage à quelques centimètres du sien lorsqu’elle se réveillerait un dimanche matin, toutes ces scènes de couple amoureux la faisait secrètement rêvée sans qu’elle l’admette à haute voix. Prenant une nouvelle gorgée de champagne, elle se concentra sur Jorden « Tu auras le droit à un nouveau baiser la prochaine fois, il faudrait pas que tu y prennes goût » même si, elle devait se l’avouer, elle avait aussi apprécier ce chaste et tendre baiser dérobé à la volée. « Et surtout si tu me dis que c’est le meilleur baiser de toute ta vie, que tu me classes directement en haut de la pyramide de tous les baisers que tu as échangé, que mes lèvres sont tellement douces, qu’elles sont tellement irrésistibles, que tu ne pourrais y résister une seconde fois » et que je ne dirais pas non à un autre baiser plus long pensa-t-elle. C’est qu’elle y prenait goût la petite !
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden Mar 27 Jan - 23:33


Bien sûr qu’elle utiliserait ça un jour contre lui, il aurait fallu qu’elle soit folle pour laisser passer cette chance de le ridiculiser quelque peu. Au fond, il avait connu pire niveau humiliation, mais il ne plaisantait qu’à moitié en affirmant qu’il avait une réputation à tenir et qu’être niais n’entrait pas vraiment dans ses critères à remplir. C’était tellement mieux de passer pour un type qui s’en fout et qui agit sans réfléchir, dans ses relations du moins. Distant mais pas trop, froid mais pas trop, intéressé mais pas trop. Tout était une question de limite. Une chose était sûre malgré tout, Jorden n’était pas prêt à s’engager dans quoi que ce soit. Pas maintenant. Trop tôt. Ou trop tard… Qu’est-ce que ça pouvait bien changer au fond? Pas grand chose. Il était sentimentalement perdu, on lui avait brisé le coeur, un coeur qu’il avait jusque là pris soin de cacher et de tenir à distance de tout danger. Marni était entrée dans sa vie tel un ouragan, elle avait tout balayé sur son passage et il avait été assez stupide pour penser que lui, Jorden Rosenbach, aurait pu contrôler cette tempête sans aucune conséquence, ni aucun dommage. Il avait eu tord. Il s’était même foutu le doigt dans l’oeil jusqu’au coude. Premièrement, il n’avait rien contrôlé du tout. Marni s’était barrée aussi vite qu’elle était venue et les moments passés ensemble avaient tous été balayés comme un simple petit grain de poussière. Comme si tout ça n’avait jamais eu aucun sens, comme si rien n’avait compté pour elle… Des mois d’amour, des mois de sincérité, des mois à ouvrir son coeur, pour finalement tout voir partir en fumé en moins de temps qu’il n’en faut pour dire « Ouf ». Deuxièmement, elle lui avait fait du mal. Jorden avait connu un souffrance qu’il n’avait jamais rencontré auparavant. Ce n’était pas une blessure physique, ce n’était pas visible, ni tangible… C’était quelque chose de bien plus profond. Quelque chose qui menaçait de refaire surface pour laisser place à une plaie béante à chaque fois qu’il n’envisageait, ne serait-ce qu’une seule seconde, de s’attacher à une autre personne comme il avait pu s’attacher à elle. S’il y avait bien une chose à tirer de son divorce, c’était qu’aucune fille, pas même celle aux airs les plus angéliques, n’était digne de confiance. Toutes dans le même panier. C’est moche, mais au moins tout risque d’être blessé est écarté. Tant pis si c’est lâche. Alors oui, il avait été honnête en parlant de Nicolas, et là tout de suite, alors qu’elle lui posait des questions avec son regard de biche et son joli minois tourné vers lui, il ne pouvait s’empêcher de la trouver irrésistiblement attirante. Elle ne le laissait pas indifférent, comment aurait-elle pu? Mais Jorden s’entêtait malgré tout à maintenir le point central de leur relation… Le jeu. Deux grands joueurs comme eux, ça ne s’arrête jamais! Elle était cap de garder le secret. « Presque tout, ouais. » lâcha-t-il avec son petit air narquois. Lui aussi, il avait de quoi faire pression avec le baiser qu’elle lui avait donné et qu’il n’avait, bien entendu, pas refusé. « Si t’as besoin que je te rafraichisse la mémoire, tu sais où me trouver. Ce sera mon plaisir. Et puis qui te dis que je n’ai pas envie que tu cèdes à mes charmes, hein? J’ai presque envie de dire qu’il serait temps! » Elle était sans doute la fille la moins facile qu’il ait jamais rencontré. Pour lui donner du fil à retordre, ça, elle lui en donnait! « Depuis le temps que j’essaye de te convaincre que je suis un super amant — et ce n’est pas moi qui le dit, je ne fais que rapporter les échos de mes précédentes « amies » — je me suis souvent demandé si t’avais pas un copain caché ou un truc du genre… » Il lui donna un petit coup de coude, comme pour l’inciter à lui livrer son secret. « Je t’aurais bien vu avec un des prof’ d’éco ou un Gamma. Là, ce serait un vrai scoop! » Il éclata de rire, très fier de sa propre taquinerie. Quand elle déclara qu’il ne fallait pas qu’il prenne goût à ses baisers, il porta une main à son coeur et dit solennellement : « Trop tard! ». Son air soudainement très sérieux disparu tout aussi rapidement qu’il était arrivé. Il sourit à Nicolas, hocha la tête doucement, laissa une ou deux secondes s’écouler avant d’ajouter: « C’était pas mal. » La vérité? Ce baiser, c’était beaucoup plus que « pas mal ».
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MessageSujet: Re: what a silly game we play •• nicola&jorden

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what a silly game we play •• nicola&jorden

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