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money, power, glory. (garrett)

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MessageSujet: money, power, glory. (garrett) Dim 20 Juil - 13:02

Elle avait adopté une tenue presque professionnelle, avait relevé ses cheveux en un chignon et portait même des lunettes (qui ne lui étaient d'aucune utilité, mais qui faisaient toujours leur effet lorsqu'il s'agissait de paraître sérieuse). Aujourd'hui serait un grand jour, elle le savait. Elle parcourra la pièce dans laquelle elle se trouvait d'un regard, et se renfonça dans son siège en cuir. Son propre label de musique. Ici, à Los Angeles. Elle ne parvenait pas encore à trouver les mots pour dire combien elle était heureuse de toucher du doigt son but. L'ambition de toute une vie, enfin concrétisée. Alors certes, la pièce ne faisait pas plus de 15 mètres carrés, aurait eu bien besoin d'un bon coup de peinture et d'un peu de décoration, mais l'essentiel se trouvait là : un bureau, une chaise pour elle et deux chaises en face, et un tas de papiers qu'elle n'avait pas encore fini de signer. On n'imaginait pas tout ce qu'il fallait mettre en œuvre pour posséder son propre local. Bientôt – du moins l'espérait-elle – cette pièce minuscule ne serait que l'antichambre d'une immense maison de disque et sur ses murs, elle afficherait les disques d'or, d'argent, de platine et de diamant des stars qu'elle allait produire. Mais pour l'heure, elle n'y était pas encore. Non, il lui manquait un élément crucial dans la réalisation de son rêve : la première personne qui accepterait de signer et donc lui accorderait toute sa confiance pour la gestion de sa carrière. Car c'était bien cela, qu'elle devrait faire : gérer la carrière de ses poulains, produire leurs disques oui, mais aussi les accompagner tout le long du chemin de leur notoriété. Choisir les sorties auxquelles ils devraient se rendre, celles qu'ils devraient éviter, ce qu'ils pouvaient dire et ne pouvaient pas dire. Elle comptait être à la fois la productrice mais aussi l'agent de ces personnes, et les guider du mieux qu'elle le pourrait. Reed savait plus ou moins dans quoi elle se lançait. Son père lui avait tout enseigné, et cela depuis l'enfance. Il l'avait encouragée dans cette voie, saluant une ambition que lui n'avait jamais possédé. Il avait toujours préféré les petits groupes inconnus, ceux accessibles uniquement pour un milieu de privilégiés qui aimaient les musiques plutôt underground, ou du moins pas grand public. Tous ces groupes que l'on entendait dans les séries télé, par exemple. Reed, au contraire, aspirant à quelque chose de plus grand, de plus important. Elle comptait partir de coups de cœur trouvés ici et là, principalement sur Youtube, puis mener leur carrière avec le plus grand sérieux jusqu'à leur faire atteindre la gloire. Elle leur laissait volontiers tous les attraits que la célébrité offrait : argent, notoriété, hommes, femmes, cadeaux, et tout le reste. Ce qu'elle trouvait, elle ? La reconnaissance de son travail et le sentiment satisfaisant de savoir que sans elle, ils n'en seraient pas là. Et pour l'heure, elle devait commencer son travail de lobbying pour attirer une personne qu'elle avait convoité de longues années – professionnellement parlant, s'entendait. Garrett Fitzgerald. L'idole australienne à l'époque de l'université, qui continuait de mener une bonne carrière musicale. Elle le voulait dans ses rangs, et voulait en faire la tête de proue de sa future équipe de talents. Oui, Reed s'imaginait un peu comme un de ces coachs dans The Voice. Et pour attirer des plus jeunes et moins expérimentés, il fallait leur vendre du rêve. Pour cela, Garrett était la personne idéale. Sans compter qu'elle le connaissait depuis des années et qu'il lui était encore possible d'entrer en contact avec lui. Par l'intermédiaire de Babi, elle était parvenue à négocier un rendez-vous informel avec lui, dans un restaurant chic situé sur Hollywood Boulevard. Il fallait mettre les petits plats dans les grands, et elle doutait que sa petite tête mignonne puisse suffire à le convaincre. C'était pour cela qu'elle se montrait aussi professionnelle : aujourd'hui, elle n'était plus l'étudiante, la camarade, ni la meilleure amie de sa copine. Elle était Reed Chamberlain, propriétaire du label Chamberlain Records, venue attirer un futur client chez elle. Elle attrapa quelques papiers (les contrats, pour être précis, des fois que sa campagne de promotion serait efficace d'emblée) et quitta son bureau pour rejoindre le tumulte de la rue. Elle inspira, savoura le cadre idyllique et prolifique dans lequel elle se trouvait : qui ne rêverait pas de venir travailler à L.A, et profiter de tous les attraits de la capitale du luxe et du bling-bling ? Elle entra dans le restaurant, annonça au serveur qu'elle avait reservé une table pour deux au nom de Chamberlain. Le serveur hocha poliment la tête et l'amena à sa table, collée contre la fenêtre. Bien évidemment, Garrett n'était pas encore là, elle avait pris soin de laisser un délai de 15 minutes entre son arrivée et celle du jeune homme, le tout de reparcourir ses dossiers. C'était un rendez-vous informel, certes, qui serait sans doute l'occasion de se remémorer les bons souvenirs de l'époque Berkeley, mais c'était un rendez-vous professionnel malgré tout, et elle se devait de faire la plus grande des impressions. Elle relut en diagonale le contrat, avant de le ranger, au moment même où Garrett faisait son entrée dans le restaurant. Elle leva la main pour indiquer sa présence et lui adressa un sourire rayonnant lorsqu'il s'approcha de la table. « Garrett. Pile à l'heure » salua-t-elle, non sans une traditionnelle pointe d'espièglerie, un registre qu'elle faisait sien depuis l'adolescence et qui lui permettait d'obtenir presque tout ce qu'elle voulait. Chassant le spectre de ses désastres sentimentaux de son esprit, elle désigna la chaise libre en face d'elle. « Assieds-toi, je t'en prie. J'ai pris la liberté de nous commander deux coupes de champagne, pour célébrer les retrouvailles. » Elle ne l'avait pas revu depuis la fin de l'université, bien qu'elle n'ait eu de cesse d'avoir de ses nouvelles au travers de Babi, qui lui répétait depuis plusieurs mois combien elle était heureuse avec lui. Grand bien lui fasse. « Alors, comment vas-tu depuis le temps ? J'ai l'impression que ça fait une éternité. » Une éternité, non, mais beaucoup de choses s'étaient passées dans un laps de temps très court. « Qu'est-ce que tu deviens? »
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Jazz Redington
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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Mer 23 Juil - 0:10

Les doigts de pieds en éventail, un cocktail dans la main gauche, la main droite posée sur la main de Babi, Garrett est tout simplement beau et fier comme un roi. Les plages de la Barbade sont réputées pour être parmi les plus magnifiques au monde. C’est une vérité que le jeune Australien voulait vérifier par lui-même. A ses yeux, c’est une vérité, mais qui se confirme encore plus lorsque Babi est là pour exposer ses sublimes gambettes de gazelles italiennes. Ils auront galéré ces deux-là à se trouver, à réussir enfin à mettre des mots sur leurs sentiments et surtout à les assumer sans aucun problème, sans avoir à réfléchir à ceux que les autres pourraient bien leur dire. Beaucoup ne misaient pas sur eux après les hauts et les bas que ces deux-là ont pu supporter, les gens qui espéraient les voir ensemble se comptent peut-être bien sur les doigts d’une main. Autant dire que beaucoup leur ont mis des bâtons dans les roues, autant qu’ils s’en sont mis. Une histoire banale de jeunes gens. L’un est prêt à s’engager quand l’autre ne l’est pas et se barre, et vice versa. Triste histoire, mais l’histoire de tous finalement. Le timing n’était jamais bon, il n’était jamais sur la même longueur d’onde, jamais. Il aura fallu attendre la fin des études de Babi, pour que ça pète à Garrett de lui déclarer sa flamme et de lui proposer de faire le tour du monde, juste eux, personne d’autres, pas d’assistants, pas de meilleurs amis un peu trop curieux, pas de familles un peu trop envahissantes, non juste eux et leur amour. Voilà donc un an qu’ils parcourent le monde, visitant les plus beaux lieux du monde, se prélassant sur les plus belles plages du globe, se contentant de peu, d’eux et de leur amour. Garrett l’ancien connard imbu de lui-même, se foutant de tout et des autres avait fini par se ranger, devenir cet homme bien sous tout rapport, qui restait quand même le sujet d’adulation d’une génération de jeunes filles enragées. Mais tout cela ne pouvait pas durer si facilement, si simplement. Les choses ne durent pas éternellement, encore moins lorsqu’il s’agit de procrastiner des journées entières au soleil, et de n’avoir pour seule activité physique le sport de chambre passé ensemble. Le dur rappel à la réalité s’est fait entendre lorsque l’assistante de Garrett a refait surface dans sa vie. Un an. Un an jour pour jour qu’il lui avait donné pour profiter de Babi. Après ça, il reviendrait le faire chier dans sa vie et dans sa carrière. C’était le deal. Un an, ni plus ni moins. En soit, Garrett est censé être le patron, et Dylan son assistante, mais celle-ci s’est avérée être très tenace depuis qu’il l’a embauché voilà deux ans. Sa carrière, c’est quasiment autant sa vie que celle du chanteur, ce qui explique ce dévouement incroyable. Toujours est-il que Garrett repose son cocktail et attrape son téléphone dès lors qu’il sonne et qu’il voit le nom de Dylan apparaître. Un an précisément et pour l’occasion, elle lui a offert un rendez-vous en or, avec un nouveau label, fraîchement crée mais pourtant ô combien possédant un potentiel incroyable. Il se doute bien que Dylan a du ramer pour obtenir ce rendez-vous bien qu’il aurait pu s’en charger en un claquement de doigt. Après tout, ce fameux label n’est-il pas géré par la meilleure amie de sa petite amie ? Chamberlain Records. Rien que le nom sonne bon et juste. Il raccroche après avoir écouté son assistante lui parler du rendez-vous et du vol à prendre pour rejoindre Los Angeles. « Amour, les vacances c’est fini … J’ai un rendez vous avec Reed demain à Los Angeles ! Tu veux m’accompagner ou tu restes ici et je te rejoins après le rendez-vous ? » Mais quand il s’agit de sa meilleure amie, vous pouvez oublier la plage et toutes ces conneries, plus rien n’a autant d’importance à ses yeux ! C’est donc ensemble qu’ils prennent l’avion et qu’ils débarquent dès le lendemain à Los Angeles. Pendant que Babi se repose dans l’appartement de Garrett, ce dernier prend la direction d’un hôtel chic dans lequel Reed a fait une réservation. C’est qu’elle a décidé de faire les choses en grand aujourd’hui. Aurait-elle peur qu’il dise non à sa proposition ? Ce serait quelque chose de censé puisqu’il s’est toujours montré fermé face à toutes ces remarques par le passé. Mais tout ça, c’est juste en apparence, juste du paraitre. Elle n’a pas à chercher à le convaincre, Garrett est convaincu depuis bien des années, depuis les premiers échanges qu’ils ont eu sur la musique, depuis qu’il a vu le regard pétillant de Reed en mentionnant les plus grands groupes du monde. Mais ça, il se garde bien de le dévoiler, préférant jouer le gros dur, rôle qu’il lui sied à la perfection. Pénétrant dans le restaurant, il se rend bien compte que l’anonymat et la tranquillité qu’il a pu éprouvé durant ces douze derniers mois sont bels et bien loin de lui dès à présent, ce qui est loin de lui plaire finalement. Un peu plus se dessine la silhouette élégante et professionnelle de Reed, qu’il rejoint en la saluant. « Merde, je crame ma réputation de mec toujours en retard alors ! » qu’il rigole, avant de se souvenir qu’il est là en rendez-vous professionnel, et non avec la meilleure amie de sa petite amie. « Ah très bon choix ! » Du champagne, en voilà une bonne idée. Pleine d’esprit et de bonnes intuitions cette Reed décidément. Qu’elle continue comme ça, et il lui signera son contrat dans l’heure. Non allez, deux heures, histoire de la faire mariner un peu, histoire de rendre cette histoire un peu plus marante. Elle débute la conversation par des banalités, ce qu’il devient, sur le temps passé depuis la dernière fois qu’ils se sont vus, ce genre de choses. Toutes les conversations commencent par cela, et même si c’est un chiant possible, parfois ça a du bon. « C’est vrai que cela fait un moment, un peu plus d’un an si je ne me trompe pas, à la soirée que Babi, Jules et Sara ont organisé non ? » Soirée durant laquelle il s’est lancé – aidé par un peu d’alcool – à dévoiler ses sentiments et à tenter Babi pour un tour du monde. « Heureux. Je deviens un homme heureux. » Qu’il se contente de dire, un sourire aux lèvres, sourire prouvant à quel point Babi est bonne pour lui, à quel point elle arrive à le rendre bon. « Et toi, à ce que je vois, les affaires commencent fort et tu t’es enfin lancée là dedans ! Tu as bien fait tu sais, tu es vraiment née pour faire ça ! » Des gens pitoyables et dénués de talents dans le domaine de la musique, il en a croisé des tonnes, le désespérant au plus haut point. Mais s’il y a bien une chose qu’il a compris au sujet de Reed, c’est qu’elle n’entre définitivement pas dans cette catégorie de personnes.
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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Jeu 7 Aoû - 23:25

A l'heure où beaucoup de personnes se laissaient porter par l'instant présent et se contentaient de profiter de leur jeunesse – qu'ils ne savaient pas éternelle – Reed, elle, se plongeait corps et âme dans son travail. Plus que sa première passion transformée en activité lucrative, c'était avant tout sa façon à elle d'oublier le reste. Se noyer dans la montagne de choses à faire pour que son label fonctionne, c'était prétendre que sa vie personnelle ne s'effondrait pas en ruines. Le Chamberlain Records maintenant sa tête hors d'une eau dans laquelle elle se serait autrement laissée couler. Garrett avait cet avantage de faire partie d'un passé pas encore révolu, elle le connaissait, lui faisait confiance. Et si lui, de son côté, lui accordait la sienne pour un accord professionnel, en plus d'une bonne entente qui les liait depuis de nombreuses années, il lui sauverait la vie sans le savoir. Sans qu'elle-même n'en soit tout à fait consciente. Il était facile de se laisser absorber par des heures harassantes qu'elle ne comptait pas, de ne plus voir la lumière du jour pour oublier qu'une fois rentrée chez elle, rien ne l'attendrait. Ni relation, ni perspective, rien. L'enfant candide qu'elle était auparavant avait laissé place à une jeune femme désabusée, en perte de repères concrets : elle était passée de l'enfance à l'âge adulte en seulement quelques mois, et le tout lui laissait un goût amer dans la bouche. Pour l'heure, elle décidait d'ignorer le manque grondant en elle, se contentant de se concentrer sur le sujet principal : Garrett et la manière dont elle parviendrait à lui faire signer son contrat – le premier d'une longue série, du moins l'espérait-elle. Elle se surprit à rire à sa remarque et haussa un sourcil, volontairement perplexe. « Allons, avec moi tu peux te permettre d'être à peu près à l'heure. » En partie parce que Reed peinait elle-même à se montrer ponctuelle, un défaut qui n'avait fait que s'accentuer d'année en année. Elle ne vivait pas selon le rythme de l'horloge, plutôt selon le sien. « Je me suis dit que le champagne te rendrait loquace. » Et que c'était un peu plus chic qu'une simple bouteille de vin. Non qu'aucun n'ait eu les moyens de s'offrir une excellente bouteille, qu'elle fût de vin ou de champagne. Reed pariait même que Garrett aurait pu racheter le restaurant dans lequel ils se trouvaient s'il l'avait désiré. Mais il n'était plus cet homme imbu de sa personne, si certain de ce qu'il valait qu'il en oubliait même de se montrer modeste. L'humilité n'avait jamais fait partie de ses qualités premières, mais l'Anglaise notait avec un peu de tendresse que sa relation avec Babi l'avait rendu plus... humain. Elle n'aurait jamais parié un centime sur leur couple, si elle voulait être parfaitement honnête, en partie parce que Babi était un véritable ouragan, difficile à suivre et donc lassant dans la durée. Ce qui la rendait si précieuse en tant qu'amie devenait son pire ennemi lorsqu'il s'agissait de construire quelque chose de stable. A la question de Garrett, elle sentit son cœur se serrer et elle acquiesça. Elle se souvenait de cette soirée comme si c'était hier. Organisée pour fêter la fin de leurs études et leur diplôme, elle avait lié et délié les gens. C'était à cette soirée qu'elle avait vu, pour la dernière fois, Nate, avant que celui-ci ne s'envole pour l'Angleterre sans un regard pour elle. Cette soirée lui laissait un goût doux-amer, la fin d'une époque assurément, le début d'une nouvelle, bien moins tendre avec elle que ses années à l'université. Elle grandissait, un peu contre son gré, et trouvait encore le moyen d'échapper à la plus belle des responsabilités. Nate lui avait pris Arya, qui n'avait jamais été sienne pour commencer alors qu'elle avait si longtemps renié son statut de mère. Comment aurait-elle pu être mère, elle qui ne savait pas même être adulte ? « Oui, c'est ça. J'ai du mal à croire que ça fasse un an. J'ai l'impression que c'était il y a un siècle et pourtant, je me souviens de chaque détail de cette soirée. Et surtout de ta déclaration à Babi, tu aurais pu faire concurrence à ce McFendders dont tout le monde se fout à chaque fois qu'il s'agit de déclarer sa flamme... » Une sombre histoire de déclaration officielle, à laquelle elle n'avait pas assisté mais qu'elle pouvait raconter à tout le monde, façon légende urbaine transmise de promotion en promotion. Heureux, il en a l'air. Reed lui adresse un sourire, satisfaite de savoir que tout se passe pour le mieux entre lui et Babi. Ils l'ont mérité, après tout. « Bien. Je suis contente de le savoir » répondit-elle, débordante de sincérité. Lorsque l'on en venait au bonheur de sa meilleure amie, Reed se montrait étonnamment possessive, prête à sortir les griffes pour la défendre bec et ongles contre les pauvres types – catégorie dans laquelle elle avait rangé Garrett la première fois qu'elle l'avait vu, d'ailleurs. Pour que Babi puisse être avec quelqu'un, celui-ci devait avoir reçu la sacro-sainte approbation de Reed. C'était ainsi, un truc de meilleures amies. Et son approbation, elle la leur avait offerte d'un signe de tête entendu et d'un sourire à cette soirée, lorsque Babi avait croisé son regard, y cherchant sans doute une réponse. Elle se laissa complimenter sans bouder son plaisir, noyant un sourire dans sa coupe de champagne. Bien sûr, qu'elle était faite pour cela. S'il y avait bien une chose dont elle n'avait jamais douté, c'était de ça. Le phare dans son océan d'incertitudes. Elle hocha brièvement la tête. « Commencent fort, il faut le dire vite, après tout je n'ai pas encore signé le moindre contrat avec qui que ce soit. Disons qu'elles prennent forme, lentement mais sûrement. Tu sais ce que c'est, la paperasse, tout ça. » Une montagne de paperasse, même, dont elle pensait ne jamais pouvoir voir le bout. « Mais cette fois, c'est la bonne, je suis officiellement directrice du label Chamberlain Records. » Un titre auto-proclamé par ses soins, naturellement. « Ce qui m'amène à la raison de ta présence ici. Je ne suis pas là en tant qu'amie, mais plutôt en tant que potentielle partenaire professionnelle. » Elle n'avait jamais été le genre à passer par quatre chemins pour dire ce qu'elle avait à dire, un trait de caractère dont elle n'aurait su dire s'il était une qualité plutôt qu'un défaut. « Mais je n'ai pas envie de faire ça de façon très formelle, ce serait ridicule, je veux dire, on se connaît depuis tellement d'années... » Un moyen subtil de lui faire comprendre que toutes ces années, elle avait toujours cru en lui et que, pour la première, elle lui demandait de croire en elle.
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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Mar 2 Sep - 20:12

La bulle dans laquelle ils s’étaient enfermés voilà un an semblait s’éloigner à vue d’œil, laissant un goût amer à Garrett qui ne voulait pas quitter cette parenthèse dans leur vie, cette année aussi trépidante qu’exceptionnelle, tant intéressante que passionnée, tant à leur image individuelle, que celle du couple qu'il représente. Le retour au travail ne leur plaisait ni à l’un ni à l’autre, bien que leur métier respectif soit loin d'être une tare. Avoir goûté aux joies d’une vie sans problèmes, sans responsabilités, sans contraintes avait été un tel soulagement que Garrett avait l’impression de découvrir une liberté qu’il n’avait jamais connu, bien que la vie lui ait offert tout ce qu’il désirait. Mais parfois, la liberté n’est que le reflet d’un idéal que l’on croit vouloir atteindre, mais qui est loin d’une réalité à laquelle on aspire. Et cette liberté qu’il était toujours persuadé d’avoir, parce que plein aux as et rockstar, n’était finalement pas ce qu’il désirait réellement, et n’était qu’une étape dans sa vie, une étape pour comprendre que sa véritable liberté est celle de s’afficher avec Babi sans tous les soucis qu’ils ont connu par le passé, sans les fuites, sans les engueulades, sans toutes ces conneries qui les ont bouffées. Non, finalement, sa liberté, c’est simplement Babi, juste Babi. Mais cette bulle de quiétude et de liberté ne peut durer éternellement, et Garrett doit tenir ses engagements, et se rendre à ce rendez-vous programmé par avance par son assistante. C’est une chance que le rendez-vous en question soit avec Reed, meilleure amie de Babi et donc par extension, une personne que Garrett connait bien dans la sphère privée et non professionnelle. Une chance pour lui parce qu'il n'a pas à être des plus impeccables, il pourra simplement se laisser être lui-même, sans avoir à afficher un masque de garçon propre sur lui, irréprochable à tous points de vues. Et c'est avec un plaisir non dissimulé qu'il se rend à ce rendez-vous, tout en sachant exactement l'issue de ce rendez-vous, issue qu'il a planifié depuis quelques jours déjà. « C'est bien parce que c'est toi que je suis à l'heure, Babi ne me le pardonnerait pas ! » Qu'il rigole, sachant pertinemment que sa petite amie lui en voudrait énormément s'il ne respectait pas sa meilleure amie en n'arrivant pas à l'heure. « Le champagne est l'arme parfaite pour délier les langues. » Remontant dans les souvenirs, ils évoquent l'un et l'autre la dernière soirée où ils se sont vus, celle qui a vu la naissance du couple de Garrett et Babi, celle qui a permis à ces deux là de  s'exiler pendant un an. Cette soirée est restée pour bien des gens dans les mémoires, et bien sur, a fait le tour des réseaux sociaux, pour le plus grand plaisir des médias. « Ne m'en parles pas, on m'a fait cette comparaison tout le reste de la soirée au lieu de me foutre la paix et de me laisser profiter de Babi ! » Qu'il bougonne un peu en repensant à cette comparaison. Il n'a jamais vu ce foutu McFendders et pourtant il l'emmerde déjà, et le maudit d'avoir exister. Qu'importe, sa déclaration à Babi était la plus belle qui soit et il s'en fout du reste. « Ca prendra le temps qu'il faudra mais le label est déjà monté, et c'est certainement le plus gros à faire ! Même si ça ne doit pas te faire plaisir, tu dois jouir d'une certaine notoriété grâce à ton père, ce qui doit t'aider quand même pour approcher des chanteurs en herbe ou des chanteurs accomplis !» Si une chose est sure au sujet de Reed, c'est qu'elle est prête à s'accomplir par elle-même, et surtout pas en utilisant le nom de son père. Se débrouiller seule, prouver qu'elle est capable de et non pas juste une fille de. Cela ressemble énormément au crédo que la jeune femme semble défendre et semble avoir toujours défendue d'ailleurs. Et la voilà qui entre parfaitement dans son rôle, posant carte sur table la raison de ce rendez-vous, exprimant son désir de travailler avec lui. Un sourire se dessine naturellement sur les lèvres de Garrett lorsqu'il entend la jeune femme parler ainsi. C'est vrai qu'il y a encore peu de temps, il ne se serait jamais imaginé travailler avec Reed, ni même retravailler tout court à vrai dire. « Potentielle partenaire professionnelle… » Qu'il reprend de manière évasive, laissant penser qu'il imagine la situation et qu'il considère la proposition avec intérêt alors que tout est déjà considéré depuis l'annonce de ce rendez-vous. « Je suis prêt à écouter ta proposition, qu'est-ce que tu m'offres? » Et il finit par se raviser, par parler plus simplement lorsque Reed lui explique ne pas vouloir faire tout ce rendez-vous de manière protocolaire. Elle a raison, ils sont bien loin de toutes ces manières et ces blablablas, ils ont atteint une toute autre dimension. « Allez avant de commencer, trinquons à ton nouveau label et à mon retour au travail ! »  Alliant le geste à la parole, il lève son verre en direction de Reed. « Alors dis moi, pourquoi travailler avec toi serait différent d'avec les autres? » Parce que même s'il a pleinement confiance en elle, même s'il sait pertinemment qu'elle saura suivre ses désirs à lui tout en lui apportant l'équilibre professionnel dont il a besoin, lui faire réaliser un véritable entretien ne peut qu'être bénéfique pour la suite des évènements. Acquérir une rockstar dans son label comme premier artiste signé, c'est généralement le signe d'une longue liste à venir. Ainsi, il serait préférable que Reed soit plus que préparé à ce genre de rendez-vous, encore plus face aux gros cons, type dont faisait parti Garrett il y a encore peu. Décidant d'attendre encore un peu, il préfère la faire mariner plutôt que de lui avouer que sa décision est prise depuis bien longtemps et qu'elle n'a plus qu'à faire le contrat qu'il sera ravie de signer dès qu'elle le lui présentera. Jouant avec son verre, faisant bouger les bulles de ce breuvage français qui se veut noble, il s'apprête à écouter attentivement les arguments de l'ancienne étudiante de Berkeley.

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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Mer 1 Oct - 20:07

Ah Babi, incorrigible Babi. Elle n'avait pas changé, les années l'avaient seulement adoucie, et encore, mieux valait ne pas provoquer ses foudres sous peine de se voir banni à vie de son petit monde doré. Garrett en avait probablement fait les frais, fut un temps, mais Reed était sincèrement heureuse de voir qu'ils menaient à présent une vie de couple réussie. Elle n'aurait jamais parié sur ces deux-là, d'un autre côté, vu ses propres choix généralement désastreux, elle n'était sans doute pas la mieux placée pour commenter les histoires de cœur de ses amis. « Mais c'est qu'il est docile, ce Garrett » se moqua-t-elle avec malice. Qu'était-il arrivé au bourreau des cœurs superstar, assagi au point de suivre les ordres de sa petite amie ? « Mais rassure-toi, sa meilleure amie non plus ne te pardonnerait pas » ajouta-t-elle, glissant un clin d'oeil par la même occasion. Elle tendit sa coupe de champagne, qu'elle fit négligemment tinter contre celle de Garrett, célébrant, du moins l'espérait-elle, son futur succès et une relation professionnelle fructueuse. Elle n'avait eu de cesse d'imaginer la carte de visite idéale que représenterait le nom de Garrett parmi ses clients. Bonjour, je suis la productrice de Garrett Fitzgerald. Oui, le chanteur, oui, c'est bien lui. Et que pense-t-il de mes services ? Oh, allons, vous avez vu les ventes de son dernier album, je vous laisse à imaginer le travail fourni derrière. Reed avait visualisé intérieurement un tas de scénarii, aucun n'incluant la possibilité, même la plus hypothétique, qu'il refuse. Qu'arriverait-il s'il refusait, d'ailleurs ? Voilà une question pertinente qu'elle ne s'était pas posée une seule fois. Elle rentrerait sans doute chez elle, dépitée, et noierait son chagrin dans une bouteille d'alcool fort, pour effacer à la fois les erreurs professionnelles et le néant sentimental qu'incarnait sa vie. « Oui, c'est exactement ce que j'ai pensé » confirma-t-elle en hochant la tête. Rien de tel que quelques bulles de champagne pétillant contre le palais pour amener les personnes dans de bonnes circonstances, promptes à donner ce que l'on voulait obtenir d'elle – et Reed était particulièrement bien placée pour le savoir. Elle l'écouta lui rappeler les souvenirs de cette dernière soirée passée tous ensemble, qui lui semblait dater d'un autre siècle. Ce n'était pourtant pas si longtemps auparavant, et Reed mentirait si elle disait avoir vécu un tas d'aventures exaltantes justifiant qu'elle n'ait pas vu le temps passer. Non, sa vie avait été... tristement plate. Tout juste quelques flirts pour occulter Nate et Arya de son esprit, le temps de quelques semaines, avant qu'elle ne se replonge dans la construction de son label, une tâche ardue qui avait été bien plus efficace qu'elle ne l'aurait imaginé pour ne pas se laisser dévorer par ses idées noires. « Désolée, tu es passé après un monument du genre en matière de déclarations ». A sa remarque, elle plissa le nez. Si son père avait la moindre influence, bonne ou mauvaise, dans son succès ? Non, définitivement aucune. Le pauvre était encore en Angleterre, à s'occuper de petits groupes de rock locaux, dont la notoriété ne dépasserait jamais les frontières du Vieux Continent. C'était aussi pour cela qu'elle refusait de retourner chez elle. Reed n'était pas attirée par le strass et les paillettes, mais elle se montrait néanmoins suffisamment ambitieuse pour vouloir produire de véritables célébrités, à la renommée mondiale. Autrement, à quoi bon ? Ce n'était pas même l'argent qui la motivait, seulement... l'ambition. « Tu plaisantes ! Je ne peux même pas me servir de mon nom comme carte de visite, si je dis Chamberlain, les gens vont me rire au nez, ils n'auront aucune idée de qui je suis. » Elle haussa les épaules. Cela n'avait pas d'importance. Au contraire, mieux valait même qu'elle ne doive son succès qu'à son propre travail acharné, plutôt que de remercier son père pour le cadeau empoisonné que représentait le fait d'outrepasser son propre succès pour construire le sien. Ils rentrèrent finalement dans le vif du sujet, sans plus de cérémonie au grand soulagement de Reed. Ce n'était pas qu'elle n'avait rien à lui dire, bien au contraire, bavards comme ils étaient, ils auraient sans doute pu passer la journée entière à parler de tout et de rien mais elle risquait fort de passer à côté de la raison principale qui l'amenait à le rencontrer aujourd'hui. Elle trinqua avec Garrett, lui adressa un sourire confiant. Elle n'avait rien préparé, aucun papier, aucun discours savamment élaboré pour ne lui laisser aucune autre possibilité. Elle comptait simplement sur son talent, et sur le fait qu'ils se connaissaient depuis des années. En vérité, elle allait se contenter de faire preuve d'honnêteté, l'arme la plus redoutable, et la plus efficace, qu'elle connaissait. « Je ne vais pas te mentir, Garrett, tu peux trouver des personnes avec mille fois plus d'expérience que moi, qui connaissent par cœur le terrain, qui ont les relations adéquates et qui te promettront monts et merveilles. » Quelle entrée en matière délicate... « Mais je possède quelque chose que les autres producteurs, plus expérimentés, n'ont pas : la sincérité. Je ne suis pas là pour l'argent, c'est même le cadet de mes soucis. Je veux travailler avec toi, parce que tu es talentueux et que tu mérites quelqu'un qui se soucie de toi et de tes aspirations, avant de se soucier de l'argent que tu ramèneras au label. Quelqu'un qui te laisse libre de créer ce dont tu as envie, de partir sur la direction qui t'inspire, sans la moindre restriction pour coller à l'image que tu t'es faite. Travailler avec moi serait différent, parce que je travaillerai justement AVEC toi. » Elle se renfonça dans sa chaise, pas peu fière de sa tirade. Qui n'aurait pas succombé à pareille offre, après un tel discours. Elle ne pouvait pas lui garantir autant de réussite qu'un grand label, mais s'il acceptait, sans promettre monts et merveilles, elle donnerait chaque seconde de son temps à construire davantage encore la réussite du chanteur. Parce qu'elle le connaissait, et parce qu'elle le respectait, pour son travail et pour sa personne. Il n'était pas qu'une machine à fric, et Reed, plus que quiconque, le savait parfaitement.

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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Sam 8 Nov - 0:36

D'une certaine manière, Garrett s'était voilé la face durant une longue année. Pourquoi s'était-il enfermé dans cette relation? Pourquoi s'était-il reclu de la société de la sorte? Il refusait de l'avouer mais c'était parce qu'il avait peur que les médias ne détruisent cette relation qu'il voyait comme idyllique, unique, et qu'ils avaient surtout mis tant de temps à construire. A l'abri des regards et de la médiatisation, leur relation était sur de ne pas recevoir de mauvaises ondes, et surtout, ils n'auraient aucun risque de se faire influencer sur quoi que ce soit. S'ils devaient s'engueuler, ce serait pour eux et non à cause des autres. Mais ça, l'ancien oméga de Berkeley ne le reconnaîtra jamais, ne voulant pas montrer que sa relation avec Babi peut avoir un côté fragile. Parce que Babi et Garrett, ils sont épiques, et majestueux. Mais qu'à cela ne tienne, la rockstar préfère se préserver. Le retour à la réalité lui est dur, mais quand il s'agit de retrouver un visage aussi amicale que celui de Reed, tout semble moins effrayant. « Oui il parait que c'est un monument. C'est bien dommage que personne n'est filmé ce moment que l'on puisse se le refaire sur youtube, histoire de rigoler un bon coup. Quoi que je suis sur que ça doit être possible à trouver. Je mettrais mon assistante sur le coup. » Se faire comparer sans arrêt à ce fameux McFfenders lui a donné l'envie de découvrir cette fameuse déclaration officielle que tout le monde à Berkeley semble avoir sur le bout des lèvres. Et puis finalement, le jeune australien osa demander à Reed si son nom ne lui avait pas ouvert des portes, ou à défaut, lui avait permis d'attirer certains noms de la chance. Mais à écouter la réponse de la jeune femme, ce nom était plus un handicap qu'autre chose. Comme quoi, la famille ne fait pas tout dans le monde du travail. Mais Reed semble avoir été et être quelqu'un de suffisamment ambitieuse pour apprendre à de dépatouiller par elle-même, sans avoir besoin du soutien paternel, à l'inverse de certains fils et filles à papas appartenant à la confrérie epsilon à l'époque de Berkeley. « Au moins, ta fierté ne pourra être que plus grande lorsque tu signeras des grands noms, parce que tu l'auras fait toute seule, par tes propres moyens et non grâce à ton père. C'est une bonne chose en soit. » Et puis finalement, Reed pose les bases, et commence à dévoiler son speetch. Il écoute avec attention la jeune femme qui exprime son point de vue et ses intentions avec lui, sur la manière dont elle est prête à gérer ses futurs albums, ses carrières, et ce, avec conviction. C'est vrai que la jeune Chamberlain a un certain panache, un certain aplomb qui appelle de suite à la confiance. « Allez, je t'arrête là, pas besoin d'aller plus loin. » Qu'il lui balance d'un ton abrupte, sans donner plus d'explications. Il emploie un ton qu'il utilisait jadis, histoire de se rappeler le bon vieux temps, où il pouvait malmener n'importe qui, sans aucune gêne. Mais Reed n'est pas n'importe qui, Garrett n'est plus le connard d'autrefois, et Babi le tuerait si elle apprenait qu'il malmenait sa meilleure amie. « Il n'y a pas besoin de dire plus, car je comptais te dire oui avant même d'avoir passé le pas de la porte. Je serai ravi de travailler avec toi Reed. J'ai pleinement confiance en toi, en ton travail et en tes idées pour moi. » Il lève sa coupe de champagne et la dirige vers Reed, trinquant à nouveau avec la jeune femme, afin de célébrer leur nouvelle collaboration qui semblait se profiler à l'horizon. Etant libre de tout engagement envers n'importe quelle maison de disque depuis plus d'un an, Garrett avait la possibilité de signer avec n'importe qui, et donc de faire jouer la concurrence, trouver le meilleur contrat, meilleur arrangement, et bien sur meilleur salaire. Mais dans cette histoire, sa confiance en Babi et en Reed est suffisamment forte pour que Garrett se lance dans cette collaboration les yeux fermés, sans la moindre appréhension. « Tu sais quoi? Laisse moi appeler Babi. Ce soir je vous emmène toutes les deux manger à la meilleure table de la ville. Et si jamais tu as un plus un, n'hésites pas à le ramener, ça sera un plaisir de le rencontrer. » Façon détournée de demander à l'ancienne sigma de Berkeley si elle a quelqu'un dans sa vie. Tous anciens étudiants de l'Université serait capable de se souvenir des péripéties amoureuses de la Chamberlain, tant cela avait été exposé aux yeux de tous. Personne n'a oublié sa grossesse dont le père n'est autre qu'un autre grand nom de Berkeley. Garrett ne s'est jamais trop mêlé de cette histoire, n'a jamais cherché à en savoir plus, même à l'époque où lui et Babi étaient en bons termes. Les histoires des autres restaient les histoires des autres. Mais maintenant, il doit bien le reconnaître, il se montre quelque peu curieux, du fait de son futur travail avec la jeune femme et surtout de la sympathie qu'il éprouve à son égard. Mais lui demander de but en blanc serait totalement déplacé. Et l'ancien oméga a la chance d'avoir pour petite amie une fan invétérée des potins, qui saura parfaitement le renseigner à ce sujet. Garrett passe son petit coup de téléphone et l'écarte rapidement de son oreille lorsque le cri strident de sa petite amie se fait ressentir à l'autre bout du téléphone. Raccrochant, il ne peut s'empêcher de sourire. « Je crois que tu as entendu la réaction de Babi. Autant te dire que tu ne vas pas pouvoir échapper à ce diner. » Et puis ce sera de suite plus informel que ce repas actuel, et ça leur permettrait de ne pas se voir simplement comme des collaborateurs mais un peu plus. Parce que le jour où Garrett demandera Babi en mariage - parce qu'il compte bien le faire - il souhaite que Reed soit présente, et si la jeune femme  et lui pouvaient bien s'entendre, ce serait donc la perfection absolu. « Du coup, tu penses que le contrat pourra être prêt quand, et à quel moment on pourra commencer à travailler? » Parce que s'il y a bien une chose qui a manqué à l'australien, c'est bel et bien de travailler en studio et de préparer un nouvel album.

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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Sam 29 Nov - 18:48

« Oh, je suis à peu près certaine qu'une âme charitable aura eu la bonté de filmer cette scène pour que les générations futures puissent se moquer toute leur vie de ce cher McFendders et de sa déclaration 'officielle' » répondit-elle malicieusement. Berkeley, comme n'importe quelle université, vivait au rythme des relations se faisant et se défaisant, qu'elles furent amicales, familiales et sentimentales. Combien de scènes relevant à présent du mythe, peut-être même de la mythologie de Berkeley, avait-elle vu défiler sous ses yeux... ? Ce type, où qu'il fût à présent, jouissait d'une célébrité éternelle, quoi que largement moquée. En vérité, Reed n'aurait pas aimé être à sa place et que les futurs eux puissent passer leur vie à se moquer d'un tel moment de gloire. Mais pour cela, il aurait fallu qu'elle soit assez stupide et/ou niaise, au choix, pour se prévaloir d'un comportement aussi ridicule. La niaiserie n'étant pas dans ses gênes, pas plus que le goût pour la stupidité, la honte suprême lui avait été épargnée, dieu merci. De là à dire qu'elle-même n'avait pas connu son heure de gloire malheureuse, c'était un peu qu'elle ne franchirait pas, grâce à l'amabilité de certains fous furieux dont l'identité restait, encore à ce jour, inconnue. La Seven Society avait laissé des marques profondes dans une vie rythmée d'étudiante enceinte, mais elle devait reconnaître qu'ils lui avaient, sur certains points, facilité la tâche. Sans eux, point de Zadig. Et si elle n'avait pas eu Zadig, elle se serait probablement un peu trop ennuyée. Ou bien elle aurait fait le choix d'élever Arya aux côtés de Nate plutôt que de la renier comme elle l'avait fait dès sa naissance. Oh, bien sûr, elle tentait maintenant de se rattraper en se rachetant une conscience de mère et veillant sur elle, lui envoyant des cadeaux pour des occasions spéciales, mais elle avait perdu toute chance d'être un jour plus qu'une génitrice. Et avec Nate de retour en Angleterre, ses tentatives se compliquaient chaque fois un peu plus, si bien qu'elle le soupçonnait de vouloir l'empêcher d'être en contact avec sa famille. Mais elle ne le blâmait pas. Les rôles eurent-ils été inversés qu'elle aurait sans doute agi de la même façon, pour protéger la chair de sa chair. Erreurs de jeunesse, du passé, qu'elle n'aurait pas commises avec quelques années de recul et un brin de maturité en plus, mais qu'elle tentait d'assumait, du mieux qu'elle le pouvait. Et pour cela, rien ne valait la plongée tête la première dans son travail. « De toute façon mon père n'a aucune renommée ici. Je pars de zéro, et ça me convient parfaitement. Je n'ai peut-être pas toujours fait les choix les plus recommandables dans ma vie, mais j'ai toujours tenté de suivre mes objectifs. Et ma carrière est définitivement le plus important pour moi. » Voilà que Reed se remettait à un ton professionnel, tentant probablement encore de se vendre auprès de Garrett pour le convaincre de se joindre à son label. Elle avait travaillé si dur, avait tant bataillé pour obtenir ce qu'elle voulait qu'elle refusait de sentir le goût amer de la déception et de l'échec. Quand certains pouvaient compter sur leurs parents et un compte en banque bien alimenté pour se débrouiller dans leur vie et obtenir ce qu'ils voulaient d'un claquement de doigts, Reed, elle, avait du tout gérer toute seule, depuis les fondations de son label jusqu'au dépôt du nom. Et pourtant, le chemin à parcourir était encore immense : il fallait trouver les bonnes personnes pour rejoindre le Chamberlain Records, et veiller à leur donner précisément ce qu'ils venaient chercher : le succès. Heureusement pour elle, Garrett savait se montrer bienveillant et l'empêcha de poursuivre son speech plus longtemps. Elle coula un regard surpris sur lui. « Tu... c'est vrai ? » s'enquit-elle, peu convaincue d'elle-même, encore moins de ses capacités. « Tu veux vraiment travailler avec moi ? Ok, c'est un véritable soulagement parce que j'étais à court d'arguments. » Elle se mit à rire, franchement soulagée, et but une gorgée de champagne pour savourer le moment. Voilà. Elle l'avait fait. Elle venait de signer son premier chanteur sur son label, son bébé. Elle hocha la tête lorsqu'il proposa un dîner en compagnie de Babi avant d'afficher un sourire un rien moqueur. « Quelle subtilité Garrett ! Si tu voulais connaître l'état de mes relations sentimentales, il te suffisait de le demander ! Mais non, pas de plus un à amener ce soir » se désola-t-elle dans un soupir. Son travail ne lui en avait pas laissé le temps et quand bien même, cet aspect de sa vie était un interminable désert, plat et vide. C'était sans doute pour le mieux : elle pouvait ainsi se concentrer sur les priorités professionnelles et s'investir corps et âme, sans compter les heures, dans son nouveau travail de productrice. La voix stridente de Babi résonna dans le téléphone et elle put discerner chacun des mots qu'elle hurlait, même à un mètre du téléphone. « Je crois que ça la tente bien, effectivement » confirma-t-elle dans un sourire. Tant mieux. Rien de tel qu'un dîner avec sa meilleure amie et son nouveau poulain pour officialiser la collaboration professionnelle et se changer les esprits en les écoutant débattre comme un vieux couple. Son seul regret était de ne pas pouvoir y participer en jetant un regard complice et entendu à son petit ami, lui signifiant qu'eux, heureusement, n'étaient pas comme ça. Mais point de petit ami, et donc point de regard à échanger, aussi devrait-elle se contenter de lever les yeux au ciel en les voyant se disputer pour des broutilles. Sa question lui arracha un rire et elle chercha le contrat dans son sac. « Ca tombe bien que tu me demandes ça car à vrai dire... » Elle déposa le contrat sous ses yeux. « … Je n'aurais pas accepté ton refus et j'avais donc pris mes dispositions avant de venir. » Elle lui laissa le temps de le parcourir brièvement avant de reprendre. « Tu n'es pas obligé de le signer immédiatement, tu peux prendre le temps de le lire entièrement plus tard mais rassure-toi, il n'y a rien de caché, pas de petits caractères en bas de la page, rien. » Elle but à nouveau une gorgée de son champagne. « Et on commence quand tu veux, dès que tu seras entièrement disponible. Par contre, je te suggère de prévenir Babi que son petit ami va devoir passer beaucoup, beaucoup de temps avec sa meilleure amie, car je suis une bosseuse et il va falloir que tu sois pleinement investi. »
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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Sam 20 Déc - 19:39

L'idée que quelqu'un puisse avoir filmé cette scène mythique de Berkeley fait sourire le jeune homme. Heureusement pour lui, son geste romantique à la limite du désespoir il y a un an maintenant avait fait le tour des médias et, plutôt que de passer pour un débile, romantique à en vomir, Garrett était devenu le héros de ses dames, jalousant ainsi de nombreux hommes qui n'entendaient parler que de la rockstar. Au fond, cela lui a servi plus qu'autre chose et les gens sont restés sur cette image de lui, amoureux et prêt à se mettre à nu. Il ne dépend que de lui maintenant de choisir quelle image il souhaite montrer au monde, quelle facette de sa personnalité il souhaite désormais afficher. A ses côtés se trouve l'une des plus grandes fortunes d'Italie, l'une des jeunes femmes les plus observées au monde, et Garrett n'a pas le droit à l'erreur avec elle. Mais il n'a pas l'intention d'en commettre, pas plus qu'il n'a l'intention de réafficher son ancienne image de connard imbu de sa personne, difficile d'accès. Ses traits font bien sur partis de son caractère, mais il fera en sorte de ne jamais les laisser prendre le dessus sur lui-même, de lui faire oublier qui il est désormais, un homme amoureux et prêt à travailler avec l'une des plus talentueuses jeune femme du show-business américain, Reed Chamberlain. « Qu'importe les choix du passé Reed. Il ne faut pas laisser le passé te définir. Ce qui compte réellement, c'est ton futur, des choix que tu feras à l'avenir. Et à en juger par ton aplomb à te défendre, je ne doute pas un instant que tu seras plus que capable de parvenir à remplir tes objectifs et à atteindre la carrière que tu mérites réellement. » Il se souvient que Reed à l'époque de l'Université, lors de sa deuxième année, était tombée enceinte et l'avait confié au père du bébé. Peut-être parlait-elle justement de ce choix là qui était regrettable ? Il n'en sait pas rien mais il ne cherche pas à en savoir plus parce que ça ne le regarde pas, absolument pas. Les potins, les ragots, il s'en moque et s'en est toujours moquée. Si Reed souhaite se confier et lui expliquer quels sont ses choix qu'elle regrette, ainsi soit-il, Garrett l'écoutera avec toute l'attention qu'elle mérite. Sinon, il se contentera de garder ses interrogations pour lui. Il écoute pendant ce temps Reed qui lui fait son discours pour le convaincre de signer dans son label, avant d'être surprise lorsque Garrett l'interrompt pour lui dire qu'il signera avec elle. « Tu n'avais pas besoin de plus d'arguments, ou d'arguments tout court. Je voulais déjà travailler avec toi lorsque je faisais mon tour du monde avec Babi. Tu ne serais pas venue à moi je serai venu à toi, alors tu sais … Destiny ! » Reed est la seule en qui il a suffisamment confiance pour se relancer dans la musique, pour l'accompagner dans cette nouvelle aventure. Se relancer là dedans, il y avait réfléchi, pensé et retourné l'idée sous toutes les coutures. Mais il ne voulait pas faire ça avec n'importe qui, n'importe comment. Et le seul nom qui lui était venu à l'esprit était celui de Reed. Pas un autre, non, celui de Reed. Pour fêter cela, il propose un repas avec Babi et peut-être le compagnon de Reed. C'est sa manière à lui de se renseigner en toute discrétion, mais bien sur, il se fait avoir en beauté, et Reed voit rapidement le pot aux roses. « Il n'y a que vous les filles, pour arriver à poser des questions de ce genre sans que l'on voit réellement vos intentions. Comment vous faites ça sérieux? » qu'il rigole tout en se posant réellement la question. L'autre question qui se pose, est de savoir quand vont-ils commencer le travail, signer le contrat et terminer la paperasse. Garrett n'a qu'une envie, renouer avec la chanson, avec les studios d'enregistrement, son piano et sa guitare. Et il faut croire que Reed était sur la même longueur d'onde, puisqu'elle sort sur la table un contrat en bonne et due forme, annonçant qu'elle n'aurait jamais accepté un non comme réponse. Garrett sourit et attire le contrat vers lui, écoutant les paroles de la meilleure amie de Babi. « Je lirais ça cet après midi au calme. Car j'ai appris à mes dépends qu'un contrat, qu'importe la confiance que l'on accorde à la personne, doit être lu dans tous les détails. J'ai découvert ça avec Simon Cowell malheureusement. Mais je te rapporte le contrat signé ce soir, car j'imagine bien qu'il est parfaitement correct. » L'ancienne sigma de Berkeley incite ensuite Garrett à prévenir Babi qu'ils risquent de passer beaucoup de temps ensemble, et qu'elle va devoir l'accepter. S'empressant d'acquiescer, Garrett sait que Babi ne s'en offusquera pas puisque d'un, elle a une confiance aveugle en ces deux là, et de deux, elle sera vraisemblablement très souvent dans les pattes de Garrett dans les studios. « Ne t'inquiètes donc pas pour ça. Tu connais Babi, si elle ne pointe pas le bout de son nez une fois par jour au studio pour faire sa groupie, c'est qu'elle est clouée au lit par la maladie. » Qu'il rigole tout en se moquant gentiment de sa petite amie. C'est après tout grâce à la musique et ce côté groupie que tout a commencé entre eux. Il ne peut donc pas blâmer ce trait de sa personnalité. C'est d'ailleurs en repensant à ça que Garrett se souvient de la seule condition pour laquelle il est prêt à travailler avec Reed, condition qu'il n'a toujours pas abordé avec Reed. « Je suis entrain de penser, j'ai une condition, une unique condition pour signer avec toi. Je suis prêt à travailler avec toi si, et seulement si, je peux faire un duo avec Reagan Lennon-Berkeley. Et si tu es d'accord avec ça, je veux que cela reste une surprise pour Babi, qu'elle ne soit absolument pas au courant.  » C'est une promesse qu'il s'est fait à lui une fois, de faire un duo avec Reagan, une des artistes préférés de Babi. Il le sait, la jeune femme sera aux anges et folle de lui.
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MessageSujet: Re: money, power, glory. (garrett) Ven 20 Mar - 23:58

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