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I belong with, you belong with, you're my sweetheart

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Lincoln Collins
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MessageSujet: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Mer 10 Juil - 23:00



Des questions à n'en plus finir. Des policiers friands des moindres détails de la soirée qui s'était révélée être désastreuse. Des étudiants avec des mines d'enterrements. Mort, blessés … De quoi retourner le cœur le plus insensible. Surtout quand on sait qui est le coupable. Alors pour évacuer la pression, Zachariah avait besoin de s'extraire du campus. De partir loin des parcs, du pavillon Hildebrand … Exit Berkeley pour la reste de la nuit. Le jeune homme voulait oublier. Et pour cela, rien de tel qu'un bon tour des bars pour se noyer les neurones dans les effluves de l'alcool. Il était paré, son programme fait et refait dans sa tête. Pour une fois, il n'appela aucun de ses congénères omega à venir se joindre à lui. Ni Adriel qui devait être occupée avec ses retrouvailles en compagnie d'Eden. De toute façon, Zachariah avait besoin d'être seul. Il enfourcha sa moto et s'éloigna dans la nuit. Le premier bar qu'il rencontra lui fit directement de l'oeil. Sans une once d'hésitation, il s'arrêta et entra dans le pub en quête de détente. Bondée à cette heure de la nuit, ce bar regorgeait de jeunes et de moins jeunes que Zach' entendait rire, crier. Tout simplement vivre. Lui et sa bouille dépité faisaient tâche dans cet endroit bruyant. Ne souhaitant pas se mélanger à la foule ambiante, il se dirigea immédiatement vers le comptoir pour passer commande. Claquement de doigts sonore et voilà que le barman lui servait une premier verre de bourbon qu'il s'enfila cul sec. A ce rythme-là, il n'aurait pas besoin de faire la tournée de tous les lieux des soûlards qui il roulerait par terre en moins de deux. A vrai dire, il s'en fichait royalement. Au diable les bonnes manières, tout ce qui comptait pour lui c'était de tirer un trait sur cette fin d'année. Pour parfaire le tout, il aurait fallu qu'il puisse repartir en Russie pour se ressourcer. Ou alors partir en Angleterre pour raconter toutes ses mésaventures à Tyler qui avait toujours su lui porter conseil et soutien quand il en avait besoin. Le problème est qu'il avait l'interdiction formelle ( comme tous les autres étudiants ) de quitter la ville de San Francisco. Pieds et poings liés pour les deux mois à venir. De quoi le rendre encore plus déprimé qu'il ne l'était auparavant. Rien que le fait de se souvenir qu'il était entravé comme un prisonnier lui fit lever la main pour un second verre. Décidément la prudence n'était pas de mise cette nuit. Pendant qu'il sirotait tranquillement son verre, une musique de barbare lui agressait terriblement les tympans. Au point qu'il avait envie d'éclater le juke-box pour être au calme. Cette chanson dénotait avait le slow qu'il avait dansé avec la jolie Aislynn. En repensant à la jeune femme, une grimace apparut sur les traits de son faciès. Il lui avait promis une soirée sans drame. Une soirée où tout se passerait pour le mieux pour eux. Involontairement, il lui avait menti. Soudain il ressentit une présence à ses côtés et une chevelure  blonde se matérialisa dans son champ de vision. Tiens en parlant du loup, la voilà qui débarque sans crier gare. Sans sa robe de bal. Dommage, il l'aimait bien avec. Il l'observe de bas en haut et un semblant de sourire s'invite sur ses lèvres. « Tu me traques ? »  Il ironise sur la situation mais au fond, il sait qu'il n'est pas drôle. Parce que la traque, elle avait eu lieu auparavant sur le campus universitaire. Il détourne son attention d'elle pour se focaliser sur le liquide dans son verre. Les coudes sur la table, il joue à le faire tournoyer. Avant de réaliser qu'il n'est qu'un mufle car il ne l'a même pas invité à se joindre à lui pour boire. Quel manque de savoir vivre. Sa main droite fend pour la troisième fois de la nuit l'air étouffant du bar. Il devrait peut-être demander au type derrière le comptoir de lui laisser la bouteille car il risque de faire pas mal d'allées retours sinon. « Un coca pour la demoiselle. » Annonce-t-il sur un ton péremptoire. Pas d'alcool pour la reine iota ce soir. Il avait déjà pu constater les dégâts que cela engendrait. Et la remettre encore dans un taxi parce qu'elle est incapable de tenir sur ses deux jambes sans vaciller … Très peu pour lui. Il n'est pas d'humeur pour ce genre de joyeusetés. « Évitons un remake de notre premier soirée ensemble. » Dit-il à l'encontre d'Aislynn pour justifier son choix. Sauf qu'elle ne paraît pas franchement ravie. Pas de sourire comme au bal sur son minois. Et Zachariah ne sait pas si c'est parce qu'il a commandé à sa place ou bien tout si c'est parce qu'elle ne veut pas boire avec lui. Ou si, troisième hypothèse, elle est ici dans le but de voir un homme. Cette pensée a le don de lui remettre l'esprit à l'endroit. Méfiant, ses yeux se plissent et il la scrute. « Qu'est-ce que tu fais dans ce bar ? » Autrement formulé, cette question veut dire : Qui est-ce qui doit venir prendre ma place à tes côtés pour finir la nuit. Et il n'est guère enchanté à l'idée de le découvrir dans un instant. Soirée merdique du début jusqu'à la fin. Pour se donner une contenance, il finit son verre. La boisson, il n'y a que ça de vrai dans la vie.
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Jake Fitzgerald
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Lun 15 Juil - 22:01

If Tonight Is My Last by Laura Izibor on Grooveshark
" only get a short time on this earth . gotta make each monent worth somethin "
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Les trinités avaient été invitées à se réunir. Autour du bureau du doyen Fredericksen, ils avaient dû écouter les consignes. Des interrogatoires allaient avoir lieu. Des questions allaient se faire entendre et des alibis se faire écouter. Personne ne voulait être aux premières loges. Personne ne souhaitait être mêlé à cette histoire. C’est de comme un accord qu’ils décidaient de coopérer, doyens et présidents. C’était également la première fois, que la jeune femme croisait le regard de Zachariah, depuis le bal, depuis le drame. Elle le regardait mais, n’insistait pas. Ils s’ignoraient un peu. Ils s’évitaient surtout. Chacun de leur côté, ils repartaient poursuivre cette journée qui s’annonçait longue. Prisonniers de San Francisco. Coincés dans cette ville, jusqu’à la révélation de l’identité du meurtrier, il fallait s’occuper. La nuit venait de tomber. Le soleil terminait son chemin et allait bientôt disparaitre à l’horizon, derrière ces maisons. Derrière cette fenêtre où Aislynn se tenait, où elle pensait à ces images qui la hantaient. Cette danse qu’elle avait partagée à ses côtés. Ce touché et cette proximité qui l’avaient fait frissonner. Cette sécurité que lui seul pouvait faire naitre. Des choses auxquelles, elle était prête à renoncer, juste pour ne pas finir blesser. Trop différents pour se comprendre. Trop fière pour s’avouer. Il fallait simplement se trouver une raison, s’éloigner de cette idée et surtout avancer. Elle ne pouvait pas stagner dans les souvenirs de cette soirée, de cette unique fois où ils ne s’étaient pas disputés. C’était une utopie. Car leur relation n’avait rien de ce courant paisible sur lequel, ils semblaient s’être égarés quelques heures. Le temps assez pour s’y attacher et pour éprouver certaines difficultés à réaliser, à oser y croire une minuscule seconde. En effet, Aislynn ne pouvait pas se permettre cette folie. Elle le savait et elle n’en sortirait pas indemne. Pour la simple et bonne raison, qu’à chaque fois qu’elle se donnait, qu’elle s’abandonnait, elle ne le faisait jamais à moitié. Non, elle se donnait toute entière sans rien laisser sur le côté, sans prendre la moindre précaution. La tête donc retournée par ces idées, ces images et surtout cette chanson qu’elle n’arrivait pas à oublier. La jeune femme décidait d’arpenter les ruelles de la vie. Revoir Zachariah semblait l’avoir perturbée pour la journée. Elle avait besoin de s’aérer, de croiser d’autres visages. Alors, elle marchait sans avoir de but précis, de destination finale. Elle marcherait jusqu’à sentir ses jambes fatiguées et c’était une chose qui mettrait du temps à arriver. Grande sportive, avec une condition physique au-dessus de la moyenne, Aislynn pouvait s’apprêter à parcourir quelques kilomètres sans sentir la moindre crampe, la moindre douleur. Un détail qui ne semblait pas la déranger. En sachant bien sûr, qu’elle ne pouvait pas quitter la ville et qu’elle n’irait donc pas très loin, finalement. Elle avançait et prenait une route à gauche puis, une route à droite. Ainsi de suite, elle laissait le hasard décider. Regardant les alentours, les maisons devant lesquels, elle passait. Les bars qui se réveillaient et surtout l’ambiance qu’ils contenaient. Aislynn était arrivée en ville tranquillement. Armé de ses talons, elle avait traversé le campus et s’était retrouvé à quelques kilomètres. La nuit était tombée et la lune éclairait chacun de ses pas. Quand soudain, elle reconnut cette silhouette au loin. Cette grandeur et cette sculpture parfaite. Il ne pouvait pas y en avoir deux comme lui. Aislynn semblait avoir mémorisé tous ses détails. Elle semblait avoir cette faculté de le reconnaître et même de dos. Il suffisait de voir son style vestimentaire, son allure et son fessier pour le repérer. Se stoppant, elle arrêtait presque de respirer. Est-ce qu’elle devait y aller ? Est-ce qu’elle devait se faire passer pour celle qui le traquait, qui suivait chacun de ses gestes ? Non, Zachariah n’allait jamais s’imaginer autant de possibilités. Il suffisait de croire que le hasard faisait parfois bien les choses et l’affaire était réglée. On avait toutes les réponses à nos questions. Secouant brièvement la tête, Aislynn fit quelques pas pour se retrouver devant cette vitrine. Elle pouvait y voir son reflet et en profitait pour remettre ses cheveux en place, sa veste soigneusement portée. Elle ne voulait pas avoir une faille. Elle ne voulait pas faire partie de ces filles que le jeune homme classait dans son joli dossier, histoires anciennes. Aislynn avait cette envie de le perturber, autant qu’il la chamboulait. De plus, il était hors de question pour lui de boire jusqu’à ne plus se rappeler. Hors de question qu’il puisse se mettre la tête à l’envers, sans l’avoir à ses côtés. Égoïstement, elle s’invitait à cette soirée qu’il aurait certainement préférée passé en solitaire.  Poussant la porte du bar, Aislynn sentit quelques regards se poser. On aurait dit des chiens en cage. A croire qu’aucune fille avec un minimum de classe ne venait se perdre dans cet endroit, à l'absinthe bar. S’approchant donc de sa proie, telle une panthère, la jeune femme pensait garder un peu d’anonymat. Sauf qu’elle s’aventurait sur les territoires de Zachariah La Tour Dubois, à l’odorat très développé. Comme s’il avait pu sentir son parfum, celui qu’elle portait le jour du bal. A cet instant, où il avait laissé sa tête se perdre sur sa peau, vers cet endroit qu’on appelait également le cou, le refuge de tous les secrets. « Est-ce que tu aurais déjà trop bu ?  » répliquait-elle, histoire de lui faire remarquer l’ironie de sa parole. D’autre part, Aislynn n’allait pas confirmer cette hypothèse. Elle n’allait pas se couper une jambe la première. Elle n’avouerait rien et peut-être qu’elle partirait avec ce secret. Ces sentiments qui pouvaient s’éveiller aux côtés du jeune homme. Donc naturellement, elle agissait, comme elle avait l’habitude de le faire. Et étonnamment, il répliquait, trouvant le moyen de l’irriter, d’essayer de la repousser.  « Justement, évitons-le. Peut-être que ça te changerait de tes soirées où l’alcool coule à flot, où tu deviens amnésique à force de picoler. Je te propose un plan B. » déclairait-elle, tout en s’avançant dangereusement de lui. « Je suis ton plan de secours. Allez fini ton verre et vient, on va marcher. » ajoutait-elle. Plongeant ses prunelles dans celles du jeune homme, capturant le moindre clignement de paupière. Aislynn ne voulait pas qu’il boive. Elle ne souhaitait pas entendre dire que le doyen des omega avait encore fait honneur à son titre. Terminant bourré comme personne dans ce bar et vu aux bras de jolies demoiselles. Ces rumeurs, elle voulait les éviter. Cette réalité, elle voulait qu’il y échappe. Une soirée. Quelques heures, où elle pourrait être sa seule présence où elle pourrait lui suffire. « Je t’attends dehors. Tu as cinq minutes et pas une de plus. » Tournant les talons, la jeune femme sortait du bar. Elle lui avait fait cette proposition et il était le seul à choisir de quelle manière, il voyait sa soirée. Après cinq minutes, elle partirait. Elle n’attendrait pas éternellement qu’il se décide, qu’il la choisisse. A l’intérieur de son être, elle essayait de se répéter que le choix qu’il prendrait, ne voudrait rien signifier. Elle profitait de ce temps qu’elle lui avait laissé pour faire une course dans une des petites boutiques, ouverte toute la nuit. Leur promenade nocturne n’allait pas rimer avec ennuis et elle ne le laisserait pas se déshydrater. Elle ne prendrait pas ce risque. Aislynn avait donc pensé au moindre détail et c’est pour cette raison qu’elle avait fait l’acquisition d’une bouteille de rhume. Celui que Zachariah avait l’habitude de boire. Peut-être qu’elle commençait à le connaitre. Peut-être qu’elle avait prêté attention à ces détails qui pouvaient faire la différence, qui pouvait lui prouver que la jeune femme n’était pas uniquement cette folle qui l’avait fait sauté d’une falaise.. Juste pour acquis de conscience, pour lui rendre la monnaie de sa pièce.


31000 POUR ZAISLYNN :plop:
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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Mar 23 Juil - 12:47

Il aurait aimé profiter de sa solitude au moins le temps de quelques heures avant de se replonger dans l'univers étrange qui régnait à Berkeley en ce moment. Zachariah aime bien être entouré mais seulement quand tout va bien. Sinon, il préfère rester dans son coin et attendre que l'orage passe. Alors son envie de s'éloigner est légitime. Et il avait presque réussi. Mais c'était sans compter sur Aislynn qui avait décidé de jouer les troubles fêtes. La voilà, à ses côtés toute pimpante. Et il était profondément agacé qu'elle ose s’immiscer ainsi sans lui demander son avis et plus important encore son aval. Il ne veut pas la voir, ni même l'entendre. Enfin … Peut-être que si. Peut-être que finalement c'est d'elle dont il a besoin pour se changer les idées. Depuis plusieurs semaines, il n'y avait qu'elle qui réussissait à lui provoquer diverses émotions, toutes plus contradictoires les unes des autres. Elle était peut-être son remède. Le problème est qu'il est bien incapable de le voir et de l'admettre. SA première interrogation le fit grimacer. Ça y est, il est bon pour un interrogatoire dans les formes. Et avec Aislynn en inspectrice de charme. Il secoue négativement la tête comme un gamin prit en faute. « Du tout, un verre. Allez deux peut-être. » Il n'est pas ici depuis assez longtemps pour en avoir bu plus … n'est-ce pas ? A vrai dire, il n'a pas compté et il est bien incapable de lui avouer le nombre exact. De plus, il n'a pas envie. Il est grand, majeur et vacciné. Il n'a pas besoin d'un nounou qui lui surveille ses moindres faits et gestes. Pour ça, il a déjà Constance et c'est amplement suffisant. Pour ne pas dire étouffant. Il ose un sourcil sceptique. Cette quoi cette réputation qu'elle vient de lui donner ? Pour un peu, il en serait presque vexé. Mais bon, c'est son statut de doyen omega qui le veut. « Je ne deviens jamais amnésique quand je picole. Et je ne me donne jamais en spectacle non plus. Ne me confonds pas avec toi. » Lance-t-il sur le ton de la conversation. Elle se mit à avancer vers lui et tout ce qu'il trouva à faire, c'est de reculer un peu plus sur son tabouret. De peur de se prendre une baffe ? Sans aucun doute. « Qui t'a dit que j'aimerais avoir un plan de secours ? » Lui, il aime bien être sur ce siège peu confortable en s'envoyant des verres. Il n'a pas quémandé de compagnie, ni d'aide pour se sortir de ce bar.  « Je ne veux pas marcher. » Par contre, il adore être chiant. Comme à cette minute. Puis cette quoi cette manie qu'elle a de toujours vouloir faire un truc avec lui même quand il ne demande rien. Il pense que c'est la fin de la discussion et qu'elle va rentrer bien sagement chez elle. C'est bien mal la connaître. Cinq minutes et pas une de plus. Qu'est-il censé répondre à cet ordre ? Bien maman, je t'obéis comme un brave toutou. Une remarque acerbe sur le bout de langue, il est sur le point de lui signifier clairement sa façon de penser. Mais elle disparaît avant qu'il n'en ait eu le temps. Elle a sauté hors de son tabouret pour se faufiler habilement jusqu'à la sortie du bar. Sous les regards grivois des ivrognes qui traînent par ici. Zachariah les a remarqué et cela ne fait qu'empirer son attitude maussade. Non, il n'ira pas dehors et non il ne l'écoutera pas. Si c'est pour se taper un sermon de la blonde, il est bien mieux ici en compagnie de son verre. Au moins, ce dernier ne l'emmerde pas. Il appelle avec véhémence le barman. Au départ pour un énième verre qui rythmera sa soirée. Au final, il s'entend lui demander l'addition. Au fond, il souhaite passer du temps avec Aislynn. Sauf qu'il a du mal à se l'avouer. Et le fait de se voir aussi dépendant de la jeune femme, le fait grincer sévèrement des dents. Il bougonne en se levant de son tabouret et remarque que la pièce vacille légèrement sur place. Il se dit qu'il n'a pas mangé de la journée et que forcément l'alcool a circulé plus vite dans son sang. Aislynn ne va pas réellement apprécier sa compagnie, il le sent. Une fois dehors, le doyen omega gonfle ses poumons d'air et remarque qu'elle l'a attendu. Elle a tenu parole. Comme à chaque fois. Avec une ironie poussée à son paroxysme, il lui fourre sa montre sous le nez. « Quatre minutes et cinquante-huit secondes ! C'est ce que j'appelle être ponctuel. » Déclare-t-il avec un air suffisant. Il ne peut pas s'empêcher de la provoquer. Pourtant, au fond, ce n'est pas un mauvais bougre Zachariah. C'est juste qu'il a du mal à faire face aux émotions qu'il ressent lorsque la jolie iota le gratifie d'un regard ou d'un sourire. Il est plus facile de se replier sur soi-même ou d'attaquer sans relâche pour ne pas être bousillé par des sentiments qui se révéleraient être trop forts à gérer. Ses prunelles se posent sur un sac à l'effigie d'une petite boutique qui se trouve au coin de la rue. Tiens, elle s'amuse à shoppinguer en plein milieu de la nuit ? « C'est quoi ? Si tu m'as acheté une couronne en plastique pour célébrer notre victoire au bal, sache qu'il n'est pas question que je la porte. » Plutôt re-rentrer dans le bar que de subir une pareille humiliation. Le meurtre de cet anglais avait été bénéfique en ce sens. Façon de parler. Zachariah n'est pas heureux qu'il y ait eu un mort. Loin de là même. Il la fixe tout en restant silencieux, en songeant que la fin de leur soirée aurait pu être différente si ce drame n'était pas survenu. Toutefois, il est trop tard pour faire machine arrière. Elle lui dit qu'elle souhaitait se promener. Probablement pour se changer les idées. Il tourne sa tête vers la droite pour s'apercevoir qu'ils ne sont pas loin de la plage. Parfait. Il lui attrape la main et dans un geste d’inconscience, entrelace ses doigts à ceux de la jeune femme. « Bon on la fait cette balade ? » Oui, il a changé d'avis. D'abord peu enclin à l'idée de marcher sans but précis, le voilà à présent disposé à le faire. La paume de sa main collé à celle d'Aislynn, il se surprend à savourer ce moment simpliste entre eux. Sans prise de tête. Sans question. Et sans mauvaise foi. Il se surprend juste à aimer être avec elle.
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Jake Fitzgerald
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Mar 6 Aoû - 22:09

Pourquoi avait-elle agis de la sorte ? Rentrer dans ce bar et l’inviter à la suivre, sans véritablement lui laisser beaucoup d’autre choix. En effet, Aislynn n’était pas connue pour prendre son temps. Elle avait cette impatience qui pouvait être considérée comme un défaut ou comme une qualité. A cet instant précis, Zachariah devait haïr ce trait de personnalité. Il devait la détester dans son entièreté. Arrivée ainsi et le questionner, comme s’il avait des comptes à lui rendre, comme s’ils étaient « amis ». C’était déjà bien assez compliqué et tendu entre eux, pour qu’elle ose en rajouter une couche. C’était presque une habitude, se battre et ne jamais baisser sa garde. Il semblerait d’ailleurs que le bal de fin d’année soit un souvenir unique, sur lequel, ils ne préféraient jamais revenir. Parler de cette proximité, elle ne pouvait pas l’imaginer. Ses pensées étaient suffisantes pour lui remémorer. Elle aurait souhaité à tout jamais oublier. Oublier ce parfum qu’il avait choisi de porter ou ce sentiment qui l’avait envahi quand, elle s’était collée contre lui. Aislynn aurait tout donné pour ne pas se refaire sans cesse ce film. En boucle et surtout sans jamais s’en lasser. Elle aurait souhaité que les choses ne viennent pas se compliquer, ils avaient déjà donné. Elle aurait souhaité beaucoup de changements mais, à l’intérieur de son être, dans sa poitrine, un organe avait retrouvé vie. Elle ne pouvait pas l’expliquer et encore moins lui confier. La jeune femme n’avait aucune envie de se faire ridiculiser. Elle n’avait jamais osé imaginer la situation. Verre à la main, le jeune homme ne pouvait que lui rire au nez. Le cauchemar qui se mêle à la réalité. Donc face à lui, Aislynn gardait ses distances. Elle avait enfilé son côté froid et direct. « Tu n’as pas besoin d’avoir picolé pour te donner en spectacle. Voilà notre différence. » répliquait-elle avant de l’entendre encore se plaindre. Zachariah n’avait envie de rien. Il voulait juste prendre racine dans ce bar et poursuivre son hydratation. Bien. S’il veut rester seul, qu’il le reste. Mais, qu’il n’imagine pas que ce genre d’occasion puisse arriver toutes les semaines. Cette proposition qu’elle lui faisait, était plutôt unique et très rare. Alors, il était assez grand pour savoir s’il désirait saisir cette opportunité. En sachant que cette fois-ci, il ne mettrait pas sa vie en danger. Sauf, si une promenade pouvait le tuer. Dans ce cas, le jeune homme devait être vigilent face à l’endurance de la présidente des iotas. Mise à part ce détail, cela était réellement qu’une simple escapade nocturne, un plan b comme elle l’avait appelé. De ce fait, la jeune femme n’insistait pas. Elle ne rajoutait rien. Elle lui laissait cinq minutes pour la rejoindre et pas une seconde de plus. A l’extérieur du bar, elle avait beaucoup de difficultés à gérer son anxiété. Allait-il venir ? Allait-elle se prendre un vide ? Aislynn ne serait pas étonnée s’il décidait de rester accroché à ce bar. Le doyen des omégas ne pouvait pas résister longtemps à cette grande tentation. La jeune femme de son côté, ne savait pas expliquer ce qui le rendait si intéressant. Elle ne savait pas décrire le sentiment qui l’avait conduit à agir de cette manière, à éprouver cette envie de partager sa compagnie, à l’éloigner de ces démons et surtout de toutes ces sangsues qu’elle avait déjà remarquées dans les quatre coins de l’établissement. Un bon parti. Un homme plaisant à regarder. Personne ne pouvait le nier. Pas même mademoiselle Woobleforth. Donc à cet instant, le voyant déambuler et s’approcher de sa personne, elle ne pouvait pas cacher sa satisfaction.  Elle ne pouvait pas totalement la masquer. Elle avait ce qu’elle souhaitait, c’est-à-dire un peu d’importance. Certes, la jeune femme ne lui déroulait pas le tapis rouge. Il n’y avait pas de large sourire mais, s’il commençait à la connaitre, il aurait pu le remarquer dans son regard. Il aurait  pu en prendre conscience en accrochant ses prunelles aux siennes. Quelques secondes, pour remarquer l’étincelle qui pouvait y briller. « Essayerais-tu de rallonger ta liste, peu complète, de qualités ? » le questionnait-elle avec sérieux. Effectivement, il avait le don pour la piquer, pour jouer avec ses nerfs. Même si le jeune homme ne devait pas oublié qu’il était face à une redoutable adversaire. Il avait attendu donc les dernières secondes pour se présenter. A peu de chose près, il serait sorti et aurait remarqué son absence. La jeune femme n’allait pas attendre une seconde de plus. S’il pensait donc la faire patienter ou si dans ses dernières folies, il souhaitait se faire désirer, Zachariah risquait d’être déçu. Et c’est sans tarder, qu’il relançait la discussion, en faisant part du sachet qu’elle avait coincé et dissimulé sous son bras. Levant les yeux au ciel et laissant un sourire malicieux prendre possession de ses lèvres, Aislynn l’imaginait déjà avec sa couronne de princesse. Une vraie diva, ce Zachariah. Heureusement, qu’il n’avait pas un accès direct à ses pensées. Sinon, beaucoup de choses, trop d’émotions à son égard pouvaient être révélées. La jeune femme savait pertinemment qu’elle risquait de le perdre en faisant un geste de trop. Elle avait senti son corps se raidir, lors du bal. A ce moment précis, où elle avait été face à ce corps sans vie et qu’elle avait trouvé comme seul refuge, les bras de son cavalier. Elle l’avait surpris. Elle l’avait pris du court et elle avait remarqué que cela ne pouvait pas toujours lui convenir. Zachariah et Aislynn aimaient mener la danse. Ils n’appréciaient pas être surpris mais, il semblerait parfois que certains actes ne se contrôlent pas. « J’ai dû patienter. Tu vas devoir en faire autant pour savoir ce que contient le sac.  Chacun son tour. » La jeune femme avait tout juste le temps de terminer sa phrase qu’elle sentit la main de l’omega attraper la sienne. C’est un silence qui l'envahissait. Plus aucun mot ne sortait de sa bouche et naturellement, elle suivait les pas du jeune homme. En direction de la plage, elle commençait à douter. Aislynn n’était pas sûr de pouvoir contenir tout ceci. Sentiments. Incompréhensions. Jeux dangereux. Prise de panique, elle se concentrait. Elle devait faire le vide. Ils étaient justes là pour passer une bonne soirée. La demoiselle n’avait plus la possibilité de faire marche arrière. Elle ne pouvait pas le laisser après s’être surnommé le plan b. Après plusieurs minutes de silence, ils arrivaient face à ce tapis de sable. La jeune femme ne pouvait pas continuer sur sa lancée et se laisser guider par ses émotions. Elle devait être normale. Elle devait être celle qu’elle avait toujours été et peut-être celle qui l’avait intéressé, au point de le tenter, le temps d’une soirée.. « Tu es sérieux ? La mer, le sable qui gratte et les bestioles qui s’y cachent. » lâchait-elle, face à l’horizon. Aislynn avait en réalité un problème avec l’océan. Elle ne souhaitait pas en faire part au jeune homme. Il la prendrait pour une folle, après avoir sauté d’une falaise avec cette dernière. Cependant, les circonstances étaient différentes. Ils étaient encadrés quand ils avaient suivi la folie de la jeune femme. Ils étaient censés être en sécurité avec l’équipe qui se trouvait à leurs côtés. Alors qu’ici, ils étaient simplement deux et le courant se montrait plus violent. Il se peut même que le jeune homme ne comprenne pas, cette peur, cette crainte de l’immensité et des pièges dans lesquels nous pouvons devenir prisonniers. « Un petit remontant ? » finit-elle par déclarer. Détachant avec difficultés sa main de celle de Zachariah et levant à ses lèvres, cette bouteille qu’elle avait achetée. C’était donc une bonne idée qu’elle avait eu. Avec un peu d’alcool, peut-être que la demoiselle arriverait à imaginer que cette mer qui se défoule, est sans défense et à des kilomètres d’elle. En tout cas, on peut toujours essayer..    

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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Sam 24 Aoû - 21:57

Citation :


“ - Quand l'un de nous jouait, l'autre souffrait. C'était complètement absurde. On se courait après, on savait pas s'aimer en même temps. "

C'est tellement égoïste de ma part, mais t'es la seule personne que je veux. La seule que je refuse de partager, la seule à qui j'ai envie de donner tout ses sentiments qui se tapissent au fond de moi, la seule avec qui j'ai envie d'être heureuse. Et c'est tellement égoïste de ma part, mais je veux que le bonheur ne soit rien qu'à nous, qu'il puisse être notre secret et que rien ni personne ne puisse nous l'enlever. C'est égoïste de ma part ...
Son joli minois ne cessait de l'obséder et elle en rajoutait une couche supplémentaire en le suivant dans ce bar alors qu'il n'avait rien demandé à personne. Surtout pas à elle. Zachariah, tout ce qu'il veut c'est oublier que l'une de ses meilleures amies avait décidé de faire un remake d'un film d'horreur. Oublier que sa sœur avait été kidnappé et qu'il s'était fait un sang d'encre. Son premier réflexe avait été de l'envoyer sur les roses. La vexer afin qu'elle s'en aille et qu'il ait la paix pour la nuit. Au final, c'est tout ce qu'il demandé. Mais elle s'accrochait. Fermement en plus. Impossible à déloger. A croire qu'elle aimait les causes perdues. Il ne pipa pas un mot quand elle l'accusa de donner en spectacle ivre ou non. Lui clouer le bec lui ferait énormément plaisir mais celui lui prendrait trop de temps et d'énergie. Et il n'était clairement pas motivé pour en dépenser ce soir. A part pour lever la main et se faire resservir un verre. Sans autre forme de procès, elle le quitta après lui avoir lancé un ultime dilemme qui le fit soupirer. Ah c'est bien les femmes ça de vouloir toujours tout contrôler. Le problème est qu'elle y parvenait avec lui. Dès que sa présence s'était estompé, il avait ressenti un manque extrême. Cette constatation ne l'enchantait visiblement pas si bien qu'il ingurgita un dernier verre cul sec avant de sortir à son tour du bar. Comme elle le lui avait promis, elle l'attendait car il avait mis moins de cinq pour la rejoindre. « Moi au moins, j'ai des qualités. » Répliqua-t-il du tac au tac. Réaction puérile, signe d'un enfant de dix ans. Mais avec l'alcool qui parcourait ses veines, Zachariah n'était pas trop en position de lancer de jolies tirades poétiques. Alors elle ferait avec pour ce soir. « T'es pas drôle, j'espère que tu en as conscience. » Grogna l'omega dans sa barbe. Elle lui tenait tête et tel un gamin à qui l'on refuse son caprice, il couinait. Contre toute attente,  il accepta et relança même l'idée de la ballade. Lunatique, comme toujours avec Aislynn. Direction la plage. C'était le lieu le plus proche d'eux et le plus calme. Son manque de coopération et d'enthousiasme vint entamer la bonne humeur de Zachariah. Il faisait des efforts considérables pour être le plus adorable possible mais ce n'était jamais suffisant à en croire Aislynn. La voilà qui se plaignit de détails insignifiants à ses yeux. Le jeune homme leva les yeux au ciel pour ne pas lui soupirer au visage. Elle n'avait pas de problème pour sauter d'une falaise de plusieurs dizaines de mètres de haut mais marcher dans le sable pour s'approcher de l'océan pacifique semblait être la fin du monde. Décidément, il n'arriverait pas à la cerner correctement. « Arrête de faire la chochotte. Deux ou trois crabes se baladant sur le sable ne te mangeront pas. » Finit-il par lui souffler avec un air provocateur accroché à son faciès qui reflétait la moquerie. Comme on le dit si bien « ce n'est pas la petite bête qui va manger la grosse ». Néanmoins, par souci de ne pas heurter son égo féminin, il s'était bien abstenu de lui présenter les choses de cette manière. Après, elle se mettrait martel en tête en lui reprochait de la qualifier de fille trop grosse. Zachariah n'était vraiment pas d'humeur à entamer une énième dispute avec elle. C'est pourquoi, il gardait ses réflexions pour lui. A contrecœur, il la laissa détacher sa main de la sienne. Sans qu'il ne comprenne totalement pourquoi, il ressentit un vide et un froid s'installer là où les doigts de la jeune femme se trouvait un instant pour tôt. Pour ne pas avoir à réfléchir  plus en profondeur, Zachariah afficha une mine impassible et fourra ses mains dans les poches de sa veste. Son regard dériva sur la bouteille qu'elle sortit du sac. Alors c'était ça la surprise. Elle n'aimait pas boire et pourtant elle porta sa bouche au goulot de la bouteille. Zachariah en aurait presque ricané s'il n'avait pas aperçu le malaise qui s'était emparé d'elle quand ils étaient arrivés sur la plage. Il attrapa la bouteille avant qu'elle ne puisse se resservir et but une gorgée à son tour. « Merci de partager. » En même temps, il ne lui avait pas donné le choix.  Il leva la bouteille une deuxième fois comme pour trinquer muettement avec elle avant de prendre une seconde lampée. Et de la lui redonner par la suite. Il était assez lucide pour savoir qu'il avait assez d'alcool dans le sang. L'omega enleva ses chaussures, chaussettes et releva le bas de son pantalon. Puis, il  se tourna et lui présenta son dos. « Allez fais ta princesse peureuse et monte. On ne vas pas rester ici éternellement. » Lui, il avait envie de marcher et d'aller dans l'eau. Pas pour un bain de minuit improvisé. Juste pour sentir les vagues et observer l'océan s'étendre à perte de vue. Zachariah se baissa légèrement et lui fit un dernier signe pour qu'elle grimpe sur son dos. Il attendit un peu qu'elle se décide et il se sentit rassuré quand les bras frêles de la iota vinrent encercler son cou. Elle aurait pu le repousser et lui dire qu'il était complètement fou mais non. Ses mains attrapèrent les jambes de sa compagne et il commença à marcher dans le sable frais. Silencieux, il profitait juste de sa présence et de son corps enroulé autour du sien. Une mauvaise parole et il risquait de tout fichtre en l'air. Alors parfois le silence est d'or. L'eau salée vint lécher ses pieds et c'est sans peur que Zachariah s'avança pour que l'eau lui arrive jusqu'aux chevilles. En soit, pas de problème et pas de noyade possible. Cependant, il sentait bien qu'elle n'était pas totalement dans son élément car ses bras s'étaient resserrés autour de son cou. Cette sensation lui était passablement désagréable. Il ne gêna pas pour le lui dire. « Aislynn, tu vas m'étouffer bordel ! Je ne suis peut-être pas très sobre mais je ne vais te faire tomber si c'est de ça dont tu as peur ! » Maugréa-t-il en espérant ainsi qu'elle lâche prise. Il amorça un pas en avant et les vagues de l'océan s'échouèrent contre ses mollets. Son pantalon était mouillé mais il n'avait que faire. L'air marin lui emplissait les narines et faisait voltiger les cheveux blonds de la iota contre son visage. Peut-être que cette nuit il lui manquait de la lucidité mais pour rien au monde, il n'aurait voulu changer quoi que ce soit au moment présent. Il resserra doucement sa pression contre les genoux d'Aislynn pour la garder coller à lui. « Tu me fais confiance ? » Murmura-t-il dans la pénombre. Ainsi, il recommençait le jeu des questions – réponses honnêtes auquel ils avaient joué maintes et maintes fois. Instinctivement, le visage du jeune homme se tourna vers celui de la blonde pour la contempler. Et il se rendit compte qu'il était proche d'elle. Trop proche de son visage, de ses yeux, de ses lèvres … Alors il rompit le charme en se repositionnant pour faire face à l'océan. Il se sentait faible avec elle. Sauf qu'il ne devait pas oublier qu'elle n'était qu'une fille avec qui il faisait des paris stupides, une fille avec qui il jouait et qui se jouait de lui également. Garder la tête froide et faire taire cette petite voix qui lui disait d'agir plus naturellement. Laisser son cerveau le guider et pas son autre organe vital.
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Jeu 5 Sep - 21:16


I want what i can't have. I wanna make you mine.  I don't care what it takes. I'm fearless with my heart. I'll take it any place. I don't care if it breaks. I wanna tell you things. I never tell myself. These secrets hurt like hell.  Call me crazy, maybe i'm insanely out of my mind but it'll never phase me. If I have to, i'm not afraid to save my heart for you.
Elle était hypnotisée. Elle était charmée et elle essayait toujours de se le cacher. Derrière ses aires de guerrière, la jeune femme était prise au piège. Elle était devenue prisonnière de son charme et de ses sentiments qu’elle pouvait éprouver à l’égard de Zachariah. Perdue sur la perfection de chacun de ses traits, sur ces magnifiques courbes qui dessinaient son sourire, ses émotions, Aislynn était désarmée. Elle pouvait perdre tous ses moyens d’une seconde à l’autre. Alors, c’est peut-être ça, avoir des papillons dans le ventre, en perdre la parole, devenir aveugle. C’était donc cette chose, ce sentiment qui nous enveloppe et nous tourmente. C’était cette réalité, celle qu’elle avait sous les yeux, celle qui lui pendait au nez. Il n’y avait pas eu de coup de foudre ou d’évidence. Depuis tous ces mois, ils avaient préférés se tester, se chercher et s’éviter. C’était comme ça, c’était dans leurs tempéraments. Ils sont et demeurent de grands solitaires, sur le chemin de leurs vies. Ils ne se fient qu’à eux-mêmes et quand ils se retrouvent à deux, tous leurs sens s’éparpillent, ils perdent le nord et peuvent parfois paniquer. Savoir qu’on ne pouvait pas contrôler cette attirance, dérangeait mademoiselle Woobleforth. Elle n’aimait pas se retrouver dans cette situation. Depuis, que son cœur avait déjà subi une trahison, un départ et une rupture. Elle ne pouvait plus supporter. Elle ne souhaitait plus encaisser et c’était pour ces raisons, qu’elle avait décidé d’éteindre les lumières, comme on éteint ses sentiments. Elle se l’était pourtant juré. Elle ne pouvait plus baisser sa garde et se laisser diriger vers cette chute sans protection. Car, c’est ce qu’il arrive quand on se retrouve dans cette situation. On perd toutes les notions qui nous ont tenus jusqu’ici en vie, en sécurité. Dans le regard du jeune homme, elle oubliait tout ceci. Elle ne pensait plus à rien et étrangement ça faisait longtemps qu’elle ne s’était pas sentie aussi bien. Pas de dispute, ni de chamaillerie, juste eux et le bruit de ces vagues qui se fracassaient les unes contre les autres. Ils étaient jeunes, libres et tellement imparfaits. Ils étaient ensemble et ils étaient sereins, main dans la main. Zachariah avait beau la charrier, lui faire croire qu’elle n’avait aucune qualité, qu’en plus d’être pauvre à ce niveau, elle n’était pas drôle. Elle n’y prêtait aucune attention. Il aimait la piquer et puis ce geste qu’il avait fait vers elle, ne pouvait qu’attirer toutes ses pensées. La chaleur de ses doigts. La douceur de sa paume. La délicatesse de cette attention. La jeune femme fixait l’horizon. Elle ne pensait plus à ses propos qu’il avait pu lui confier quelques minutes auparavant. Ceux qui n’avaient recueillis aucune réponse, aucune réflexion de sa part. Cependant, elle ne pouvait pas cacher cette crainte de s’approcher de l’océan et elle le justifiait avec les bêtes qui pouvaient se cacher dans le tapis de sable juste devant eux. Zachariah ne pouvait que l’obliger à avancer. Elle le savait. Elle ne pourrait pas l’éviter. Sauf, si elle se mettait à courir dans la direction inverse. Mais, ce n’est pas ce qu’elle désirait. Ils étaient réunis et ensembles, c’était donc, peut-être tout ce qui devait compter. Il était également temps de laisser une certaine confiance s’installer. C’était peut-être leur chance de faire un pas vers l’autre, sans cette fois-ci, en faire cinq en arrière. Allait-elle prendre ce risque ? « Parce que c’est vrai, monsieur n’a peur de rien. » déclarait-elle en sortant sa bouteille de sa cachette. Se détachant de sa main, inconsciemment, pour venir porter le bord de cette bouteille à ses lèvres, Aislynn essayait de trouver du courage. L’alcool chauffait le bord de ses lèvres, l’intérieur de son être. Elle en avalait quelques gorgées avant d’attirer la jalousie de son compagnon de soirée. Celui-ci ne perdit pas une seconde, avant de lui emprunter. « Je t’en prie. » avouait-elle sur le même ton. Puis prise de cours, elle ne comprenait pas pour quelle raison, il commençait à enlever ses chaussures, puis ses chaussettes. « Qu’est-ce que tu fais ?  Si tu crois que je vais faire la course, le dernier à l’eau est une poule mouillé, tu rêves. » En effet, il en était hors de question. Il pouvait la traîner jusque-là, par les pieds, se serait la seule manière de la faire avancer. Néanmoins, elle n’arrivait pas à comprendre quelle mouche avait pu le piquer. Remontant le bord de son pantalon, il était tourné et lui présentait son dos, avant de pivoter son visage et de retomber dans son regard. Non mais, il est sérieux ?! Oui, il était sérieux. Une fraction de seconde,  d’hésitation plus tard,  la jeune femme ôtait ses chaussures, remontait son pantalon, déposait ses affaires et s’agrippait à son cou. Silencieusement, elle prenait place. Zachariah la tenait. Elle le tenait. Tandis, que sa peur s’amplifiait à chaque pas qu’il faisait vers l’océan. Sans en prendre conscience, elle resserrait ses bras autour de son cou, au point même de bloquer sa respiration. « Je suis désolé. J’ai juste peur. Tu comprends ? C’est tellement grand. Qui me dit qu’à la première opportunité, tu ne vas pas m’abandonner. » ajoutait-elle la voix un peu affolée. Alors, qu’il s’aventurait toujours vers les profondeurs de l’océan, avec cette envie de lui faire sentir la chaleur de l’eau contre ses pieds. La panique de la demoiselle ne pouvait pas être mesurée mais, elle essayait de faire le nécessaire pour la contrôler et même quand ce n’était pas évident. Zachariah devait donc se montrer patient et étonnamment, c’est ce qu’il faisait. Il lui parlait à nouveau calmement. Il essayait de la rassurer et surtout de la mettre en confiance. A quelques centimètres de son visage, Aislynn pouvait se laisser captiver, elle se laissait envoûtée par la profondeur de son regard  et par la brillance de ses prunelles, qu’elle n’avait jamais vues d’aussi près. Coupant court à cette proximité, le jeune homme redirigeait son visage vers l’horizon. Il attendait sa réponse. Alors, qu’elle avait supposé qu’il était capable l’abandonner.. Une parole qui pouvait être prise sous tous les angles. Elle pouvait lever le masque sur beaucoup de choses, sur cette attache qu’elle ressentait. Car, ce n’était plus à remettre en question, Aislynn ne voulait pas partager le doyen des omégas. Elle ne pouvait pas supporter le voir aux côtés d’autres filles, leur sourire où les draguer. Elle ne pouvait pas l’observer, en train de jouer ce jeu. Elle ne pouvait pas encaisser ceci mais, elle ne pouvait pas non plus lui avouer. Alors, peut-être que ce mot  ‘ abandonner ‘ allait provoquer un déclic chez le jeune homme. Allait-il comprendre ou pas ? Et que ferait-il s’il réalisait qu’elle s’était attachée de cette manière ? C’est donc avec courage et envie, qu’elle prononçait sa réponse. « Je te fais confiance. » Décidant par conséquent, de moins serrer ses bras autour de son cou, Aislynn décidait même de laisser ceux-ci, tomber sur le haut de son buste. Elle avait décidé de lui faire confiance et ce changement de comportement le prouvait. Même, si à l’intérieur de son être, c’était toujours la peur qui la guidait. Même, si une partie d’elle réclamait cette proximité, cette attache qu’elle pouvait partager avec le jeune homme. Encore et toujours. Son côté irrationnel ne tenait pas compte des conséquences que pouvait avoir un geste de trop. Elle le savait. Elle en avait envie. Néanmoins, elle ne souhaitait pas tout gâcher. Posant sa tête, quelques secondes, contre la nuque de Zachariah, elle sentait cette odeur, ce parfum qui lui appartenait. Depuis le bal, elle ne l’avait pas oublié. Elle fermait les yeux. Elle le revoyait danser contre elle. Seulement, ce n’était pas de cette manière, pas aussi proche qu’à cet instant. Relevant le visage, elle pouvait remarquer que la lune était en train de les guetter, de se demander, ce qu’il entendait par cette question qui lui avait posé. Aislynn attendait également d’en savoir davantage.. De comprendre pour quelle raison, il souhaitait obtenir sa confiance.
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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Mar 10 Sep - 13:37


Si on lui avait dit qu'un jour, il se promènerait en plein milieu de la nuit, sur la plage, en compagnie d'Aislynn qui est censée le maudire vingt quatre heures sur vingt quatre sans exception, Zachariah aurait ri. D'un rire narquois et moqueur. Pourtant, aujourd'hui, il se retrouve avec la main de la jeune femme au creux de la sienne, leurs pieds foulant le sable devenu froid à cause de la baisse de température. C'est niais à souhait mais il apprécie d'être avec elle à cet endroit précis alors qu'il n'est pas un adepte de la plage. Quand elle le pique avec l'une de ses répliques dont elle a le secret et qui ont le don de l'agacer dans la seconde, il se contente de soupirer fortement pour lui montrer son exaspération mais il ne fait pas plus. Pour une fois, il ne cherche pas la bagarre alors lui répondre serait comme jeter de l'huile sur le feu. Déclencher une énième bataille dont au final aucun des deux ne sortirait vainqueur. Sa bouche fermée, il laisse l'acidité de cette palabre lui couler dessus. « Aislynn, est-ce que j'ai la tête d'un mec qui fait la course sur le sable ? » Son ton est lasse et ses yeux lui lance un regard en biais. Non. Définitivement pas non. Zachariah, il a l'allure d'un mec je m'en foutiste et un peu rebelle sur les bords, c'est sûr. Mais certainement pas d'un gars qui adore courir sur le sable pour son bon plaisir. Dos à elle, il l'invite silencieusement à lui monter dessus. Et après une certaine hésitation, elle obtempère sans rechigner, ce qui est très agréable pour lui. Et surprenant par la même occasion. Il reste perplexe et silencieux. De quoi parle-t-elle au juste quand elle lui signifie qu'il pourrait l'abandonner ? Est-ce qu'il doit prendre cette réplique au premier degré ? Ou bien, y-a-t-il un sens caché, bien plus symbolique ? Zachariah ne sait pas quoi répondre. La sincérité semble être le meilleur argument possible. Et c'est ce qu'il fait en lui déclarant simplement : « Je ne t'abandonnerai pas. Je … J'ai pas envie. » Et c'est bien le fond du problème. Il s'est tellement attaché à cette jolie blonde, qu'elle accapare sans le vouloir ( et surtout sans le savoir ) toutes les pensées de l'omega. Et maintenant, il serait bien incapable de la laisser filer. Que ce soit dans l'eau, pour la mouiller ou dans sa vie, Zachariah ne l'abandonnera pas. Il ne sait pas comment le lui prouver mais c'est un fait indéniable. Les iris de la iota le prennent au piège et il s'en défait à contre cœur, en se maudissant de couper le lien qui unissait leurs regards. Il ne sait plus comment agir, c'est à peine s'il sait encore réfléchir convenablement en sa présence. A chaque fois qu'Aislynn est dans les parages, le la tour dubois mâle se surprend à être gauche et facilement déstabilisé. Parce qu'il a une idée derrière la tête, il lui demande alors si elle lui fait confiance. Ses muscles se contractent d'eux même car dans sa tête, il est clair qu'elle va dire non. Ils ont vécu beaucoup trop de choses négatives pour qu'elle lui dise oui. Cela relèverait du miracle. Et ce dernier se produit. Il n'en croit pas ses oreilles. « Bien. » Répond le jeune homme. Extérieurement, la réponse d'Aislynn à sa question précédente ne semble pas l'émouvoir outre mesure. A l'intérieur de lui-même, c'est une tout autre affaire. Il jubile de savoir qu'elle lui accorde pleinement sa confiance. Et ce, malgré ses remarques incessantes sur le mode de vie que Zachariah peut entretenir. Lui ainsi que toute sa confrérie. Elle le juge souvent immature et sans profondeur mais il veut tout de même croire qu'elle l'apprécie assez pour lui donner sa confiance. S'il l'a questionné, c'est juste pour savoir s'il a un peu d'importance pour elle. Et il croit que oui. Du moins, il l'espère. Il sent alors son visage contre sa nuque et durant trois ou quatre secondes, Zachariah reste interloqué par le fait qu'elle se relâche aussi vite. Il savoure la sensation de l'avoir blotti contre lui sans bouger. Puis sans prévenir, sa main gauche quitte le genou d'Aislynn. Elle n'est pas lourde, il arrive facilement à la porter d'une main sachant qu'en plus ses jambes entourent sa taille et ses bras reposent sur son torse, prêt à le serrer à tout moment. D'ailleurs, il la sent se raidir un peu et l'omega émet un léger rire. « Confiance, confiance Aislynn. » Chantonne-t-il, satisfait de pouvoir lui remettre sa phrase en tête. Une vague un peu plus forte que les autres, les pousse. Chancelant, le jeune la tour dubois parvient à se rattraper avec agilité sans tomber. Ce qui le fait rire à nouveau allègrement. Il n'ose même pas jeter un coup d'oeil à sa compagne car il se doute que la iota n'a pas franchement envie de rire avec lui. Il étouffe ses ricanements et se met à chercher son iPhone dans la poche de sa veste. Il finit par l'extirper aisément et actionne l'appareil photo pour le met juste devant eux. Elle ne doit pas comprendre pourquoi il agit de la sorte. A vrai dire, lui non plus. Tout ce qu'il souhaite, c'est un souvenir heureux avec elle. Ce qui n'arrive pas souvent au vu de comment ces deux-là se chamaillent à profusion. Il tente de positionner correctement l'objectif de manière à ce qu'ils rentrent dans le cadre. Pour se faire, Zachariah colle sa joue contre celle de la jolie Aislynn. A les voir ainsi, à travers l'écran du téléphone, ils se trouvent être parfaitement assortis. Et ils le sont. Ils ne leur restent qu'à ouvrir les yeux sur ce fait étincelant. « Allez blondie, sors ton plus beau sourire. C'est l'heure de montrer que tu es la plus belle. » Dès que les mots sortent de sa bouche, il écarquille les pupilles, choqué lui-même de ses paroles. Il se racle la gorge et prend une profonde inspiration avant de prendre une photo. Le flash les éblouit mais il est content de la prise.  Il place son téléphone entre eux, de manière à ce qu'ils puissent regarder le cliché à leur guise. « Plutôt pas mal … Je ne me savais pas aussi photogénique. » Et le voilà qui se lance des fleurs avec un sourire suffisant coincé sur ses lèvres. Il offre un regard rempli de malice à la jeune femme. « Tu peux dire que je suis sexy, je ne prendrai pas la grosse tête. » Il sait pertinemment qu'il sera mort avant de l'entendre prononcer ces quelques mots. Il appuie sur plusieurs boutons de différentes applications et une minute plus tard, leur photo est son nouveau fond d'écran. Il le contemple un peu avant de ranger son iPhone au fond de sa poche. Sa main se replace directement sous la cuisse d'Aislynn pour ré-équilibrer la jeune femme. « Si je te propose un bain de minuit, c'est non ? » Quémanda-t-il avec un air aguicheur. Zach' renverse sa tête pour se coincer contre Aislynn et tourne à demi son faciès pour l'observer. Il lui fait une petite moue digne d'un enfant qui veut un bonbon mais qui n'est pas certain d'obtenir. Sans parler, il lui dit «  allez Aislynn fais-moi plaisir ». Zachariah est un gamin dans un corps d'homme. Il se rend compte qu'il est à nouveau extrêmement proche d'elle. Cependant, cette fois, son cerveau laisse son corps gérer et il ne fait aucun mouvement pour se reculer.

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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Jeu 12 Sep - 17:40


Est-ce que Zachariah avait la tête d'un mec qui faisait la course sur le sable ? Telle était la question. Plongeant ses prunelles dans celle du jeune homme, Aislynn ne répondait pas. Elle ne voulait pas entrer dans un tel débat. Il semblerait que la simplicité soit recommandée pour ces deux-là. Après toutes les tensions qui avaient pu les opposer, elle décidait de calmer le jeu. Les règles deviendraient plus souples. Il n’y avait pas d’autre choix quand on faisait face à son parfait alter-ego. A un moment donné, il fallait se faire une raison et apprécier sans se disputer. Sans toujours savoir qui aurait le dernier mot, qui aurait raison. C’est donc avec sincérité qu’elle se décidait à parler. Autant jouer carte sur table, même si c’est avec une certaine maladresse. En effet, Aislynn n’avait jamais été autant troublée par un homme. Elle ne s’était jamais retrouvée dans cette position. C’était nouveau et c’est courant, ce qui est inconnu, nous effraye. Alors, même si elle faisait bonne figure, à l’intérieur d’elle, c’était loin d’être le cas. Elle y pensait. Près ou loin de lui, Zachariah avait contaminé ses pensées. Elle s’y était attachée dans les cris, les reproches et les piques. Elle savait donc que dans un de ces moments, calme et paisible, tout pouvait être amplifié. Elle le sentait. Son cœur battait plus fort, plus vite. Elle espérait seulement qu’il ne puisse pas l’entendre et le constater. « Très bien, ça me convient. » répliquait-elle accrochée à son cou. Il n’avait pas envie de la lâcher. Elle appréciait et étrangement ses paroles prenaient à ses yeux, une toute forme. Elle voulait y croire. Penser que le jeune homme ne voudrait jamais l’abandonner, que ce soit dans l’océan ou dans leurs vies. Cependant, Aislynn devait prendre du recul. Elle le savait pertinemment. C’est alors, qu’elle décidait de se concentrer sur le présent et sur cette réponse qu’elle avait reçu. Simplement. Décontractant chacun de ses muscles, la jeune femme faisait preuve de courage. Il était loin de s’imaginer les efforts qu’elle devait fournir. Cette crainte nouait son estomac. Surtout quand elle sentit l’une de ses mains lâcher sa cuisse A quoi jouait-il ? Soudain, une vague venait les bousculer. La demoiselle maudissait tous les saints. Elle essayait déjà de ne pas paniquer. Elle aurait donc souhaité que le ciel et l’océan soient avec elle. Cependant, la seule chose, la seule personne sur qui elle pouvait compter, c’était Zachariah. Ce grand mec qui attirait les curiosités à l’université. Ce doyen qui se battait corps et âmes pour son équipe, pour ses proches. Il était comme elle sur tous les points et c’est pour ces raisons qu’elle décidait de lui accorder sa confiance. S’il n’avait qu’une parole, il la tiendrait. Sinon, la jeune femme aurait toutes les réponses à ses questions. Elle saurait à quoi s’en tenir. Sans aller voir plus loin, sans oser s’y investir davantage. De son côté, le jeune homme semblait en paix. Cette grosse vague ne l’avait pas perturbé d’un poil. Il s’abstenait à la calmer, à la mettre en confiance. Plus facile à dire qu’à faire, évidemment. « Confiance .. Confiance. Si les vagues ne commençaient pas à se déchaîner, tout irait mieux. » ajoutait-elle face à son calme olympien, limite amusé de la situation. Surtout qu’il avait osé lâcher l’une de ses jambes, quelques secondes auparavant. Est-ce qu’il l’avait fait exprès ? Aislynn s’imaginait déjà avoir échappé au pire. Elle se demandait alors pourquoi il remuait autant. C’est à cet instant qu’il sortait son portable de sa poche. Il jouait quelques secondes avec l’écran puis le levait pour se retrouver devant leurs visages. Peut-être que Zachariah voulait immortaliser les dernières secondes de la jeune femme. Les instants qui ont précédés son arrêt cardiaque. En tout cas, pour elle, c’était inattendu et un tout petit peu louche. Jamais jusqu’ici, il n’avait montré une seule marque d’attention. Ah si, il avait eu cette attitude étrange lorsqu’elle avait accompli son pari. Zachariah s’était rincé l’œil quelques minutes, avant de couvrir la jeune femme et d’ôter cette magnifique vue à tous les hommes présent dans ce couloir. Néanmoins, cette envie de capturer ce souvenir était différente. Aislynn y accordait beaucoup plus d’importance et surtout, les compliments qu’il venait de lui accorder, était une grande première. « Toi, tu veux immortaliser ce fragment de seconde et moi, je veux m’en sortir indemne. On fait donc comme on peut. » déclarait-elle avant d’être aveuglée par le flash de l’appareil. Aislynn en avait profité pour un minimum sourire. En effet, il pouvait remarquer ce petit étirement au coin de ses lèvres. Il pourrait le constater autant de fois qu’il le souhaite, dès à présent. Et continuant sur sa lancée, Zachariah n’hésitait pas à se complimenter. Il était sexy, c’était clair. Elle se voyait juste mal lui servir ce compliment sur un plateau d’argent. « Avec toutes les roses que tu viens de te lancer, si j’ajoute quelque chose, ta tête risque d’exploser. » Voilà de quelle manière, la jeune femme pouvait répliquer. Même si à l’intérieur d’elle, les évidences se bousculaient. Zachariah était beau. Il était charmant. Il était très séduisant et surtout sexy. Un corps parfait. Un regard dans lequel, elle pouvait s’aventurer et se perdre à volonté. En plus demain matin, la première chose qu’il verrait en touchant l’écran de son téléphone, c’était cette photo. Elle était jalouse. Elle aurait souhaité l’avoir également sur son portable. Peut-être qu’elle n’aurait pas eu le culot de l’appliquer directement sur son fond d’écran, comme il l’avait fait. Mais, sans aucun doute, elle reviendrait dessus, elle la regarderait et se souviendrait de ce regard. Celui qu’il lui accordait en tournant son visage vers le sien, à quelques centimètres, il bougeait ses lèvres. Il lui faisait cette proposition. Un instant de lucidité, elle se demandait s’il voulait la tester ou s’il voulait juste s’en amuser en remettant sa peur sur le tapis. En tout cas, s’il pensait jouer, Zachariah risquait d’être pris à son propre jeu. Il risquait d’être surpris. « Tu peux me ramener sur le sable, s'il te plait. » Sans négliger sa demande, le jeune homme faisait demi-tour. Il revenait sur ses pas. Aislynn retrouvait le sol. Elle se tenait sur ses jambes et sans rien ajouter, elle commençait à enlever son pantalon. Elle agissait comme il l’avait si gentiment proposé. Néanmoins, la jeune femme ne lui avait pas encore dit qu’elle était son prix. Si Zachariah voulait prendre un bain de minuit en sa compagnie, il allait devoir y accorder une grande attention. Car, elle ne comptait pas s’aventurer aussi facilement vers l’océan. « Qu’est-ce que tu attends ? Je ne vais pas être la seule à participer à ce bain de minuit. Il me faut ta compagnie sinon, je ne mets plus un pied dans cet océan. » Plongeant son regard dans le sien, elle pouvait y remarquer quelque chose de différent. D’habitude très sombre, elle y voyait désormais une lueur. Peut-être que la luminosité de la lune en était responsable. Peut-être que ce soir, il y avait réellement quelque chose de changer chez le jeune homme. Elle n’en avait pas la moindre idée et elle ne pouvait pas le questionner. A quelques centimètres l'un de l'autre, la demoiselle attendait un signe.. Elle attendait de voir si Zachariah allait suivre cette idée qu'il avait suggérer. Elle l’espérait sincèrement et secrètement.
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Lincoln Collins
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MessageSujet: Re: I belong with, you belong with, you're my sweetheart Dim 15 Sep - 18:37


Elle lui assure qu'elle est d'accord à ce qu'il ne la lâche pas. Est-ce qu'elle se rend réellement compte qu'il vient de lui affirmer ( implicitement certes ) qu'il ne souhaite pas la voir s'échapper de sa vie ? Probablement pas. Aislynn l'aura pris au sens littéral du terme et le sous entendu lui aura complètement échappé. Ce qui lui convient au final. Il a du mal à s'ouvrir complètement en sa présence et qu'elle n'ait pas saisi le sens caché de ses paroles le rassure en quelque sorte. Il n'a pas besoin de se justifier et de s'empêtrer dans ses explications qui se révéleraient foireuses et incompréhensibles. Il change même de sujet pour lui demander si elle a confiance. Il prie pour que la réponse soit positive et qu'elle ose enfin détacher un peu l'emprise qu'elle a sur lui. Sinon, il s'étouffe dans la minute. Au moment où Aislynn lui prouve qu'elle le croie quand il affirme qu'il ne l'abandonnera pas, le karma fait des siennes. Ou plutôt la nature décide de se déchaîner contre eux car une vague, un peu plus forte que les autres, les envoie valser. Heureusement Zachariah garde l'équilibre. Il rit même de cet accident minime. Il fait, contre mauvaise fortune, bon cœur. Ce qui n'est pas forcément le cas de sa partenaire de jeu. Il se mordille une seconde la lèvre inférieure pour ne pas se moquer allègrement d'elle. « C'était juste une vague Aislynn. Pas le début d'une tempête. Relax. » Il essaye de la calmer et comprend que le chemin va être long car elle n'a réellement aucune affinité quelconque avec l'océan. Pour capter à tout jamais cette soirée avec elle, c'est à travers une photo qu'il immortalise leur bouilles. Et elle lui fait une énième observation comme quoi, elle ne veut pas mourir ce soir. Comme si Zachariah allait la noyer après avec enregistrer son visage dans la mémoire de son iPhone. De l'illogisme qui lui donne envie de bondir au plafond et de la sermonner sèchement. Cependant il n'en fait rien. Tout ce qu'elle peut percevoir en guise de réponse est un soupir agacé de la part de l'omega.  Il n'ouvre même pas la bouche pour tenter de l'amadouer. Il sait ce que c'est une peine perdue d'avance. Il trouve plus amusant le fait de se complimenter soi-même. « Aucune chance. Au pire, je suis prêt à prendre le risque qu'elle explose. » Ajoute-t-il rieur. Il donnerait n'importe quoi pour qu'au moins une fois dans sa vie, Aislynn le considère autrement qu'en le mec omega immature qu'il est. Mais à en croire par la mauvaise volonté de la jeune femme, ce n'est pas demain la veille qu'un tel acte se produira. Il choisit de ne pas argumenter plus et il bidouille rapidement son téléphone pour mettre la photo en fond d'écran. Il s'attend à ce qu'elle se moque de lui. Mettre en avant cette photo prouve qu'il a plus ou moins envie de pouvoir le regarder à chaque fois qu'il le souhaite. En temps normal, Aislynn se serait moquée. Étonnement, Zachariah ne reçoit aucune pique de sa part et il en est presque surpris. Avec sa tête de gentil gamin, le voilà en train de quémander un bain de minuit. La réponse qu'il reçoit n'est pas celle à laquelle il s'attendait. Néanmoins, il ne bronche pas, fait demi tour pour la ramener sur le sable. Il sent la fin de la trêve arriver à grand pas. Si Aislynn veut retourner sur la terre ferme, c'est pour mieux partir loin de lui. Déçue, il la dépose sans brusquerie et s'écarte pour qu'elle puisse s'enfuir si elle le veut. Ses yeux s'écarquillent quand il commence à la voir déboutonner son pantalon. La iota serait-elle plus courageuse qu'il ne l'a supposé ? Il faut croire que oui et une risette joueuse s'installe sur les traits du jeune homme. Il ne parvient pas à détacher son regard des formes de la blonde et il doit se faire violence pour finalement sembler neutre. Alors qu'il brûle de l'admirer sans fin. Les paroles d'Aislynn sont une bénédiction pour Zachariah. Distrait dans ses pensées, il peut ainsi reporter toute son attention sur sa tirade. Il se retient de justesse de lui rappeler qu'elle n'a toujours pas mis ses pieds dans l'océan puisqu'il l'a tenu sur son dos avant de la re-déposer sur le sable. Il se contente d'afficher un petit sourire narquois qui ne le quitte pas tandis qu'il approuve lentement les dires de la jeune femme. Bien, elle semble déterminée à prendre un bain de minuit. Ce qu'il ne croyait pas possible. Il ne va pas laisser passer sa chance. « Mademoiselle Woobleforth est téméraire. » Il est presque sur le point de lui affirmer le plus sincèrement du monde qu'il aime cet aspect de sa personnalité mais, il se dit qu'il lui a déjà trop faits de compliments. Il s'est trop ouvert à elle ces dernières minutes alors il préfère garder sa bouche clause. Le jeune homme se contente d'enlever sa veste, son t-shirt. L'instant d'après, c'est son pantalon qui atterrit sur le sable à la suite de ses autres vêtements. Il se retrouve en boxer noir, Calvin Klein, devant les yeux de la iota. De nature peu pudique, Zachariah ne se sent aucunement gêné dans cet accoutrement. Il sait que la nature a été plutôt généreuse avec lui. Son corps n'est pas parfait, cependant, il n'y a pas de quoi avoir honte. Ses doigts se faufilent avec agilité sous l'élastique de son sous-vêtement. Ses iris fondent dans celles de la blonde et il finit par tourner la tête en signe de négation. Il ne l'a pas baissé d'un seul centimètre. Il lui a juste faire croire qu'il allait le faire. Il lâche un rire franc et massif. Heureux de sa farce de grand gamin, Zach' se laisse le temps de reprendre son souffle et achève sa mise en scène par un « Plus tard si tu le mérites. » Il l'a susurré d'une voix de velouté, le tout accompagné par un clin d'oeil entendu. Il sait qu'il y a neuf chances sur dix pour qu'Aislynn le mouche d'une remarque acerbe pour ce qu'il vient de dire. A chaque qu'il la provoque un peu trop, il a le retour puissance mille. Et ça aussi, cela lui plaît. Néanmoins, il est bien trop fier pour l'avouer. Il s'approche lentement de la jeune femme et sans prévenir, il la soulève . Cette fois-ci, il ne la porte plus sur son dos. Il a mis ses bras autour de sa taille et avance résolument dans l'eau de l'océan pacifique. Et en créant ce contact, un frisson le parcourt entièrement. Sans vêtements pour le protéger, il se rend compte que l'eau est bien plus fraîche qu'elle n'y paraissait au prime abord. Taquin, il se décide à jouer un peu avec les nerfs de sa compagne. « Je me demande si je ne vais pas lâcher pour voir si tu te noies ou si tu résistes bien à la panique. » Il se moque gentiment d'elle et sa peur de l'immensité de l'océan alors qu'elle l'a déjà fait sauter d'une falaise. Ce qui était bien plus dangereux car Zachariah ne s'est pas trop avancé. Ils ont donc pieds. Lui du moins. Elle, elle est toujours coincée dans ses bras.  Il continue sa progression. Pas trop rapidement, pour ne pas l'effrayer. Il fléchit ses genoux pour qu'ils rentrent un peu plus dans l'eau. Au final, seules leurs visages sont en dehors de l'eau et sa prise autour de la taille svelte d'Aislynn s'est affermie. Pour bien lui faire comprendre qu'il ne la lâcherait pas et qu'elle n'avait rien à crainte. « Je t'avais dit que je ne t'abandonnerai pas ... » Ces quelques mots murmurés sont comme une promesse éternelle. Ses prunelles percent celles d'Aislynn comme pour la convaincre de sa bonne foi. « You're my sweetheart. »
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I belong with, you belong with, you're my sweetheart

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